Revue D'Economie Financiere
Revue D'Economie Financiere
Alors qu'en 2017, le 60e anniversaire du traité de Rome coïncide avec le 25e anniversaire du traité de Maastricht, la Revue d'économie financière revient sur l'histoire de l'Europe et imagine les futurs possibles. Le contexte européen n'est pas à la fête : la crise financière suivie de la crise de la zone euro ont fait beaucoup de dégâts en Europe, les partis contestataires généralement anti-européens séduisent de plus en plus, et le Royaume-Uni a décidé de sortir de l'Union européenne. Ce numéro s'ouvre par le témoignage de trois grands témoins, François Villeroy de Galhau, Mario Monti et Pascal Lamy, puis il s'articule en trois parties consacrées à la naissance du marché unique, son approfondissement et son devenir pour la première, les défis de l'Europe financière pour la deuxième, et en conclusion, l'avenir de l'Europe et les réformes encore nécessaires. La revue se poursuit par la chronique d'histoire financière consacrée aux leçons à tirer de l'histoire monétaire de la Grèce et par trois articles sur différents thèmes de l'économie financière : les performances boursières avec un gouvernement de gauche en France, les conséquences de la politique des taux bas et les banques islamiques.
Ce numéro exceptionnel de la REF -et publié entièrement en version bilingue- interroge les doctrines des banques centrales et l'image qu'elles se font de leurs missions. A ce titre, ont participé à ce numéro des banquiers centraux et des économistes de la monnaie et de la banque. Il est publié à un moment particulièrement sensible de l'histoire des banques centrales après les interventions exceptionnelles et des politiques non conventionnelles. L'enseignement de ce numéro coordonné par Benoît Coeuré et Hans-Helmut Kotz est que les enseignements des crises ont été particulièrement féconds et, dans un contexte historique de taux d'intérêt bas, les banques centrales et la politique monétaire ont été conduites à évoluer en profondeur. La crise financière mondiale et la pandémie ont amené les banques centrales à faire preuve de beaucoup de créativité et d'innovation. Au travers de ces deux crises, les banques centrales sont devenues des prêteurs en dernier ressort de l'économie, puisque même des marchés financiers très profonds peuvent rencontrer des problèmes de liquidité, lors d'une crise mondiale. Ce numéro souligne également la nécessité de nouvelles doctrines et de nouvelles stratégies monétaires et ouvre ce débat d'une richesse insoupçonnée.
Ce numéro a pour ambition de fournir un panorama complet des bouleversements en cours dans le secteur financier sous l'effet de la révolution numérique. La finance est confrontée à une nouvelle révolution technologique qui modifie de manière très profonde les modèles économiques des acteurs de ce secteur. En effet, le digital remet en cause l'organisation de la banque et de la finance. La relation-client, la tarification, les moyens de paiements mais aussi les transactions sur les marchés sont affectés ; de nouveaux acteurs apparaissent qui concurrencent les établissements financiers sur certains segments de leurs activités. Ces changements nécessitent en outre de repenser la régulation. Enfin, plus que jamais, se pose le problème de la sécurité des transactions. En plus de ce thème principal, ce numéro propose une chronique d'histoire financière sur la monnaie, les riches et les pauvres dans la France du XIXe siècle, ainsi que deux articles sur différents sujets de l'actualité économique et financière, l'un qui s'intéresse aux systèmes de couverture des risques de défaillances bancaires, et plus particulièrement au système de garantie des dépôts, l'autre qui cherche à déterminer dans quelle mesure les agences de notation se sont développées et ont accru leur pouvoir grâce aux trois séries d'accords de Bâle.
L'importance prise par les pays émergents dans les échanges mondiaux de marchandises depuis une trentaine d'années a transformé le système monétaire international. Des flux de capitaux considérables se déplacent entre pays développés et émergents, menaçant ainsi la stabilité financière. Les déséquilibres de balances des paiements ont été à la source de plusieurs crises financières et ont joué leur rôle dans celle de 2008. De surcroît, les politiques monétaires menées par les banques centrales depuis 2009, et en particulier aux États-Unis, ont alimenté les craintes d'une guerre des monnaies. Alors qu'à l'automne 2015, le grand jeu des devises est en pleine évolution, la Revue d'économie financière entend dresser un état des lieux de la situation actuelle et avancer des solutions. Le dollar est-il menacé ? Quels sont les rapports de force ? Quels sont les arrangements institutionnels capables d'assurer une stabilité financière mondiale ? Telles sont les questions sur lesquelles se sont penchés les auteurs, universitaires, banquiers et hauts fonctionnaires. En plus de ce thème principal, ce numéro propose deux articles sur différents sujets de l'actualité économique et financière, l'un qui présente différentes analyses du secret bancaire et de sa fin probable dans les centres financiers offshore, l'autre qui pose la question de la crédibilité des banques centrales suite à leurs nouvelles pratiques induites par la crise financière.
L'industrie bancaire, les sociétés d'assurances, les sociétés de gestion et, plus généralement, les professions financières entrent dans une période de mutations profondes imposées par les nouvelles réglementations mises en place depuis 2009 mais aussi par la mise en oeuvre de technologies qui bousculent les business models encore en vigueur aujourd'hui. Activités contraintes et sous surveillance, arrivée de nouveaux acteurs sur le marché, apparition de nouveaux risques, tels sont les nouveaux paramètres que doivent prendre en compte les dirigeants des groupes financiers. Les auteurs de cette Revue d'économie financière ne prétendent pas prévoir ce qui va se passer mais proposent de s'ouvrir à ces changements et de s'équiper pour les comprendre, notamment en talents. Après une mise en perspective de ces enjeux, le numéro traite des défis spécifiques auxquels sont confrontés les trois principaux secteurs de l'industrie financière : la banque, la gestion d'actifs et l'assurance. En plus de ce thème principal, ce numéro propose deux articles sur différents sujets de l'actualité économique et financière, l'un qui présente le poids des remboursements d'emprunts dans l'épargne des ménages français, l'autre qui s'intéresse à la mise en place des émissions socialement responsables dans le financement des régions françaises.
En décembre 2015, la France accueille la 21e conférence climat. Les enjeux pour la planète sont cruciaux puisque les États doivent aboutir à un accord permettant de contenir le réchauffement global en deçà de 2 °C. La finance a un rôle important à jouer. Dans cette perspective, la Revue d'économie financière présente une synthèse des réflexions et travaux sur le sujet. La première partie du numéro est consacrée aux défis du financement de la transition énergétique. Comment financer une économie peu émettrice de gaz à effet de serre ? Quels sont les risques liés au changement climatique et comment mieux les anticiper ? Dans une deuxième partie, les auteurs proposent des stratégies : bonus-malus carbone, obligations vertes, désinvestissement des secteurs liés aux combustibles fossiles, meilleure analyse des risques, mise en place d'indices low carbon, empreinte carbone des projets financés... La troisième partie adopte un point de vue plus général en traitant de la finance durable, une finance au service de la société et tenant compte des ressources limitées de la planète. En plus de ce thème principal, ce numéro propose deux articles sur différents sujets de l'actualité économique et financière, l'un qui s'interroge sur les stratégies des banques centrales en matière de stabilité financière, l'autre qui propose de revenir sur la dernière crise financière mondiale et sur la crise de la zone euro qui a suivi.
La Revue d'économie financière a décidé de consacrer son dernier numéro à un thème encore largement méconnu, la finance africaine, dont elle dresse un état des lieux documenté et analytique. Des investisseurs de plus en plus diversifiés s'intéressent aujourd'hui à l'Afrique. Si le dynamisme démographique et le progrès des performances économiques de ce continent grâce à de meilleures politiques et aux efforts de la communauté internationale pour désendetter les pays à faibles revenus expliquent en partie cet engouement, le contexte international et notamment les taux de rendement très faibles dans les pays développés y ont aussi contribué. De nombreux chantiers restent ouverts pour continuer à attirer les financements internationaux. Ainsi les secteurs bancaires africains doivent encore s'ouvrir, se diversifier et gagner en efficacité, et l'approfondissement du secteur financier peut encore progresser. Quel rôle peut jouer la communauté internationale dans cette progression ? Comment adapter les normes prudentielles au contexte africain ? En plus de ce thème principal, ce numéro propose deux articles sur différents sujets de l'actualité économique et financière, le premier qui s'interroge sur la réalité de l'augmentation du rationnement du crédit aux entreprises et le second qui critique le modèle du SRISK.
Le secteur du logement a été à l'origine de la crise mondiale, en particulier à cause des crédits subprime aux États-Unis. La situation des marchés du logement et de leur financement a été plus contrastée en Europe. La France, par exemple, n'a pas connu les excès observés en Espagne ou au Royaume-Uni. Cependant, le logement est devenu, en France comme ailleurs, un bien tutélaire, c'est-à-dire que les pouvoirs publics orientent et contrôlent sa consommation. L'objectif de ce numéro est de fournir une synthèse aussi complète que possible des connaissances sur les marchés du logement et leur financement, principalement en France mais avec de nombreuses références aux autres pays. Il a été fait appel à des banquiers et praticiens spécialistes du logement et de son financement, à des économistes et universitaires spécialisés dans l'immobilier et à des économistes à la Banque de France. Leurs contributions sont regroupées dans quatre parties. La première traite des aspects macroéconomiques du logement, la deuxième fournit un panorama assez complet de l'évolution des statuts d'occupation, la troisième est centrée sur les différents marchés de l'accession et de la location et sur les politiques les concernant, et c'est au financement des marchés et à la surveillance que sont consacrés les derniers articles. En plus de ce thème principal, ce numéro propose deux articles sur différents sujets de l'actualité économique et financière, le premier sur l'exclusion financière en France et le second sur la valorisation comptable des portefeuilles de trading.
La Revue d'économie financière consacre les deux derniers numéros de l'année aux systèmes bancaires européens. Dans le premier numéro, la rédaction a donné la parole à des spécialistes venant de différents pays européens, qu'ils soient économistes dans de grandes institutions (banque centrale, ministère des Finances), banquiers ou universitaires. Elle leur a demandé de dresser un état des lieux des systèmes bancaires européens dans la double perspective des suites de la crise financière et de l'harmonisation du système financier. Ainsi, les auteurs analysent les systèmes bancaires de quatre grands pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, Espagne et Italie), mettent en évidence les modifications importantes et contrastées provoquées par la crise financière. Ils mettent l'accent sur les facteurs structurels qui caractérisent ces systèmes bancaires : la part importante des banques mutualistes, les difficultés de l'harmonisation du secteur, le rôle important des banques dans le financement des États, ainsi que l'inefficacité du marché monétaire européen. À la suite du thème principal, quatre articles traitent de différents sujets de l'actualité économique et financière (les fusions-acquisitions bancaires en Europe, les prix de l'immobilier résidentiel en France, l'impact informationnel des annonces de notation financière sur la rentabilité des actions et les spécificités des banques islamiques par rapport à l'application de Bâle III).
Au début du xxie siècle, les États-Unis étaient devenus la puissance économique incontestée et la finance avait joué un rôle déterminant dans cet avènement. Mais la crise financière a conduit le gouvernement américain à réformer la réglementation de son industrie financière. L'adoption en 2010 du Dodd-Frank Act constitue en effet une rupture majeure par rapport à la politique de libéralisation engagée à partir des années 1980 avec le démantèlement progressif du Glass-Steagall Act de 1933. Le numéro 105 de la Revue d'économie financière analyse ce nouveau visage de la finance américaine. Sa première partie traite de la finance américaine sur la période 1850-2011, et apporte ainsi une vision historique du système financier, de ses réglementations et de ses crises. La deuxième partie offre un état des lieux des modifications du système bancaire et financier américain et des stratégies des acteurs. La troisième et dernière partie porte sur les réformes adoptées, la nouvelle réglementation et leurs conséquences. Les auteurs ayant contribué à ce numéro sont des spécialistes, américains ou d'autres nationalités, de l'économie américaine. Certains sont des universitaires, d'autres travaillent ou ont travaillé pour de grandes institutions américaines, comme la Federal Reserve.
Les dérives ayant conduit à la crise financière ont entraîné une mise en cause des banques et des marchés financiers. Les auteurs de la dernière Revue d'économie financière ont saisi cette opportunité pour s'interroger sur le rôle et l'utilité du système financier et sa capacité à créer de la valeur. Les premiers articles s'attachent à mettre en évidence les origines de la création de valeur par les banques et le système financier : analyse de la relation banque-client, impact des innovations financières et des marchés financiers sur cette relation, rôle de la banque commerciale et de la banque d'investissement, services d'assurance... Dans la deuxième partie, est abordée la question complexe de la mesure de la création de valeur par les banques et des avantages et défauts des différentes mé
Avec la mise en oeuvre de politiques économiques d'inspiration libérale au cours des années 1990, l'Inde est devenue un des acteurs de la globalisation et un des principaux pays émergents. Pour accompagner et favoriser cette évolution, le système financier a subi de profondes modifications, mais les réformes ont été prudentes et graduelles et le rôle de l'État reste important. Les auteurs de ce numéro soutiennent que si cette prudence a permis à l'économie indienne de faire preuve de résilience dans la crise mondiale débutée en 2008, l'économie indienne suscite aujourd'hui des interrogations croissantes. Le système financier semble confronté à la nécessité d'une deuxième vague de réformes. L'ensemble des articles fournit au lecteur une vue très complète de l'état actuel du système financier indien largement méconnu en France. Sont abordés successivement les perspectives macrofinancières de l'économie indienne, les enjeux de politique économique et les déséquilibres engendrés par la croissance, et enfin les problèmes structurels auxquels est confronté le secteur financier indien, en particulier la faiblesse du financement des entreprises par le marché, la microfinance et l'inclusion financière. À la suite du thème principal, la revue propose trois articles, le premier s'interroge sur le rôle international du dollar, le deuxième propose la création et l'étude de la performance d'un indice boursier « shariah compatible »sur la place financière de Paris, le troisième analyse trois types de liquidités et leurs risques associés.
L'objet de ce numéro est de dresser un panorama du système monétaire et financier international face aux incertitudes et menaces qui pèsent aujourd'hui sur l'économie mondiale. Depuis une vingtaine d'années, le système a subi de profondes transformations : innovations de produits, fintech, cryptoactifs, dérèglementation puis re-règlementation, intégration internationale des marchés du crédit ou des émissions obligataires, rôle moteur des banques globales dans l'allocation du crédit. Sont également débattus la montée en puissance de la Chine et des émergents dans les flux internationaux de capitaux, la polarisation des déséquilibres globaux de balances des paiements, la crise systémique de 2008-2009 et la crise de la zone euro, les effets des politiques monétaires non-conventionnelles, l'explosion de la liquidité globale. Dans quelle mesure le système monétaire et financier international est-il à même de répondre aux risques globaux actuellement prévisibles et aux chocs que connaîtra inévitablement l'économie mondiale, à court terme et à moyen-long terme ? Quels sont les nouveaux défis auxquels l'architecture financière et monétaire internationale est d'ores et déjà confrontée ?
Depuis des décennies ; les emprunts souverains des pays émergents sont en constante augmentation. Les émissions d'emprunts se sont accélérées avec la crise de la COVID et devraient se maintenir à un haut niveau tant que les gouvernements sont contraints d'accompagner la chute de la demande consécutive à la pandémie. La crise pandémique est mondiale, les taux d'intérêt restent bas, l'endettement mondial a nettement progressé et la question de la dette des pays émergents fait toujours débat. La crise de liquidité liée à la pandémie de COVID-19 pourrait se transformer en crise de solvabilité, conduisant plusieurs pays à devoir restructurer leur dette publique. L'évolution des outils de financement et l'apparition de nouveaux créanciers demandent une coordination internationale plus importante et un renforcement des structures existantes. Les évolutions récentes du financement montrent que des émissions obligataires régionales rencontrent l'intérêt des investisseurs et des émetteurs publics. L'un des termes du débat est « Comment utiliser au mieux l'annulation de la dette pour permettre à l'économie de redémarrer et aux indicateurs de développement humain de progresser ». La crise de la dette Argentine en 2015 et l'importance dans la résolution de crise de l'indépendance de la Banque centrale est aussi rappelée dans ce numéro.
Avec la crise financière mondiale, les banques centrales ont été confrontées à un défi extraordinaire qui nécessitait des mesures sans précédent. Ce sont en effet des politiques monétaires non conventionnelles qui leur ont permis d'éviter un effondrement complet du système financier mondial. Mais en agissant ainsi, les banques centrales se sont aventurées en terrain inconnu. Un nouveau modèle de banque centrale va-t-il s'imposer ? Les banques centrales reviendront-elles à leurs pratiques antérieures ou leur modèle est-il définitivement transformé ? C'est un des thèmes abordés dans ce numéro qui propose un bilan des réactions des banques centrales face à la crise, que ce soit au niveau des nouveaux outils mis en place mais aussi, plus largement, de l'évolution de leur rôle dans l'économie, en particulier leur indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques. Mais les auteurs ont aussi cherché à définir la future feuille de route des banquiers centraux. Comment vont-ils mettre un terme aux mesures exceptionnelles ? Jusqu'où doit-on étendre leurs mandats ? En plus de ce thème principal, ce numéro propose deux articles sur différents sujets de l'actualité économique et financière, le premier sur la construction de la spécialisation financière de la Suisse et de son avantage compétitif, et le second qui revient sur le rôle joué par l'écu privé, monnaie ayant précédé l'euro, qui aurait pu devenir une monnaie communautaire.
La crise financière de 2008 a révélé l'étendue de la finance non réglementée. Sa manifestation la plus importante, le shadow banking, repose sur la titrisation de crédits accordés par les banques et revendus sous forme de titres à des investisseurs sur les marchés. Mais la finance non réglementée concerne également de nombreuses autres activités financières qui constituent un sujet de préoccupation pour la stabilité du système économique. Cet ouvrage s'attache tout d'abord à préciser le concept de shadow banking, à tenter de le mesurer, en particulier en Europe, et à mettre en évidence les raisons de sa croissance. Puis sont abordés d'autres aspects de la finance non réglementée : ETF, commodity houses, dérivés de gré à gré... En dernier lieu, les auteurs se penchent sur les moyens dont disposent les régulateurs, mais aussi sur les risques encourus par les consommateurs de produits financiers. Deux autres thèmes sont abordés : le fonctionnement du prêt dans l'Antiquité et au Moyen Âge et l'évolution des usages des moyens de paiement en France.