Sébastien Berlendis
Sébastien Berlendis
Plongez dans 24 fois l’Amérique, un road-trip littéraire et mélancolique où Sébastien Berlendis traverse les États-Unis à la recherche de Marianne, un amour perdu.
Plein été. Le lungomare, la promenade du bord de mer, s'étire sous le soleil familier de la baie de Gênes, où les souvenirs de la jeunesse radieuse des parents du narrateur épousent les méandres de la via Aurélia, ses anciens palais, ses corniches et ses stations balnéaires. Une virée italienne entre songe et fantasme, acoustique des années 1970 et photographie solarisée, désinvolture et mélancolie.
Le récit d'un été passé à découvrir les multiples lacs qui quadrillent et entourent Berlin, en suivant le tracé imprévu d'une femme de lac en lac. Il y en a seize à explorer et, au bout du voyage, la mer Baltique. Les images défilent comme une rétrospective d'un Berlin bucolique, loin des axes urbains et des lieux communs. Un portrait bleu lacustre inattendu de la grande ville allemande.
En classe de terminale, un professeur de philosophie propose à ses élèves de s'attacher au récit d'un seul souvenir ; de n'en choisir qu'un, comme si c'était le dernier, avant que tout ne disparaisse... Une trentaine de fragments, mélancoliques ou pleins d'ardeur, comme autant de séquences cinématographiques de ces états transitoires, qui forment le portrait sensible de l'adolescence.
Ces images d'une adolescence au soleil continuent de modeler mes désirs et mon imaginaire. Je me construis dans les souffles chauds, l'horizon bleu, le sel marin. » Entre ombre et lumière, Maures est une plongée en adolescence dans une pinède au bord de la mer. L'écriture impressionniste de Sébastien Berlendis dit le vertige des sensations, la découverte du corps des filles, et l'inquiétude devant les disparitions à venir.
« Adolescent, j'attends les heures d'été. Que mon corps s'ouvre, se dilate, respire et se brûle. »C'est la dernière nuit d'un homme, arrivé d'Italie après un long chemin. Ses poumons suffoquent. Il se souvient. De l'enfance et des premières crises d'asthme, du lac de Côme, de la mer de Trieste, du premier corps aimé... L'écriture de Sébastien Berlendis, mélancolique, sensuelle et envoûtante, agit comme un rêve éveillé dont on voudrait ne plus sortir.
« À cet instant, je sais que le périple italien ne s'aventurera pas plus au sud, comme si j'avais trouvé un pays à Craco, un pays certes sans ossements, sans tombes qui portent mon nom, sans murs de famille mais un pays tout de même. » Dans ce récit charnel et poignant, Sébastien Berlendis nous invite à un voyage en Italie, à la recherche de traces familiales et amoureuses. Une traversée des lieux en une longue rêverie où affleurent des images, des visages, des paysages comme s'il s'agissait de photographies cadrées avec l'urgence du désir.
« La nuit, chaque ruelle parcourue réveille un crépitement d'images. Le claquement des talons imprime dans ma tête le pouls de la ville. » Huit ans plus tard, le temps d'un été, un homme retrouve la ville de Palerme. Il habite un ancien palais sur les hauteurs, une bâtisse appelée à disparaître. Une dernière fois, il va arpenter les rues, celles de la vieille ville surtout. Des marches le plus souvent nocturnes, de cafés en cafés, de corps en corps. Le souvenir de Délia remonte alors.