Pierre-Paul Bracco
Pierre-Paul Bracco
De Funès, le méchant, se plaît à charger son personnage, le marquant au fer rouge, le surjouant afin d'augmenter en toute conscience la puissance déflagrante de ce rire qui libère. À travers les thèmes du racisme, de la mauvaise foi, du mépris ou de la flatterie, en revivant avec l'acteur-créateur ses colères et ses violences, en entrant dans la conscience active de ses mimes et de ses onomatopées-concepts, Pierre-Paul Bracco a vu en Louis de Funès, à l'égal des grands burlesques, le créateur d'un personnage allant délibérément de l'inconscience à la conscience, voire à une forme délirante d'hyperconscience. Voilà bien les retrouvailles avec La Grande vadrouille , Les Aventures de Rabbi Jacob, Hibernatus, Le Corniaud, Le Petit baigneur, Oscar... Quoi de mieux en effet que de Funès aux prises avec sa pure logique, le conduisant en crescendo jusqu'à l'absurde, pour opérer la déliaison inespérée des défaillances humaines ?
Né le 12 avril 1940, à Nice, licencié ès lettres, diplômé d'études supérieures de littérature française, Pierre-Paul Bracco prépare une thèse de troisième cycle. Encore quelques battements... est son premier roman.
L'autre et moi. Dans l'amitié, ce n'est pas moi qui compte malgré les apparences... Ce n'est pas tout à fait l'autre non plus, qu'il soit porteur d'une amitié de jeunesse ou d'une amitié de la maturité allant jusqu'au dernier souffle... Non, ce qui compte, c'est l'amitié elle-même, opérant dans le charme de son accomplissement. À travers la pensée de Montaigne, cet ouvrage ponctué de poèmes, explore toutes les facettes du sentiment amical.
Les larmes dont il est question ici ne sont pas celles du « don des larmes » du mystique, ni celles qui accompagnent la souffrance. Car il est aussi des larmes qui, à travers nos émotions les plus sublimes, portées par la fulgurance des oeuvres, des êtres et des choses, parviennent à faire disparaître jusqu'à la mélancolie. Puissance unique de ces larmes, ayant en elles une énergie qui se renouvelle et qui entraîne la survenue de cette joie inatteignable sans elles. La joie qu'on ne peut dire, c'est elles qui la disent.