Philippe Chevallier
Philippe Chevallier
Des rites antiques à la confession moderne, le christianisme fut pour Foucault une interrogation constante, aiguillée par notre actualité : quel destin cette religion a-t-elle eu dans nos vies, dans la manière de nous conduire, de connaître notre désir, de chercher notre salut ? Ce livre propose la première synthèse de l'ensemble des lectures chrétiennes de Foucault, d'Histoire de la folie au grand livre posthume Les aveux de la chair, enrichie par la consultation de ses archives. Écartant les conclusions hâtives, ce parcours épouse la logique d'un travail que Foucault voulut autant historique que philosophique : une certaine manière de lire les textes anciens et d'inciser notre passé. Loin des lieux communs d'un christianisme ascétique et intransigeant, Foucault définit l'originalité chrétienne comme la reconnaissance d'un rapport précaire à la vérité.Initialement publié en 2011, cet ouvrage pionnier bénéficie d'une mise à jour intégrale, qui tient compte des découvertes les plus récentes que permet l'archive.« Cette enquête remarquable nous offre l'aperçu le plus complet et le mieux informé d'un nouveau terrain de recherche. Toute personne intéressée par l'oeuvre de Foucault doit le lire. » (Colin Gordon, Foucault News)
Il y a un problème Claude François. Sa musique a clôturé les Jeux olym-piques de Paris en 2024, mais elle reste méprisée par l'académie et la critique cultivée. Celui qui fait danser les uns fait ricaner les autres. Comment parler avec justesse de cet artiste hors pair par son absolu respect de la musique, l'intransigeance de sa production, la rigueur de sa technique, mais écarté des panthéons de la chanson?? Répondre à cette question, c'est interroger un savoir-faire si durablement popu-laire, par-delà les goûts et les dégoûts culturels. Ce livre-enquête -?qui traverse vingt ans de chanson française et inter-nationale?- donne la parole aux arrangeurs, musiciens, collaborateurs de Cloclo, afin d'éclairer un art difficile et méconnu. Par ses exigences supérieures à la normale, Claude François révèle la singularité et l'extraordinaire fécondité d'une forme «?moyenne?», ce milieu entre les extrêmes qui est un sommet.
Être soi, est-ce revenir à soi ? Re fluer vers une improbable source ? Père des pensées de l'existence, rétif à tout système, Kierkegaard (1813-1855) est le héros de l'individualité passionnément cherchée dans un monde dominé par le chiffre et l'opinion. Si cette quête reste la nôtre, le philosophe danois en a bouleversé les termes. Il l'a conduite à des hauteurs qu'ignorent les techniques du développement personnel. Il l'a pensée jusqu'au vertige de l'angoisse et du désespoir, mais surtout de l'amour. Un amour où le moi ne s'appartient plus et se risque sur des voies inconnues. Pas de retour possible, mais une tâche : « vivre en avant », vivre au-dehors. Telle est l'invitation provocante qu'éclaire cet essai, à la fois guide de lecture et interprétation originale d'une oeuvre qui dialogue ici avec d'autres grands textes philosophiques et littéraires (Jean-Paul Sartre, Henrik Ibsen, Lewis Carroll, etc.). En dépassant la question classique : « Qui suis-je ?», vers celle, plus exigeante, de : « Que suis-je appelé à être ? », Kierkegaard s'af firme comme le philosophe essentiel pour nos temps incertains.
«Comédien de mon état, acteur à mes heures (ou plutôt à celles du réalisateur qui veut bien m'embaucher), chanteur d'exception (pas par la qualité de mon timbre, mais par la rareté d'un disque qui n'a toujours pas vu le jour...), photographe estimé par une douzaine de personnes (alors que la France compte à peu près 10 millions d'adeptes de cet art mineur), auteur de sketches à quatre mains dont deux barbues, bref : artiste en tous genres... Il fallait bien qu'un jour ou l'autre je touchasse à la littérature, c'est-à-dire cette chose qui consiste à poser sur le papier des réflexions que l'on se fait à soi-même et que l'on juge comme indispensable d'en faire profiter autrui. À l'instar du général de Gaulle, je peux affirmer que je me suis toujours fait "une certaine idée"... des Français, et que le "sentiment me l'inspire" aussi bien que la déraison. Les "Français" : je suis tombé dedans quand j'étais tout petit ! Je les observe sans cesse, sans relâche et presque malgré moi. Ils m'inspirent (du moins je l'espère pour mes lecteurs), parce qu'ils me parlent comme si je me parlais à moi-même. Ce regard sur le monde français, qui me pousse parfois à de mauvaises pensées et autres... c'est celui de l'autodérision. À travers mes compatriotes, c'est de moi que je vous parle.» Philippe Chevallier
«Comédien de mon état, acteur à mes heures (ou plutôt à celles du réalisateur qui veut bien m'embaucher), chanteur d'exception (pas par la qualité de mon timbre, mais par la rareté d'un disque qui n'a toujours pas vu le jour...), photographe estimé par une douzaine de personnes (alors que la France compte à peu près 10 millions d'adeptes de cet art mineur), auteur de sketches à quatre mains dont deux barbues, bref : artiste en tous genres... Il fallait bien qu'un jour ou l'autre je touchasse à la littérature, c'est-à-dire cette chose qui consiste à poser sur le papier des réflexions que l'on se fait à soi-même et que l'on juge comme indispensable d'en faire profiter autrui. À l'instar du général de Gaulle, je peux affirmer que je me suis toujours fait "une certaine idée"... des Français, et que le "sentiment me l'inspire" aussi bien que la déraison. Les "Français" : je suis tombé dedans quand j'étais tout petit ! Je les observe sans cesse, sans relâche et presque malgré moi. Ils m'inspirent (du moins je l'espère pour mes lecteurs), parce qu'ils me parlent comme si je me parlais à moi-même. Ce regard sur le monde français, qui me pousse parfois à de mauvaises pensées et autres... c'est celui de l'autodérision. À travers mes compatriotes, c'est de moi que je vous parle.» Philippe Chevallier