Sylvie Loiseau
Sylvie Loiseau
Les contes sont initiation, et incitation, totales à l'humain. De par leur diversité : contes merveilleux, contes de sagesse, contes étiologiques, contes d'animaux, de par leur abondance et de par leurs origines : contes Scandinaves, bretons, océaniens, maghrébins, tibétains, ils ouvrent à une foisonnante compréhension du monde. C'est à la redécouverte de cette richesse que les lecteurs sont conviés ici : identification des racines historiques du conte, exploration de l'éventail des savoirs et savoir-faire déroulés, mais aussi reconnaissance des grands équilibres humains, écologie du coeur et de l'esprit, parcours des constellations oniriques qui donnent sens et résonance à la vie et lient les hommes entre eux par l'ombilic des rêves. Objets culturels denses, les contes sont objets pédagogiques par essence. Ils rappellent que les sortilèges ne sont pas tous technologiques, qu'au principe de l'émerveillement, il y a le premier enchantement : celui du regard, de la voix, de l'émotion partagée...
En créant Ah Q, héros à rebours, à la fois ridicule et pitoyable, Luxun entendait dénoncer le caractère chinois passé et présent et éclairer ses compatriotes sur les origines des défauts qui, jusque-là, avaient toujours fait d'eux des victimes. « Copyright Electre »
« Dire le conte, c'est constituer le groupe autour de la parole du maître, choisir de mettre en jeu une pédagogie de la langue qui dépasse le champ de l'utilitarisme immédiat, mais aussi promouvoir la fonction imaginaire. »