Stéphane Simmonet
Stéphane Simmonet
Ils s'appellent Bertrand, Justin, Berty, Maurice, Pierre, Jean, Henri, René-Georges, Godefroy, François. Aviateurs, marins, soldats, combattants de la France Libre, résistants, tous refusent la défaite et l'occupation de leur pays, certains dès juin 1940. Aux heures les plus sombres de l'Histoire, animés par les mêmes valeurs de liberté et d'indépendance, ils vont faire le choix du sacrifice plutôt que du déshonneur. Bertrand de Saussine, ne voulant pas rendre à l'ennemi le sous-marin qu'il commande, l'envoie lui-même au fond de l'eau. François Delimal, étudiant arrêté par la Gestapo, avale une capsule de cyanure pour ne pas parler sous la torture. Pierre Wallerand, piégé sur une plage du Nord avec ses hommes la nuit de Noël 1943, se jette à la mer dans l'espoir de les sauver. Ces figures au destin et au courage exemplaires ont toutes renoncé à leur avenir au nom de leurs convictions. Mourir pour l'honneur, quelle plus noble attitude ? Certains, faits Compagnons de la Libération par le général de Gaulle, de leur vivant ou à titre posthume, sont passés à la postérité. D'autres sont tombés dans l'oubli. Il est temps de raconter leur parcours. Grâce à des archives privées et des documents inédits, Stéphane Simonnet retrace avec émotion le sort tragique et héroïque de onze combattants, hommes et femme, morts pour la France et leurs idéaux.
Atlas numérique optimisé pour une lecture sur tablette. Le format EUB3 permet de profiter de toutes les fonctionnalités de la lecture interactive : zoom HD sur les cartes, indexation, recherche in texte, navigation hypertextuelle, tables des matières interactives, textes en POP-UP, environnement ergonomique personnalisable. Plus de 120 cartes et infographies pour raconter les combats de la France durant la Seconde Guerre mondiale. - Septembre 1939-juin 1940, la "drôle de guerre" aboutit à l'occupation et à l'opposition entre la France de Vichy et la France Libre. - Vichy et Londres, deux capitales pour mener une guerre parfois fratricide sur tous les fronts, de Mers el-Kébir à Bir Hakeim ou Rome. - En métropole, la Résistance contre l'occupant se structure dans la clandestinité et le danger. - Pas à pas, le parcours de la Libération prend corps jusqu'à la remontée fulgurante vers Strasbourg. Une synthèse unique et un outil magnifique qui remet à l'honneur l'action locale des forces résistantes, souvent ignorées et anonymes, une cartographie qui met en lumière un pays déchiré, luttant d'une part contre l'invasion nazie et les troupes de l'Axe, de l'autre contre ses ennemis intérieurs.
6 juin 1944. On l'oublie trop souvent, cent soixante-dix-sept jeunes volontaires, avec à leur tête le commandant Kieffer, sont les premiers et les seuls français à fouler les plages de Normandie. Rattachés à la première brigade spéciale britannique, ses hommes entraînés durement depuis des mois en Grande-Bretagne s'emparent du casino et du port de Ouistreham. Ces « Frenchies » font la jonction avec les parachutistes britanniques à Pegasus Bridge, fait d'armes immortalisé par le fi lm Le Jour le plus long. Si cette troupe de choc est célèbre, on connaît moins l'homme qui lui a donné son nom. Rien ne le prédestine à devenir militaire à 42 ans. Né à Port-au-Prince à Haïti, de père alsacien et de mère haïtienne, il est banquier, marié et a deux enfants. Le 1er juillet 1940, il rejoint les forces navales françaises libres en Angleterre. Sa vie bascule. Il y découvre les méthodes et les succès des commandos britanniques. Dès le printemps 1942, il rassemble sous ses ordres une vingtaine de volontaires dans les environs de Portsmouth pour fonder une unité française. Loin de la légende, on découvre, à travers un récit haletant, la trajectoire incroyable d'un « civil en uniforme », militaire atypique, un brin marginal, et véritable héros du D-Day. « Jamais il ne réclama de ses hommes quelque chose qu'il n'eût pu accomplir lui-même, et on l'aimait pour cela. » Cornelius Ryan