Marc Ferracci
Marc Ferracci
« En France, le PIB par habitant est presque la moitié de celui des États-Unis et il est inférieur de 20 % à celui de l'Allemagne. Ce constat devrait accaparer et même saturer le débat public. Car la richesse par habitant ne traduit pas seulement la capacité des citoyens à payer leurs factures et à vivre mieux, en commençant par remplir le frigo ou le réservoir de la voiture. Elle révèle aussi la force de notre nation, sa capacité à financer des dépenses collectives, à renforcer notre modèle social et à investir dans l'avenir. Créer plus de richesse est absolument nécessaire, car c'est ce qui rend possible tout le reste. Pourtant, la joute politique porte bien plus sur le partage du gâteau que sur sa taille. Qui paiera pour les autres ? Qui conservera son aide, sa niche fiscale ? Qui passera entre les mailles du filet de la réduction des déficits publics ? Voilà les questions qui agitent notre pays depuis des décennies. Cet ouvrage montre qu'une autre voie est possible, celle de la société du plein-emploi. Une société où les Français se projetteront vers l'avenir avec confiance, et où l'innovation soutiendra l'emploi et le progrès social. Notre jeunesse mérite cette société-là. » M. F. Marc Ferracci est économiste et député Renaissance. Professeur à l'université Panthéon-Assas, il a été conseiller de la ministre du Travail Muriel Pénicaud et du Premier ministre Jean Castex. Entre 2024 et 2025, il a exercé la fonction de ministre de l'Industrie et de l'Énergie dans les gouvernements de Michel Barnier et de François Bayrou.
La formation professionnelle des adultes suscite de nombreuses attentes en matière de sécurisation des parcours individuels et de compétitivité des entreprises. Mais qui doit-on former en priorité et de quelle manière ? À l'encontre d'un certain nombre d'idées reçues, cet ouvrage montre notamment que les effets de la formation ne sont pas toujours positifs. Ainsi des formations qui ne permettent pas de sortir plus vite du chômage, ou qui n'accroissent pas de façon signifi cative les salaires de ceux qui en bénéfi cient. Il est pourtant possible d'améliorer signifi cativement l'efficacité des sommes colossales dédiées aux actions de formation, en évaluant systématiquement ces dernières et en tirant profit des expériences internationales. En France, nous en sommes loin, mais pour technique qu'elle puisse paraître, la question de l'évaluation est cruciale. Elle permettrait de réformer notre système pour n'y laisser subsister que les prestataires apportant une réelle valeur ajoutée aux individus et aux entreprises.
L'apprentissage accroît fortement l'insertion professionnelledes jeunes peu qualifiés. En revanche, sonefficacité est pratiquement nulle pour les plus diplômés.En dépit de ce constat, les formations en alternancese développent principalement dans l'enseignementsupérieur, au détriment des niveaux les plus faibles dequalification. Loin de faire jouer à l'apprentissage un rôled'ascenseur social, son essor dans les études supérieuresreproduit, voire accentue, les inégalités.Il faut donc concentrer l'aide publique là où elle estefficace et équitable, c'est-à-dire dans le second cycle del'enseignement secondaire. C'est un objectif primordial enFrance, où 120 000 jeunes sortent chaque année du systèmescolaire avec au mieux le brevet des collèges. Pour y parvenir,il est nécessaire de modifier le financement des formationsen alternance et la gouvernance de l'enseignementprofessionnel. C'est ce que démontre cet ouvrage.
.