Pierre Larrouy
Pierre Larrouy
Ce que cette année de `cul par-dessus tête' a révélé, c'est la double fragilité de l'absence de pensée et de structure de l'anticipation et d'un manque de doctrine et de gouvernance de l'adaptabilité. La mâchoire qui enserre notre fragilité est celle d'une invisibilité pour ceux qui décident, de la créativité, de la capacité de plasticité des citoyens et la perception de la menace et de l'organisation stratégique pour y faire face. Notre fragilité est celle de ce hiatus que le populisme ambiant, parfois à juste titre, décrit comme le décrochage entre les élites et la population du `réel'. Aussitôt un lexique d'un pseudo bon sens populaire jaillit pour en faire le récit didactique. On y parle de souveraineté, de frontières, de repli, de protection, puis très vite d'identité. Il y a une autre voie de réflexion si l'on veut continuer à s'accrocher aux valeurs de l'humanisme et de l'universalisme. On le voit, le confinement ne peut être la seule réponse aux virus. Pas plus pour la crise sanitaire que pour les conséquences d'une mondialisation désordonnée qui conduirait au repli national. La confiance, les valeurs, l'organisation, les acteurs de médiation sont un air bag indispensable. Ces deux temps, de la chronique du temps réel et de la confrontation avec le calendrier, sont une mise en perspective du choc du réel et des approches de l'Après. Présentation de l'auteur : Docteur en sciences économiques et diplômé de l'Institut d'Etudes et de Développement, Pierre Larrouy a été chef de cabinet du Ministre de l'Education nationale Alain Savary, conseiller du Ministre de la Jeunesse et des Sports Roger Bambuck, conseiller du Président de la Mutualité française et conseiller à la Présidence de Polynésie française. Il est également membre fondateur de la revue de psychanalyse "La Célibataire" fondée par Charles Melman.Auteur de plusieurs essais et articles, il travaille aujourd'hui sur la société numérique, ses conséquences psycho-sociologiques et politiques et sur de nouveaux modèles d'intelligence spatiale et de développement territorial.
Et si la clé des élections se cachait dans l’ombre des conseillers ? Pilhan revisite l’héritage de Jacques Pilhan, stratège méconnu de Mitterrand et Chirac, pour décrypter les rouages de la communication politique.
L’ubérisation n’est pas qu’un phénomène économique : c’est une révolution qui bouleverse nos sociétés, nos rapports au travail et même notre psyché.
Et si la crise était le terreau de l'innovation ? La crise innovante - En 40 pages de Pierre Larrouy explore comment notre société, en pleine mutation numérique et en quête de sens, peut transformer ses bouleversements en opportunités.
République sans curseur... Etrange formule ! De quoi Pierre Larrouy nous parle-t-il ? Du manque de symbolique de la société numérique, voire de la société tout court. De cette société habitée de valeurs-slogans devenues impuissantes, parce qu'elles veulent assumer une contradiction insoluble : des libertés tous azimuts et un besoin viscéral de collectif - ou, lâchons le mot, d'autorité. Dans ce contexte, le curseur est précisément ce qui fait défaut aujourd'hui. Le curseur, Pierre Larrouy le définit comme "quelque chose qui permet de moduler, de s'ébrouer sans prendre le risque d'une rupture des relations collectives ou d'un égarement individuel, et qui voit la limite comme un champ des possibles et non comme un catalogue d'interdits, à l'opposé, donc, de la norme". Seul ce curseur, sans doute, est capable de donner le sens de la limite et de ce que peut être la liberté exercée au sein de cette limite ; et cela, sans tomber dans le piège autoritaire de la normalisation et de l'interdit. En lui, la confusion et l'extrémisme actuels trouvent leur résolution symbolique, à partir de laquelle la société peut actualiser une véritable cohésion. Docteur en sciences économiques et diplômé de l'Institut d'Etudes et de Développement, Pierre Larrouy a été chef de cabinet du Ministre de l'Education nationale Alain Savary, conseiller du Ministre de la Jeunesse et des Sports Roger Bambuck, conseiller du Président de la Mutualité française et conseiller à la Présidence de Polynésie française. Il est également membre fondateur de la revue "La Célibataire".