Raymond Polin
Raymond Polin
Thomas Hobbes est le plus grand philosophe politique des temps modernes, à la fois par la rigueur de son système et par la lucidité avec laquelle il a révélé les structures et les ressorts de la réalité politique. C'est aussi l'un des plus mal compris et l'un des plus calomniés, tant les passions et les querelles qu'il a suscitées sont vives. Première querelle : sa politique est-elle celle d'un athée ou est-elle l'expression politique de son anglicanisme ? Deuxième querelle : a-t-il fait l'apologie du despotisme, voire du totalitarisme, ou a-t-il simplement défini les conditions rationnelles du bon fonctionnement de l'autorité politique dans l'État moderne ? Troisième querelle : sa politique est-elle gouvernée par une morale ou a-t-elle asservi et finalement dissous toute morale ? Dans le prolongement de ses travaux antérieurs sur Hobbes, l'auteur, fidèle au grand rationalisme de Hobbes, s'efforce de dépasser ces oppositions par une interprétation fondamentalement raisonnable, qui convient à ce très grand philosophe de la guerre et de la paix entre les hommes.
Et si le laid, le mal et le faux n’étaient pas de simples absences, mais des forces actives qui structurent notre rapport au monde ?
Quelle est la place de la morale dans la fondation de l'État libéral ? La politique morale de John Locke de Raymond Polin explore cette question centrale en analysant comment le philosophe anglais articule liberté individuelle.
Un riche Sud-Américain embauche un secrétaire pour veiller sur sa jeune épouse à bord du luxueux yacht L'Arabella.
Dans un adieu plein de nostalgie à la philosophie de l'histoire, ce livre a été écrit sous l'égide, paradoxalement conjointe, de Hegel et de Nietzsche. Fortement confirmée par l'expérience des linguistes, des ethnologues, des historiens, et par l'expérience contemporaine vécue, est apparue l'évidence d'une pluralité d'histoires humaines. Chacune de ces histoires, est l'histoire d'un ensemble de valeurs créées, d'actes et d'oeuvres accomplis, observé dans la longue durée. Raymond Polin donne le nom de culture à chacun de ces ensembles historiques, avec l'intention, trop négligée jusqu'ici, de proposer une philosophie des cultures. En étudiant, de façon thématique, les origines, les devenirs des cultures, leurs rencontres, il traite des rapports des cultures avec l'ensemble, universel celui-ci, des sciences et des techniques, qu'il a dénommé, en ce sens très spécifique, civilisation. La création des cultures est la conséquence de la création des valeurs. Les conflits qui résultent de ces créations continuées sont au coeur des problèmes vitaux de notre temps, ce dont témoigne la crise actuelle de la culture occidentale. Le XXIe siècle sera le siècle de la guerre de cultures.
Over de serie: "Ik wil jullie mijn levensverhaal vertellen. Althans, dat van een deel van mijn leven. Een deel van mijn leven dat mij nog toebehoord, maar verstopt is. Mijn seksleven. Hetgeen waarvoor ik gemaakt ben. Wat ik het beste kan." De wereld zit vol mannen, en de eerste persoonsverteller in deze serie is een vrouwelijke Don Juan, die simpelweg geen nee kan zeggen. Eva houdt van haar man en kinderen, maar voor haar is dat niet genoeg. Haar leven is betekenisloos zonder de spanning van een nieuw avontuurtje, dus wanneer de kans voor een erotische ervaring er is, pakt ze die. De vrouwelijke protagonist van de serie, Eva, is geïnspireerd op een echt persoon van vlees en bloed. De auteur Anna Bridgwater heeft na gesprekken met deze vrouw haar verhaal opgeschreven als een getuigenis over het geheime leven dat ze leefde naast haar man en kinderen.
La liberté d'expression, forme fondamentale de la liberté, doit être entendue en un sens fort. Elle n'est point en question lorsqu'il s'agit de jeux de l'imaginaire, du libre cours accordé à la fantaisie de chacun. En revanche, chaque fois que la liberté affecte le monde du vrai et du faux, elle participe efficacement du monde des relations humaines. Il devient alors nécessaire de situer la liberté d'expression par rapport au vrai et au faux. Mais, ce faisant, on a trop oublié qu'il n'y a pas une seule et unique forme de Vérité affublée d'une majuscule, mais autant de types de vérités qu'il y a de domaines spécifiques de la pensée. En partant de ce point de vue, on délivre la liberté d'expression du carcan de l'universalité et de la nécessité. On condamne les prétentions à l'orthodoxie. On réhabilite les légitimités variables de la tolérance essentielle à la liberté d'expression dans la vie en commun, en justifiant du même coup, en chaque domaine, en chaque cas, ses droits, mais aussi ses limites.
Over de serie: "Ik wil jullie mijn levensverhaal vertellen. Althans, dat van een deel van mijn leven. Een deel van mijn leven dat mij nog toebehoord, maar verstopt is. Mijn seksleven. Hetgeen waarvoor ik gemaakt ben. Wat ik het beste kan." De wereld zit vol mannen, en de eerste persoonsverteller in deze serie is een vrouwelijke Don Juan, die simpelweg geen nee kan zeggen. Eva houdt van haar man en kinderen, maar voor haar is dat niet genoeg. Haar leven is betekenisloos zonder de spanning van een nieuw avontuurtje, dus wanneer de kans voor een erotische ervaring er is, pakt ze die. De vrouwelijke protagonist van de serie, Eva, is geïnspireerd op een echt persoon van vlees en bloed. De auteur Anna Bridgwater heeft na gesprekken met deze vrouw haar verhaal opgeschreven als een getuigenis over het geheime leven dat ze leefde naast haar man en kinderen.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Nos démocraties contemporaines sont fondées sur des constellations de valeurs morales et politiques, volontiers rassemblées sous l'invocation des droits de l'homme et du citoyen. Elles relèvent de la culture judéo-chrétienne de notre Occident. Ces valeurs ne sont pas des savoirs démontrables comportant des vérités. Ce sont des croyances suscitant des interprétations variables. Car elles sont l'oeuvre de la liberté des hommes, de son pouvoir créateur, un pouvoir humain imparfait. Leurs oeuvres, qu'il s'agisse de moeurs ou d'institutions politiques, portent la marque indélébile de cette imperfection inhérente à la nature humaine. Il n'y a pas de régime parfait. Il n'y a pas d'État parfait. Notre expérience vécue de l'histoire des nations contemporaines nous en convainc à l'évidence. Le présent travail s'efforce de mener de façon raisonnable une critique de ces valeurs fondamentales, des principes classiques, des structures culturelles, sociales, politiques, des procédures mises en pratique dans nos démocraties. Cette critique se veut constructive, afin que puissent prospérer des démocraties meilleures et plus authentiques, animées par des citoyens mieux capables d'exercer leurs fonctions et gouvernées par des élites politiques élues à meilleur escient, dans le respect des libertés essentielles à une existence vraiment humaine. La première de ces libertés, la condition de toutes les autres, c'est la liberté d'expression qui implique un devoir de liberté réciproque. Ce livre voudrait en être un témoignage.
La paix civile est fondée sur la concorde, c'est-à-dire sur la communion des coeurs autour des mêmes valeurs et des moeurs qui s'ensuivent, inscrites d'ordinaire dans la longue durée, dans une commune culture. L'ordre public est l'ensemble des institutions, des moyens et des droits dont dispose la puissance publique pour garantir et maintenir le respect d'un ordre pacifique, contre les éventuelles infractions dont se rendraient coupables ceux qui pourraient être mauvais ou méchants. C'est un préjugé absurde de prétendre qu'ordre et liberté sont contradictoires. Un ordre public authentique, est un ordre justifiable, compréhensible et compris, puisqu'il doit être établi et reconnu par des hommes capables de raison et de liberté. Charles Péguy disait fort bien : L'ordre, et l'ordre seul, fait la liberté. Le désordre fait la servitude. Seul est légitime l'ordre de la liberté.