Sophie Coeuré
Sophie Coeuré
Pendant près d'un quart de siècle, il a dirigé le Parti communiste français. Les médias ne concevaient pas un débat politique sans lui et son verbe fort. Il était de toutes les manifestations. Il allait à Moscou tous les ans ou presque, et multipliait les contacts avec les "pays frères". Il affronta Giscard, Chirac, Mitterrand, face auquel, en 1981, il réunit plus de 15 % des suffrages. Mais il semble avoir disparu de nos mémoires, de nos rues, de nos livres d'histoire. Lui, c'est Georges Marchais, mort en 1997. Des répliques cultes aux archives inédites, l'historienne Sophie Coeuré est partie sur ses traces, essayant de comprendre à la fois le personnage, l'effondrement, après lui, d'une grande force politique de gauche, et plus largement une certaine France, pas si lointaine, celle des années 1950-1990, où le choix était simple entre socialisme et capitalisme, où l'expression "famille politique" avait un sens très concret, et où l'on pouvait espérer concilier des solidarités internationalistes et un progrès social "aux couleurs de la France".
Au coeur de la mémoire nationale et des trajectoires individuelles, les archives en France ne sont pas seulement un symbole. Le terme désigne en effet les millions de documents produits ou reçus par les administrations, les entreprises, les associations, les individus, mais aussi les services publics et privés qui les collectent, les conservent et les communiquent, ainsi que les dépôts et les salles de lecture. Les archives sont à la source de l'histoire et sont mobilisées par les sciences sociales, autant qu'elles restituent les activités des administrations, des associations, des entreprises... L'exigence actuelle de transparence publique, la recrudescence des conflits mémoriels placent aujourd'hui archivistes, généalogistes, historiens et citoyens devant des enjeux considérables, proprement politiques et de portée internationale. Cet ouvrage se propose de guider le lecteur à travers cet univers mal connu en présentant les transformations de la législation, les mutations institutionnelles des services de conservation et de communication, les défis nouveaux des usages des archives et de l'entrée dans l'ère du document numérique.
En 1936 paraît à Paris le Retour d'URSS d'André Gide. La controverse retentissantedéclenchée par l'ouvrage fait émerger l'une des énigmes de lavie politique et culturelle française au xxe siècle : la mode des voyages enUnion soviétique. Des années 1920 aux années 1980, cédant pour la plupart àla fascination pour la révolution d'Octobre, souhaitant pour d'autres prouverl'échec des Soviets, écrivains, journalistes, artistes mais aussi architectes,instituteurs ou étudiants font le " pèlerinage à Moscou ". Henri Barbusse,Romain Rolland, André Malraux, Louis Aragon, André Gide, Jean Renoir, JeanEffel... contribuent à bâtir un mythe politique et littéraire. Vingt ans après la disparition de l'URSS, les archives parlent et permettentd'entrer enfin au coeur de la fabrication de l'utopie communiste. Commentl'administration et les dirigeants soviétiques préparaient-ils les voyages ? Comment fonctionnait le fameux " Intourist " ? Comment les voyageurs étaient-ils accueillis, guidés, incités à écrire au retour un récit le plus favorablepossible ? Quel fut le destin, parfois tragique, de leurs accompagnateurs ? Desrapports des interprètes aux menus des dîners officiels, des instructions desambassadeurs aux souhaits des visiteurs, ces documents inédits permettentde mieux comprendre les logiques et les ambiguïtés de l'engagement des intellectuelsface au modèle soviétique et au communisme. En 1936 paraît à Paris le Retour d'URSS d'André Gide. La controverse retentissantedéclenchée par l'ouvrage fait émerger l'une des énigmes de lavie politique et culturelle française au xxe siècle : la mode des voyages enUnion soviétique. Des années 1920 aux années 1980, cédant pour la plupart àla fascination pour la révolution d'Octobre, souhaitant pour d'autres prouverl'échec des Soviets, écrivains, journalistes, artistes mais aussi architectes,instituteurs ou étudiants font le " pèlerinage à Moscou ". Henri Barbusse,Romain Rolland, André Malraux, Louis Aragon, André Gide, Jean Renoir, JeanEffel... contribuent à bâtir un mythe politique et littéraire. Vingt ans après la disparition de l'URSS, les archives parlent et permettentd'entrer enfin au coeur de la fabrication de l'utopie communiste. Commentl'administration et les dirigeants soviétiques préparaient-ils les voyages ? Comment fonctionnait le fameux " Intourist " ? Comment les voyageurs étaient-ils accueillis, guidés, incités à écrire au retour un récit le plus favorablepossible ? Quel fut le destin, parfois tragique, de leurs accompagnateurs ? Desrapports des interprètes aux menus des dîners officiels, des instructions desambassadeurs aux souhaits des visiteurs, ces documents inédits permettentde mieux comprendre les logiques et les ambiguïtés de l'engagement des intellectuelsface au modèle soviétique et au communisme.
On vous l'avait promis, vous en aviez rêvé, il n'est jamais venu. Nous savons désormais pourquoi : le prince charmant est décédé. Ô douleur ! Mais rangez vos mouchoirs car il y a quand même de l'espoir. Ouvrez ce livre et découvrez qu'à défaut d'un prince, il reste tout de même sur notre planète des bipèdes attachants. Dans cet antiguide destiné aux héroïnes des temps modernes, vous trouverez des conseils originaux pour amadouer l'homme du troisième millénaire - déclinable en plusieurs modèles : l'Intello, la Potiche, le Consommateur, le Rastignac... Une fois la proie ciblée, nous vous apprendrons à vous en faire aimer de gré ou de force, et vous pourrez même lui faire signer votre contrat de couple idéal. Courage moussaillonne !LE PRINCE CHARMANT EST DÉCÉDÉ MAIS, VOUS, VOUS ÊTES BIEN VIVANTE !
À 17 ANS, EN PLEINES RÉVISIONS DU BAC, Victoire fait du shopping à Paris, quand elle est repérée par un chasseur de mannequins. Engagée par l'agence Elite, elle mesure 1,78 m et pèse 56 kg. Trop grosse ! Ou pas assez maigre. Elle va perdre 9 kg en ne mangeant que trois pommes par jour, afin de répondre aux exigences tyranniques des maisons de couture. EN SEPTEMBRE, ELLE ATTEINT LA TAILLE 32, sésame indispensable pour briller lors des castings, et participe avec succès à sa première fashion week à New York. Avec Milan et Paris, elle enchaîne vingt-deux défilés pour les plus grands créateurs : Céline, Alexander McQueen, Miu Miu, Vanessa Bruno... Elle entre dans le Top 20 des mannequins les plus demandés. MAIS DERRIÈRE LA SOIE ET LES PAILLETTES, Victoire découvre un système inhumain : des adolescentes que l'on prend pour des femmes sont traitées comme des objets. La sélection est impitoyable et la maigreur devient une obsession. Elle est emportée dans la spirale de l'anorexie. Sept mois après ses débuts fracassants, elle fait une tentative de suicide et passe des podiums à l'hôpital.