Pierre Cahuc
Pierre Cahuc
La jeunesse française est coupée en deux, certains s'en sortent et d'autres non. Pourquoi ? Cette césure est le résultat d'un système social élitiste où l'école et le marché du travail servent de machines à trier. Résultat : les plus faibles sont implacablement éliminés. Mis à l'écart, ils tendent à déserter les urnes et à renier les fondements de la démocratie... Ce diagnostic sévère établi par les auteurs dans les deux précédentes éditions de La Machine à trier est malheureusement resté le même : la situation des jeunes Français ne s'est toujours pas améliorée. Battant en brèche les assertions à l'emporte-pièce, cette nouvelle édition entièrement mise à jour confirme les difficultés persistantes de la jeunesse, réfute l'idée d'un destin commun à une génération et propose une révision radicale de notre modèle d'intégration élitiste.
Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la formation n'est pas le remède à tous les maux du chômeur ; non, le travail ne se « partage » pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de création et de destruction d'emplois. On n'a pas « tout essayé » pour combattre le chômage. Loin de là. Ce livre traque les ennemis de l'emploi et nous dit comment les abattre. Paru pour la première fois en 2004 et entièrement mis à jour, cet ouvrage a été salué par une critique unanime et a reçu le prix Mutations et Travail, le Prix européen du livre d'économie, le prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines et le prix Zerilli-Marimo de l'Académie des sciences morales et politiques.
Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la formation n'est pas le remède à tous les maux du chômeur ; non, le travail ne se « partage » pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de création et de destruction d'emplois. On n'a pas « tout essayé » pour combattre le chômage. Loin de là. Ce livre traque les ennemis de l'emploi et nous dit comment les abattre. Paru pour la première fois en 2004 et entièrement mis à jour, cet ouvrage a été salué par une critique unanime et a reçu le prix Mutations et Travail, le Prix européen du livre d'économie, le prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines et le prix Zerilli-Marimo de l'Académie des sciences morales et politiques.
De 1739 à 2002, la BNF s'est enrichie d'une collection de plus de deux mille volumes manuscrits en persan, dont beaucoup sont enluminés, anciens ou contiennent des copies uniques de textes rares. La longue histoire de la constitution du fonds persan de la BNF met en scène savants, voyageurs, interprètes et collectionneurs les plus divers, militaires ou médecins, qui déposent ou vendent les collections accumulées durant leurs voyages et missions diplomatiques en Inde et en Perse. Dans ce tableau des études françaises sur la civilisation persane classique, émergent les noms prestigieux de L. M. Langlès, S. de Sacy, A. L. de Chézy, Otter, Simon de Vierville, ou encore Anquetil-Duperron. La transmission des textes persans pose le problème de la filiation des manuscrits, discipline érudite de l'histoire des textes où les arguments philologiques et stylistiques corroborent ou infirment les données de l'analyse codicologique. Francis Richard se livre à une véritable traque des variantes, marques de relecture ou corrections et fait revivre des grands ateliers comme ceux de la ville de Chîrâz entre le XIIIe et le XVIIe siècle ; il apporte des éclairages sur le rôle du mécénat princier. À la frontière entre transmission orale et transmission écrite, l'étude du mode de survie des textes poétiques peut être illustrée, juste avant que la Perse n'adopte le chiisme comme religion officielle au début du XVIe siècle, par la vogue extraordinaire de l'oeuvre de Djâmî, figure emblématique du Hérât timouride et poète adulé des Ottomans. Quelques exemples montrent de quelle manière s'est manifesté le succès de son oeuvre, recopiée et illustrée à l'envi. Enfin, Francis Richard attire l'attention sur un type de décor à la fois omniprésent dans les manuscrits persans et éclipsé par la miniature qui a beaucoup plus attiré l'attention des amateurs et des spécialistes d'histoire de l'art, les frontispices initiaux ou sarlowh que l'on trouve en tête de nombre de manuscrits. Or il s'agit d'un des décors les plus classiques dans les manuscrits persans. Une certaine évolution des styles s'accompagne d'une extrême fidélité à des modèles et à un répertoire d'éléments auxquels on puise. Leur étude systématique pose de redoutables problèmes du fait de leur abondance et de leur caractère non figuratif. Rassembler systématiquement un corpus d'images est la condition préalable à une histoire véritable de ces chefs-d'oeuvre qui, avec la calligraphie, sont presque emblématiques de l'art du livre persan.
Améliorer l'entrée dans jeunes sur le marché du travail est un enjeu multiforme : état du marché, mobilité, éducation, savoir-être, modalités contractuelles... les ressorts sont multiples mais quelles sont les politiques les plus efficaces à mettre en oeuvre pour réduire le chômage chez les plus jeunes ? Pierre Cahuc est professeur d'économie au département d'économie de Sciences Po. Jérémy Hervelin est postdoctorant à l'Université de Cergy (CY university). Ils sont spécialistes du marché du travail et leurs recherches récentes portent sur le passage de l'éducation au monde du travail.
Baisser les impôts, augmenter les dépenses publiques, arrêter l'immigration, instaurer la semaine de 32 heures, taxer les transactions financières... autant de remèdes miracles censés nous guérir de tous nos maux. Ces contre-vérités rabâchées à l'envi par les politiques et les médias portent un nom : le négationnisme économique. À l'origine de choix stratégiques, il nous appauvrit et peut se traduire par des milliers de chômeurs supplémentaires. Or aujourd'hui, on ne peut affirmer tout et son contraire, nous disent les auteurs, car l'économie est devenue une science expérimentale fondée sur l'analyse rigoureuse des faits. Cette révolution méconnue produit des connaissances qui heurtent souvent de plein fouet les croyances et les intérêts de grands patrons, de syndicalistes, d'intellectuels et de politiques. Ils font tout pour semer le doute, même sur les consensus les plus établis. Cet essai vigoureux raconte cette révolution et nous offre les moyens de débusquer les impostures et de sortir de l'obscurantisme : une arme indispensable contre la démagogie. Prix spécial du jury Turgot 2017. Préface inédite des auteurs.
Baisser les impôts, augmenter les dépenses publiques, arrêter l'immigration, instaurer la semaine de 32 heures, taxer les transactions financières... autant de remèdes miracles censés nous guérir de tous nos maux. Ces contre-vérités rabâchées à l'envi par les politiques et les médias portent un nom : le négationnisme économique. À l'origine de choix stratégiques, il nous appauvrit et peut se traduire par des milliers de chômeurs supplémentaires. Or aujourd'hui, on ne peut affirmer tout et son contraire, nous disent les auteurs, car l'économie est devenue une science expérimentale fondée sur l'analyse rigoureuse des faits. Cette révolution méconnue produit des connaissances qui heurtent souvent de plein fouet les croyances et les intérêts de grands patrons, de syndicalistes, d'intellectuels et de politiques. Ils font tout pour semer le doute, même sur les consensus les plus établis. Cet essai vigoureux raconte cette révolution et nous offre les moyens de débusquer les impostures et de sortir de l'obscurantisme : une arme indispensable contre la démagogie. Prix spécial du jury Turgot 2017. Préface inédite des auteurs.
L'apprentissage accroît fortement l'insertion professionnelledes jeunes peu qualifiés. En revanche, sonefficacité est pratiquement nulle pour les plus diplômés.En dépit de ce constat, les formations en alternancese développent principalement dans l'enseignementsupérieur, au détriment des niveaux les plus faibles dequalification. Loin de faire jouer à l'apprentissage un rôled'ascenseur social, son essor dans les études supérieuresreproduit, voire accentue, les inégalités.Il faut donc concentrer l'aide publique là où elle estefficace et équitable, c'est-à-dire dans le second cycle del'enseignement secondaire. C'est un objectif primordial enFrance, où 120 000 jeunes sortent chaque année du systèmescolaire avec au mieux le brevet des collèges. Pour y parvenir,il est nécessaire de modifier le financement des formationsen alternance et la gouvernance de l'enseignementprofessionnel. C'est ce que démontre cet ouvrage.
Indemniser au mieux les épisodes de chômage tout en limitant leur durée : telle est la vocation de l'assurance chômage. Loin de remplir cette mission, le système français opère une redistribution à grande échelle entre secteurs d'activité et niveaux de salaire. D'une efficacité limitée, il favorise l'instabilité de l'emploi et contribue à maintenir un chômage élevé. Or, il existe d'importantes marges de manoeuvre pour limiter ces transferts et les comportements d'optimisation qu'ils encouragent. Le système doit être recentré sur les incitations individuelles au maintien dans l'emploi et au retour vers l'emploi, et son pilotage rendu plus cohérent par une meilleure coordination entre assurance et accompagnement des demandeurs d'emploi.
Hiérarchie, inégalités et défiance : telle est la véritable devise de la société française ! Hiérarchisée à l’excès, élitiste, conflictuelle, cette organisation de notre société mine les relations sociales mais aussi la confiance en l’avenir et la croissance. Diffusée à l’ensemble du corps social (entreprises, salariés, partenaires sociaux, Etat…), cette logique empêche pour l’instant la France de sortir de l’engrenage du déclin annoncé. Depuis 10 ans, ses effets pervers sont accentués par le manque de transparence du gouvernement, de capacité intégratrice du système scolaire et la mauvaise qualité des relations sociales. Autant d’entraves à l’économie française. Pourtant, le déclin n’est pas une fatalité : les nombreuses réformes menées à l’étranger offrent des pistes pour sortir de l’ ornière.
Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy était élu président de la République. Son programme promettait le changement à une France réputée irréformable. Trois ans plus tard, des domaines aussi sensibles que les retraites, le contrat de travail, la représentativité syndicale ont fait l'objet de lois, ou de protocoles d'accord, sans anicroche notable. Nicolas Sarkozy serait-il en train de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué ? Un examen minutieux des réformes entreprises prouve que la réalité est tout autre. En s'attachant à quelques cas particuliers - réforme des régimes spéciaux de retraite de la SNCF, d'EDF et de la RATP, « modernisation » du marché du travail, réforme des taxis, hausse du pouvoir d'achat, défiscalisation des heures supplémentaires... - et en retraçant le cheminement tortueux qui mène des intentions aux résultats, cet ouvrage effectue une plongée salutaire dans les failles de notre système politique et permet de comprendre pourquoi la méthode choisie par Nicolas Sarkozy, mêlant conciliation et volonté d'étouffement, a échoué.