Robert Tirvaudey
Robert Tirvaudey
Entre ombre et lumière, Rien ne saurait suspendre le vent de sa saison d'orage explore la lutte intime entre vie et mort à travers une poésie intense et une marche risquée vers l'éveil.
À notre connaissance, il n'y a pas, en langue française, d'autres monographies que celle que nous proposons. Comme nous le verrons, Antonio Machado (1875-1939) puise dans le peuple le matériau de son inspiration et fait de la poésie non la recherche du beau, mais un mode de connaissance de la vérité. « Écrire pour le peuple, que voudrais-je de plus ? Désireux d'écrire pour le peuple, j'appris de lui tout ce que je pus, beaucoup moins, bien sûr, qu'il ne sait. Écrire pour le peuple, c'est écrire pour l'homme de notre race, de notre terre, de notre langue, trois choses inépuisables que nous ne finissons jamais de connaître. » Écrire pour le peuple, c'est se nommer Cervantes en Espagne, Shakespeare en Angleterre, Tolstoï en Russie, Hugo en France... Écrire pour le peuple est la visée intentionnelle et le moyen de la poésie métaphysique dont la question fondamentale est : Pourquoi Dieu a-t-il créé le néant ? Machado croit nécessaire et reconnaît entre ces courants de pensée le produit inacceptable coupure entre l'artiste et le peuple. Il se prononce donc pour un art « intégrandiste », autrement dit l'art doit trouver sa source dans le peuple et non dans un idéal de beauté devant lequel les modernistes s'émerveillent, et doit intégrer non le savoir physico-mathématique, mais la connaissance du peuple. L'artiste moderniste de « l'art pour l'art » s'éloigne des préoccupations du peuple pour trouver refuge dans une justification littéraire, c'est-à-dire que la poésie justifie son geste en annonçant la pureté de « l'art pour l'art ». L'erreur du courant de « l'art pour l'art » est de confondre les deux niveaux de connaissance : le savoir scientifique et la connaissance du peuple. La science est du domaine de l'objectivité, de la sphère déterministe, mais celle-ci ne doit pas opérer que sur des abstractions et des généralités, non sur le concret et le personnel. L'individu n'est pas réductible à ce qu'il est et ne relève pas d'un déterminisme impersonnel. La poésie métaphysique d'Antonio Machado reprend les questions insolubles de la science, lorsque la science échoue, la poésie doit prendre le relais. Elle est la face concrète et intime de ce que la science énonce sur le plan abstrait et universel. Si Machado condamne avec sévérité les mouvements de pensée qui s'écartent de sa poétique, c'est que l'art n'est pas hors du temps et de l'espace. La singularité de son oeuvre provient de cette intime association entre l'histoire - le temps - et la nature - l'espace.
Henri Bergson élabore une théorie mystique qui lui tient à coeur. Partant de là il construit une métaphysique de l'amour universel. Cette métaphysique de l'amour est tardive puisqu'elle intervient essentiellement dans Les deux sources sur la morale et la religion. Cette théorie qui retrace l'élan d'amour depuis les origines de la vie jusqu'à l'avènement de l'humanité divine, c'est-à-dire la fraternité universelle, a pour objectif de convaincre les hommes que l'amour correspond à l'essence et à la destinée humaines. Cette conviction permet à Bergson d'élaborer une morale fondée sur l'amour en réponse à la situation tragique de l'Europe de l'entre-deux-guerres. Dans son projet, il se confronte au problème épistémologique pour accéder au principe créateur de la vie, la source qui a impulsé l'amour. Pour contourner la difficulté, il élargit sa philosophie à la mystique. La conciliation entre ces deux domaines engendre d'autres problèmes qui ont fini par obstruer sa métaphysique de l'amour. Quoi qu'il en soit, l'originalité de sa pensée tient du fait qu'il est sorti de l'idéalisme pour bâtir une pensée philosophique sur le concret de l'existence humaine.
Henri Bergson élabore une théorie mystique qui lui tient à coeur. Partant de là, il construit une métaphysique de l'amour universel. Cette métaphysique de l'amour est tardive puisqu'elle intervient essentiellement dans Les deux sources sur la morale et la religion. Cette théorie qui retrace l'élan d'amour depuis les origines de la vie jusqu'à l'avènement de l'humanité divine, c'est-à-dire la fraternité universelle, a pour objectif de convaincre les hommes que l'amour correspond à l'essence et à la destinée humaines. Cette conviction permet à Bergson d'élaborer une morale fondée sur l'amour en réponse à la situation tragique de l'Europe de l'entre-deux-guerres. Dans son projet, il se confronte au problème épistémologique pour accéder au principe créateur de la vie, la source qui a impulsé l'amour. Pour contourner la difficulté, il élargit sa philosophie à la mystique. La conciliation entre ces deux domaines engendre d'autres problèmes qui ont fini par obstruer sa métaphysique de l'amour. Quoi qu'il en soit, l'originalité de sa pensée tient du fait qu'il est sorti de l'idéalisme pour bâtir une pensée philosophique sur le concret de l'existence humaine.
Henri Bergson élabore une théorie mystique qui lui tient à coeur. Partant de là, il construit une métaphysique de l'amour universel. Cette métaphysique de l'amour est tardive puisqu'elle intervient essentiellement dans Les deux sources sur la morale et la religion. Cette théorie qui retrace l'élan d'amour depuis les origines de la vie jusqu'à l'avènement de l'humanité divine, c'est-à-dire la fraternité universelle, a pour objectif de convaincre les hommes que l'amour correspond à l'essence et à la destinée humaines. Cette conviction permet à Bergson d'élaborer une morale fondée sur l'amour en réponse à la situation tragique de l'Europe de l'entre-deux-guerres. Dans son projet, il se confronte au problème épistémologique pour accéder au principe créateur de la vie, la source qui a impulsé l'amour. Pour contourner la difficulté, il élargit sa philosophie à la mystique. La conciliation entre ces deux domaines engendre d'autres problèmes qui ont fini par obstruer sa métaphysique de l'amour. Quoi qu'il en soit, l'originalité de sa pensée tient du fait qu'il est sorti de l'idéalisme pour bâtir une pensée philosophique sur le concret de l'existence humaine.
Toutes les "histoires" qui jalonnent ce recueil de nouvelles sont authentiques. Tout ce qui est rapporté quant aux situations limites de l'humain plongé dans l'extrême est véridique, mais bien en deçà de la réalité historique. C'est vrai pour Histoire humaine, c'est vrai pour Manuscrit de 1946. Il a fallu lire l'Histoire, relire des histoires pour ne pas manquer la vérité historique. Mais en littérature, le mensonge est vrai puisque l'in-humain est inimaginable. C'est dire que tout est faux,inventé.
Prix du livre de géopolitique 2023L'attaque de l'Ukraine par la Russie, le 24 février 2022, a sonné le retour de la guerre de haute intensité en Europe. Les défis qu'elle soulève dépassent largement ce cadre et la volonté de toute puissance régionale de Vladimir Poutine. Nous assistons au choc de deux visions du monde. D'un côté, les totalitarismes russe et chinois entendent désoccidentaliser la planète et proposer à tous un modèle qui fait primer la force sur le droit et la purification des esprits sur la libre conscience. De l'autre, les démocraties solidaires des Ukrainiens ont décidé de sanctionner la Russie, d'armer et de former l'armée de reconquête du président Volodymyr Zelensky. Le conflit en Ukraine n'est pas encore mondial, mais il est déjà " mondialisé ". Il va immanquablement rebattre les cartes de l'échiquier géopolitique, idéologique et économique international. Dans cet essai, Pierre Servent, spécialiste des guerres d'hier et d'aujourd'hui, répond aux questions essentielles posées par le cataclysme ukrainien : comment revoir sans attendre notre grammaire géopolitique ? A-t-on raison d'avoir peur des régimes dictatoriaux ? Comment nous réarmer militairement, mentalement et industriellement ? Quelle physionomie aura le monde de demain ? Prix du livre de géopolitique 2023
Il est un étrange paradoxe qui traverse les pensées de Marc Aurèle : il n'est fait aucune analyse sur le pouvoir. On y trouve un art de vivre, une sagesse interpellant à méditer et à vivre en accord avec soi-même, avec autrui et la nature. La philosophie consiste à ce que le génie qui est en nous reste sans outrage et sans dommage, qu'il soit au dessus des plaisirs et des peines et qu'il ne fasse rien au hasard.