Stéfani Meunier
Stéfani Meunier
Océane est laide. Roch, défoncé. Contre toute attente, les trajectoires des deux adolescents s'entrecroisent, leur permettant de se réfugier en dehors du temps, à l'abri du regard des autres. Enfin libérés du carcan de la norme, ils arpentent leurs rêves et leurs souvenirs, partagent leurs peurs pour mieux s'en affranchir. Dans leur bulle, Océane et Roch peuvent exister sans armure ni artifice.
Quatre ans après la mort de son père, la narratrice, qui vit seule avec ses deux enfants, tombe sur une vieille photo de lui entouré de cinq personnes qu'elle ne connaît pas. Grâce aux souvenirs recueillis auprès des vivants, elle réussira à reconstituer l'histoire du couple d'amoureux morts dans un accident d'avion, et rencontrera un certain Jean Moretti - dit le fêtard devenu aveugle au fond des mines, une artiste peintre dont elle deviendra l'amie et le fils d'un personnage de la photo dont elle tombera amoureuse. C'est ainsi que le passé ressuscité s'immiscera dans le présent de la narratrice et que le deuil de son père redonnera à sa vie un nouvel élan.Il y a dans l'écriture de Stéfani Meunier quelque chose de magique qui fait du quotidien une source inépuisable d'étonnement. Chez elle, comme chez Leonard Cohen (qui fait une courte apparition dans le roman), tout est vécu depuis un manque, une faille où luit l'intuition de quelque paradis perdu ou à venir.
L’avenue Lorne à Montréal, une maison d’enfance, une amitié indéfectible entre Pierre-Paul et Charlie. Et soudain, la disparition inexplicable de cette dernière, fascinée par les mystères du triangle des Bermudes et de l’Atlantide.
Dans ce second roman, Stéfani Meunier se révèle plus que jamais une magicienne des atmosphères. En quelques traits aussi sûrs que retenus, elle sait donner un relief extraordinaire au quotidien de ses personnages.