Salome Renoir
Salome Renoir
Quand Carmen, jeune Réunionnaise, débarque en Aveyron pour retrouver sa mère, elle ignore que son destin basculera dans un train. Entre un journaliste séduisant et un homme violent, son cœur et sa liberté seront mis à l’épreuve.
1945, vallée de la Truyère. Quand Raphaël Bastide débarque pour superviser la construction d’un barrage, il ignore que cette terre recèle bien plus que des paysages grandioses : une mystérieuse Belle Dame aux cheveux de feu.
Sur l’île d’Yeu, entre camélias et façades blanchies, un mystérieux Ange gardien manipule les destins de Christelle, jeune étudiante courtisée par deux hommes que tout oppose : un sculpteur misanthrope et un archéologue séduisant.
Les tourments d'un garçon soupçonneux dont la mère a disparu mystérieusement... « ...je répugnais à penser que papa soit allé jusqu'à assassiner ma mère pour l'empêcher de partir. Je l'imaginais bien se mettre en colère et donner de la voix, au pire cogner du poing contre le mur, mais en aucun cas lever la main sur elle. Cela paraissait impossible... À moins que la dispute ait dérapé, qu'un simple geste d'énervement ait été fatal à ma mère : papa était si fort... Un grand froid me gagna en resongeant aux lunettes que maman avait peut-être perdues au cours de ce violent échange. Papa avait pu ensuite faire disparaître le corps dans la Loire. Un pêcheur connaît les endroits où elle est la plus profonde... » Dans ce récit fluide, sans artifice, Marie-Claude Boucault met son héros, adolescent tourmenté aux prises avec un soupçon des plus perturbants : son père serait-il l'assassin de sa mère disparue ? En quête d'une mère... une histoire qui vous prend jusqu'au dénouement...
Première apparition dans la littérature d'un serial killer, par un auteur belge. Des confidences au ton délicieusement suranné et à l'écriture bourrée de talent... A découvrir sans délai... « En un transport, nos corps se nouèrent plus étroitement que si de tardives fiançailles enfin consommaient la souffrance d'un désir toujours insatisfait. Et quand, aux chaleurs et aux frissons de sa gorge, je conjecturai qu'un même spasme allait joindre éperdument nos haleines, - en cet instant précis, et avant qu'elle eût seulement soupçonné le geste qui éterniserait jusque dans les enfers et paradis sa volupté, - je pressai sur le rasoir et d'une fois lui tranchai les carotides ! Sur ses lèvres tôt violettes, décloses aux immortelles délices, - tandis que, jaillissant en torrentielles gerbes vermeilles, le sang arrosait les aréoles de son sein et fluait entre nos ceintures confondues, - je cueillis ensuite, avec le froid soupir où s'évagua son être, le souffle encore ardent de la minute qui de ses passives entrailles, peut-être pour la première fois, avait fait crier l'amour. » Cette novella est une bonne occasion de se glisser le temps de la lecture dans la peau d'un serial killer ; elle permet aussi d'entrer dans l'oeuvre de Camille Lemonnier, qu'il n'est pas futile de comparer avec beaucoup d'ouvrages actuels, pâles copies délayées de ce qu'il a été le premier à proposer. (Extrait de la préface de Jan Thirion)
Un bon Bouquin, ça mérite qu'on en redemande ! Alors cette compil' est la bienvenue... « Augusto est là. Posé à sa table. Il déguste un jus. Un noir, serré, pur arabica, sans sucre. Il s'en balance une dizaine dans la journée. Il passe ses journées au turbin, là, dans ce rade. Il n'a pas de boulot officiel, pas de vie, pas de compte en banque. Augusto ressemble à un maquereau. Il a tout de ces gars qui tiennent les putains sur les trottoirs. Godasses à dix mille. Cheveu ravalé, gominé, gras, la petite moustache, le pantalon moule bite, la veste en cuir et une chemise noire ouverte sur un torse imberbe. Une tapette. » Jérémy Bouquin s'impose au fil de ses publications, ses nouvelles noires radicales éditées chez SKA réunies dans cette compilation illustrent son talent...