Philippe Longchamp
Philippe Longchamp
Que, Merveille, l'amante soit promenée dans sa besace par un voyageur et saluée par lui à chaque étape, chaque jour, pendant tout un mois d'août ; qu'un autre mois d'août, ce voyageur invente chaque jour un personnage et raconte en quatre vers sa vie comme pour remplacer les saints du calendrier ; que le mois d'août suivant, il tire chaque jour le portrait d'une personne qu'il rencontre, un inconnu de passage ou un proche, il s'agit toujours de la même chose : vérifier si on peut encore faire du neuf, de l'écriture contemporaine adressée à des lecteurs d'aujourd'hui, en usant de formes, vers rimés ou non, pas si obsolètes que d'aucuns semblent l'affirmer.
Premier recueil. La mer ressasse/un mot perdu/Tu tends l'oreille/Des cris d'enfants/les cris des mouettes/Grondant dessous/la mer rumine/sans trêve un mot/de langue morte... « Copyright Electre »