Robert Goffin
Robert Goffin
Précurseur de l'op et du pop, écrit Alain Bosquet dans la N.R.F., à propos de la récente réédition du recueil de Robert Goffin « La Proie pour l'ombre » (1934). Le plus américain des poètes français (il est belge), a dit Pierre de Boisdeffre. Ce que le journalisme, en tout cas, se devrait d'être : si Goffin évoque Cassius Clay, le milliardaire Howard Hughes ou le patron de "Play-Boy", c'est en les prenant par leur seule valeur : le mythe. A près de 80 ans, un poète se penche sur le passé (sur le présent aussi). Une pointe de tristesse, mais aussi un amour de vivre, un punch qui met k.o. la poyâtrie intellectuelle. CF. le Pont de l'Épée 49, Robert Goffin.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Voici l'extraordinaire, mais véridique aventure d'un Américain, qui, parti dans la vie sans un dollar, devint l'homme le plus riche du monde et mourut complètement ruiné. Horace Tabor fut ouvrier carrier, soldat révolutionnaire à vingt ans, député du Kansas à 22 ans, fermier, chercheur d'or, fondateur de la capitale du Colorado, boulanger, bûcheron, épicier, percepteur des postes, maire de Leadville, général, vice-gouverneur du Colorado, millionnaire fastueux, sénateur à Washington, candidat à la présidence des États-Unis, puis enfin, vers 1890, radicalement ruiné, percepteur des postes à Denver, tandis que sa fille, devenue prostituée, sera brûlée vive en 1925, dans le quartier nègre de Chicago et que sa femme, Baby Doe, sera découverte morte gelée en 1935 et terminera ainsi cette aventure aussi incroyable qu'authentique qui passionnera les enfants et bouleversera les intellectuels.