Paul Sala
Paul Sala
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Sous le pseudonyme imposé pour les besoins de la cause, se cache le seul auteur français de romans... policiers ! Sa vocation, il la doit à Auguste Lebreton, venu en observateur participer à diverses opérations nocturnes de la 4e brigade territoriale, avant de composer Rafles sur la ville. À cette époque héroïque où le siège de sa brigade sera attaqué à la grenade et au plastic (1960 et 1962), le flic parisien écrira Alerte à toutes les voitures, une sorte d'autobiographie, Le journal d'un juge. Les braqueurs et la série des Savoyard, son personnage favori et, dans la vie, son meilleur ami ! Depuis, Fleuve Noir a publié trente-cinq romans où les souvenirs personnels de l'auteur, et son imagination, se fondent pour former un heureux amalgame. Une oeuvre en marge, Le roi des coquillards relatant les aventures de François Villon, le plus grand et le plus sympathique truand de tous les temps.
Elle tendait vers lui un visage implorant, son visage d'ange, qu'il avait osé effleurer des doigts avec dévotion, avant de s'enhardir à lisser les soyeux cheveux d'or. Il avait été réellement chic, non par timidité, mais tout simplement avec une naïve et chaude gentillesse. Pourquoi n'irait-il pas plus loin, pourquoi ne consentirait-il pas à la laisser s'enfuir, échapper aux griffes des tueurs, ses misérables complices ?
Quand il essaya de se relever, les poignets mordus, sciés par le fil de fer, Abdoul, revenu à lui, le savata avec fureur, des ombres pour seuls témoins. Les ombres, nous le savons, c'est humble, sans consistance. Elles ne voient pas, les ombres, elles n'entendent pas, elles ne font qu'accompagner la vie et s'effacent dès que survient la mort.
Deux attentats dans la même journée. Le type qui m'en veut n'hésite pas à provoquer la mort de plusieurs personnes, pour me rayer avec eux de la carte des vivants. Je n'aurais jamais cru que ma peau valait si cher, et je me demande, après avoir avalé mon dernier pop-corn : Qui je gêne et pourquoi ? Question subsidiaire : Lequel de nous deux aura l'autre ?