Paul Minot
Paul Minot
Deux sœurs, deux destins exceptionnels : Marie, reine de Pologne, et Anne, princesse palatine. À travers leurs vies, revivez les intrigues, les passions et les bouleversements du XVIIe siècle, entre cours royales et complots politiques.
Découvrez Sous les vergnes, un recueil de contes campagnards où Paul Minot, Nivernais de souche, croque avec justesse et tendresse les destins de paysans et de braconniers.
La bourgeoisie de province, alliée à une aristocratie désargentée, mais tenant au prestige de sa caste ; l'époque bienheureuse, et sans problèmes, d'avant 1914... Au domaine de la Bertrange, la douce et sensible Marie-Céleste, troisième fille d'Antoine Jourdan, rompt avec la tradition en épousant Gilbert, dont les parents tiennent le plus grand café de Verville. À peine rentrée de voyage de noces, abandonnée par les siens, choquée par la vulgarité de son nouveau milieu, voici qu'elle s'installe derrière la caisse du débit de boissons. Seule la foi l'empêche de sombrer, et aussi la naissance d'un fils. Mais Gilbert ne se révèle pas seulement un être fruste et brutal ; bientôt, il s'endette, fait des faux, puis se laisse entraîner à Paris par une prostituée. Marie-Céleste fait face, travaille durement, défie les ragots de la petite ville, élève dignement le petit Pierre, à qui elle cache la vérité. Et voici l'heure que choisit Bertrand de Villepinte, officier distingué, pour avouer à Marie-Céleste sa passion, plaçant la jeune femme à la croisée des chemins. La guerre de 1914 décidera pour elle. Gilbert reviendra à Verville en héros, acclamé même par sa belle-famille jadis hostile. Fidèle au devoir, Marie-Céleste reprend la vie commune, s'offrant seulement la joie amère d'écrire à Bertrand que son amour impossible est partagé. Elle ne saura jamais si l'officier a reçu sa lettre avant de tomber au Champ d'honneur. Plus qu'un personnage, du reste attachant, c'est toute la vie provinciale, et toute une époque, qui sont représentées ici avec précision et relief. Paul Minot, avec « Marie-Céleste », s'est placé d'emblée dans la lignée des grands romanciers français. On pense à Troyat et à son cycle « Les semailles et les moissons », sans que cette comparaison enlève quoi que ce soit à l'originalité indiscutable de Paul Minot.
Le 21 juin 1961, le Conseil municipal de Paris a reçu, dans les salons de l'Hôtel de Ville, M. Heinrich LUBKE, Président de la République fédérale d'Allemagne. Cet opuscule présente le texte de l'allocution prononcée à cette occasion par M. Paul Minot, Président du Conseil municipal.
C'est, dans l'atmosphère lourde d'une de ces petites villes de province où les passions couvent sous la cendre, la douloureuse histoire d'une vieille fille. Hélène Thibaud a aimé autrefois son cousin Jacques, elle a cru faire sa vie avec lui. Quand elle l'a revu après plusieurs années de silence il était marié et il lui a confié son enfant qu'il voulait éloigner de Paris. Hélène est une violente, une passionnée. Par tous les moyens, même les pires, elle est parvenue à détacher l'enfant de ses parents pour se venger d'un amour déçu, mais bientôt, elle s'attache à lui. Près de sa soeur la tendre et douce Marthe dont la guerre a fait une héroïne du maquis, elle couve jalousement Bernard jusqu'au jour, où l'enfant devenu adolescent, elle constate avec effroi une troublante ressemblance entre son père et lui. Un instant elle espère être pour lui une amie dans la fraîcheur d'une camaraderie illusoire mais Bernard s'éprend d'une jeune fille. Hélène parvient à vaincre la jalousie qui l'étreint, à aimer même en cette Isabelle un signe mystérieux de la Providence. Quand Isabelle meurt, fragile et irréelle comme un souffle du printemps, Hélène est impuissante à arracher Bernard aux mains d'une aventurière. Elle voudrait encore le garder près d'elle, mais elle n'a plus devant elle qu'un petit mâle livré à ses désirs et qu'elle n'ose plus regarder en face. Hélène est seule, vieillie, ruinée. Désespérément elle s'accroche à Bernard, le perd un peu plus chaque jour et quand il s'enfuit avec sa maîtresse il ne lui reste plus qu'à aller au bout de cette nuit où depuis qu'elle a recueilli l'enfant elle marche à tâtons, sans savoir ni où elle est, ni où elle va.