Roger Lajoie-mazenc
Roger Lajoie-mazenc
Decazeville, 1964. Roger Lajoie-Mazenc, orphelin de mineur à quatre ans, raconte la lutte acharnée des gueules noires pour sauver leur bassin. Un récit brut, sans concession, où la colère des hommes se mêle à l’espoir d’un avenir meilleur.
Fils, petit-fils et orphelin de mineurs de Decazeville, Roger Lajoie-Mazenc a 30 ans. Il est journaliste. Il a déjà publié « L'or noir pour un troupier » (1961), « Une vie à chercher la vie » (roman, 1963) et « Colère au fond des puits » (1964). Avec « Colère au fond des puits », livre dans lequel il retrace fidèlement le combat mené par les mineurs aveyronnais pour la survie de leur bassin, Roger Lajoie-Mazenc a fait une entrée remarquée dans le cercle des écrivains de la mine. Il continue, avec un ouvrage courageux sur la reconversion du bassin houiller et de ses hommes. Qui sont les « déracinés » ? Ce sont tous les mineurs arrachés à leurs puits, pour être dispersés dans de lointains bassins sans avenir. Qui sont les « proscrits » ? Ce sont tous les anciens mineurs, reclassés ou non, écartés à jamais de la corporation par un interdit d'embauche dans les houillères. Roger Lajoie-Mazenc est allé les retrouver. Il a été reçu par les ouvriers des usines de reconversion : F.A.M.E.C.A., C.T.A., C.E.M.A., S.O.T.R.A.M. Il a rendu visite aux mineurs mutés à Carmaux, Alès, La Mure. Il a rencontré des licenciés, des retraités... Il nous fait découvrir le nouveau destin de ceux qui furent les mineurs de Decazeville.
Roger Lajoie-Mazenc est né en août 1935, à Decazeville (Aveyron). Un mètre soixante douze, oeil pers, assombri par le port de lunettes à verres fumés, cheveux rebelles. Aurait dû être sous-lieutenant pour la durée de son service militaire. La chose ne lui aurait peut-être pas déplu. Mais le démon qui l'habite lui a fait quitter ce coche, avant le terminus. Par un beau matin de 14 juillet, les autorités militaires en Algérie, épinglèrent sur sa poitrine, la Croix de la valeur militaire... C'est en digérant les vicissitudes de la vie militaire, et pour se prouver qu'il était égal à lui-même, malgré les pépins, qu'il fit naître en lui la vocation d'auteur. S'ensuivirent des entrefilets de journaux, un recueil de poèmes, et une étude sur le Sahara. D'autres viendront... fruits de persévérance... Mais laissons notre homme goûter à la douceur d'un foyer qui lui a tant manqué pendant deux ans d'exil.
Marcel Bruel, est né en 1922, à Capdenac. Fils d'agriculteur, lui-même agriculteur à Gelles (Aveyron). Animateur du syndicalisme agricole, tribun redouté et redoutable, créateur de coopératives, organisateur du marché de la viande, il possède une incomparable carte de visite, à la mesure de son intense activité. La voici, pour la première fois éditée, chaque titre étant explicité dans ce livre : maire de Causse-et-Diège, vice-président de la FNSEA (et secrétaire général pendant 7 ans), président de la Confédération nationale de l'élevage (depuis 1968), président de la Fédération nationale bovine (depuis 68), président de la FRSEA (et ancien président de la FDSEA pendant 9 ans), président de l'ADRA (depuis 1966), président du conseil de surveillance de la Société centrale viandes SOCOPA, président de la SICA Centre Sud, président de SODAGRI et vice-président d'UNIGRAIN, président des abattoirs coopératifs de Villefranche d'Allier, ancien président de la SAFALT (pendant 12 ans), membre du Conseil économique et social, premier vice-président du Conseil économique régional, administrateur de l'E.M.C., président des travaux de la section viande du Plan, etc. En 1976, il obtient la Légion d'honneur. Ses fonctions, sa forte personnalité, ses déclarations fracassantes, ses idées originales, l'ont conduit au contact des plus hautes personnalités politiques : Général de Gaulle, Georges Pompidou, Pierre Mendès-France, Anthony Eden, François Mitterrand, Jacques Chirac, Edgar Faure, Sicco Mansholt. Des barrages de routes aux cabinets ministériels, des meetings aux conseils d'administration, de l'exploitation agricole aux grandes SICA viande, de l'Aveyron à l'Europe : la confidence aidant, les conditions étaient remplies pour lancer ce « défi agricole » présenté comme contre-poids à un échec industriel.
"Les bleus, les blancs, les rouges" apporte le complément attendu aux "Gros bonnets de l'Aveyron", le livre salué comme le who's who (FR3 Radio), le Gault Millau (Radio Andorre) ou le petit catéchisme (Centre-Presse) de la politique aveyronnaise. Ce livre est une expérience de terrain (Sud-Radio), à travers laquelle - une fois de plus - Lajoie-Mazenc a fait oeuvre utile (L'avenir de Millau). Cette authentique contribution à l'histoire politique, sociologique et humaine du Rouergue (La Dépêche du Midi, par un observateur privilégié (FR3 TV), est et restera un précieux dictionnaire (La Revue de la Solidarité). C'est un livre devant figurer dans la bibliothèque de tout bon Républicain aveyronnais (Midi-Libre), un livre précieux, de référence (Le Rouergat), qui se boit comme du petit lait (Le Rouergue Hebdo). Lajoie-Mazenc scrute, sonde ses personnages, sans complaisance, impartialement (Le Progrès Saint-Affricain). Malice, bons mots, anecdotes fusent et s'entrecroisent (Rouergue Magazine). Au-delà de savoureuses histoires (Le Villefranchois), l'anecdote et le coup de griffe (La Volonté Paysanne) font sursauter, car certains ont été aimablement égratignés (La Revue du Rouergue), tant le style fait mouche dès que l'occasion s'en présente (L'Auvergnat de Paris).
Si l'on songe au phénomène social que constitue le renouveau de la bicyclette ces dernières années, chez les gens d'âge mûr notamment, ce n'est pas un écart, c'est une échappée... Tous les sportifs voudront suivre cette extraordinaire chevauchée, véritable Tour de France qu'animent des personnages pittoresques engagés dans d'authentiques compétitions. Les ex-champions professionnels reviennent dans la course avec l'âme de débutants, les anciens cracks régionaux rêvent de nouveaux bouquets, les plus modestes pratiquants sont en passe de connaître des heures de gloire. Ils ont tous les tempes grisonnantes. Mais le vélo leur donne une seconde jeunesse. Un nombreux public voudra être à l'arrivée pour applaudir « ces gentlemen en culottes courtes ». C'est l'incroyable aventure des vétérans, des cyclo-sportifs, des gentlemen que nous content des anecdotes recueillies par l'un des leurs aux quatre coins de la France.
Rosa ne peut se contenter, dans sa vie instable de « fille de salle », de ce que lui dispense, intentionnellement avec modération, son « patron ». Elle se laisse aller aux délices charnels et, dès lors sans préoccupation du lendemain, verse bientôt dans l'aventure des « filles de joie ». Pourtant, elle restera la femme lucide et active. Attirée au-delà de la Méditerranée par des rêves que la raison défend, elle s'engage dans une expérience dont elle ne sait ni la durée, ni l'issue. L'appel du soleil saharien a eu raison de son coeur... Après de longues semaines d'une vie pleine d'exigences, dans ce désert aride et impitoyable, vivant encore maintes épreuves, elle sort du « milieu » pour entrer dans une honorable profession... C'est dans ce climat ardent, au violent soleil, mais surtout dans l'acceptation d'une vie nouvelle, en compagnie de ceux dont elle fait ses amis, en opposition à ceux qu'elle désigne comme ses ennemis, qu'elle croit « toucher ce qui lui paraît être le sens vrai de la vie » - pour reprendre un mot de Camus. Dans son expérience sociale, elle trouve une chaleur humaine, aussi bien auprès d'un militaire du contingent que d'un petit arabe misérable. Elle est partie, jamais lasse, à la recherche de la vraie vie, dans les tourments et les joies de son exil voulu... À nous de la suivre... Car Rosa, c'est l'incarnation de la douleur. C'est l'avocate et l'interprète de toutes celles qui souffrent de ne pas vivre. C'est peut-être ce qui nous dérange le plus, car nous demandons à la lecture seulement évasion et rêve. Il nous faut pourtant la remercier, elle l'aventurière de l'amour, d'avoir, toute seule, su faire entendre la voix des brimées, des « protégées » à qui l'on a retiré le droit de vivre. À cet égard, quelle valeur humaine prend sa parole !