Thierry Jobard
Thierry Jobard
Les livres dits de « développement personnel » inondent les librairies et s'ajoutent aux magazines, aux conférences qui nous invitent à acquérir un « surplus d'être » pour devenir un meilleur individu. Mais derrière ces discours sucrés et inoffensifs, se cache une idéologie politique : la forme de bien-être promise constitue trop souvent une exploitation de soi par soi...En nous donnant une fausse image du travail - considéré comme un lieu sans conflits ni violence intrinsèque - et de nous-mêmes - notre volonté serait sans limites et notre bonheur ne dépendrait que de nous -, le développement personnel conduit à un modèle de société fondé sur la performance permanente et sur un délitement des liens. C'est cette vaste supercherie que dénonce ici Thierry Jobard, preuves à l'appui... Né en 1973, Thierry Jobard est responsable du rayon Sciences humaines d'une grande librairie à Strasbourg, ce qui le met dans une position particulièrement privilégiée pour observer la croissance vertigineuse des livres consacrés au développement personnel
Depuis une dizaine d'années, on constate un engouement massif pour l'ésotérisme. Dans un monde bouleversé, on trouverait des réponses en décryptant les oracles ; on se reconnecterait au pouvoir de la nature en s'initiant à la sorcellerie ; etc. Mais que se cache-t-il derrière ces nouvelles croyances ? Déjà auteur du très remarqué Contre le développement personnel, Thierry Jobard analyse ici cette nouvelle mode de l'ésotérisme. Car, au-delà de la dimension ludique invoquée par les professionnels du secteur, ne faut-il pas y croire un minimum pour y adhérer ? Et que cela veut-il dire de notre rapport à la science, à la connaissance et à la vérité ? Est-ce que ces nouvelles croyances ne représentent pas un terrain fertile pour le complotisme, le sectarisme ou d'autres dérives ? Né en 1973, Thierry Jobard est responsable du rayon sciences humaines d'une grande librairie à Strasbourg, ce qui le met dans une position particulièrement privilégiée pour observer la croissance vertigineuse des livres consacrés au développement personnel ou a l'ésotérisme.
À l’ère des réseaux sociaux et du développement personnel, La crise de soi interroge : et si l’injonction à « devenir soi » cachait une nouvelle forme d’aliénation ?