Serena Gentilhomme
Serena Gentilhomme
« Il existe des femmes qui portent le rouge à lèvres comme d'autres arborent une médaille. Eugénie Poret-Petrucci, elle, en fait un manifeste. » (Gérard Ostermann) Ces traces parlent des petites touches qui recouvrent parfois le tragique des existences avec le rouge de la vie qui appelle, qui marque, qui séduit, qui veut résister à l'inhumanité. Préface de Gérard Ostermann, psychothérapeute-analyste, professeur de thérapeutique et médecin interniste, spécialiste en cardiologie et angiologie. Postface de Saül Karsz, philosophe, sociologue.
L'écrivain Barthélémy Brodeur est en voyage à Florence où il doit donner une conférence sur la littérature de science- fiction. Il va rencontrer la troublante Fosca Fonte. Une mécanique impitoyable va le conduire vers les pires cauchemars. Un livre dérangeant, exceptionnel, d'une écriture ciselée comme un très fin mécanisme d'horlogerie, qui emmène le lecteur vers les profonds fantasmes de l'inconscient humain. L'être humain est fait de chair et de sang. C'est par là qu'il ressent plaisirs et douleurs. C'est par là qu'il vit et qu'il meurt...
Plongez dans Des garçons comme il faut, un roman noir glaçant inspiré du massacre du Circeo en 1975. Serena Gentilhomme y explore la violence machiste et l'impunité des élites. Un récit saisissant sur un crime qui a marqué l'Italie.
Rome, 2016. Deux trentenaires, Marco Prato et Manuel Joffo font la fête et au milieu de leurs excès, ont une nouvelle idée : torturer et tuer, pour voir ce que ça fait. Un jeune prostitué est attiré dans le guet-apens, drogué et soumis à ces pulsions macabres. Le lendemain, l'un des jeunes hommes tentera de se suicider, l'autre se rendra à la police... Au-delà de la gratuité de ce sordide crime, la presse transalpine se passionne pour le profil des deux assassins, jeunes hommes de bonnes familles et sans histoire. Les témoignages des pères dans les émissions télévisées de grande audience, le silence des mères, les réactions des proches de la victime, sont tout autant le sujet de ce court texte qui nous parle d'une jeunesse nihiliste prête à toute pour se sentir exister.
De 1796 à sa mort, Giovanni Battista Bugatti, devenu légendaire sous le nom de Mastro Titta, rendit cinq cent seize «Justices» pour le Vatican, torturant et exécutant sur la place publique, au nom du Pape. De ce bourreau passionné par son art et porté par sa foi, il ne nous est resté que peu de choses. Quelques lignes de description de Charles Dickens et Lord Byron qui assistèrent au spectacle, le catalogue de ses exécutions commentées de sa main et des mémoires, fictives, publiées sous la forme de feuilleton dans la presse à sensation du 19ème siècle. Spécialiste de la culture italienne, passionnée par le monde du crime, Serena Gentilhomme reprend ces sources diverses pour nous livrer les mémoires apocryphes du bourreau légendaire.
Le problème de Platon est plus que jamais le nôtre : quelle place donner à l'économie dans la cité ? Si nous étions assez sages pour être semblables aux cochons de Glaucon, à ces animaux dont les besoins n'outrepassent jamais la limite du nécessaire, nous n'aurions nul besoin de la politique pour pacifier nos rapports et nous civiliser. Mais nous sommes pour la plupart privés de cette sagesse spontanée : le bonheur et la justice dans la cité exigent que les animaux économiques que nous sommes naturellement deviennent des animaux politiques, au mieux persuadés qu'ils y gagnent, au pis - et c'est pour Platon le cas le plus fréquent - ne s'y soumettant que de mauvaise grâce, sous la menace et la contrainte. Seule une politique intelligente et autonome, qui prescrive leurs fins aux pratiques économiques au lieu de se les voir prescrire par elles, pourrait nous faire échapper aux conflits de tous ordres que ces dernières provoquent dans les cités mal gouvernées : conflits militaires, politiques, sociaux et psychiques. Qui, hormis les tenants de l'autorégulation des mécanismes économiques, pourrait aujourd'hui dresser le constat contraire ? Cet ouvrage est le seul entièrement consacré à l'invention par Platon de l'économie politique.