Patrick Forestier
Patrick Forestier
Pour la première fois, un otage dit tout. Comme tout le monde, avant son enlèvement à Beyrouth, Roger Auque, 32 ans, journaliste à RTL, pensait que ça n'arrivait qu'aux autres. Jusqu'au jour où il est devenu captif à son tour. En tout, il est resté 319 jours dans l'univers souterrain des morts-vivants de la guerre du Liban. C'est le grand reportage détaillé de cette captivité, implacable, que Roger Auque nous livre ici. Depuis des années, on parle des otages. On en parle pour ne pas gommer leur sort de nos mémoires. Mais personne n'a jamais plongé dans leur longue nuit solitaire. Quatre ans en poste à Beyrouth lui ont permis de comprendre l'arabe et de s'adapter à la mentalité du pays. Ses reportages l'ont mené auprès de toutes les factions rivales. Mieux que quiconque, il est en mesure d'analyser son drame. Il arrive à localiser les endroits successifs de sa détention. Il sait entre les mains de qui il est tombé. Ses dialogues avec les gardiens nous font découvrir leur psychologie. On apprend aujourd'hui, grâce à ce témoignage, qui sont les ravisseurs de nos otages. Ce document exceptionnel nous entraîne dans le monde mystérieux de la barbarie moderne. À travers ce livre, vous allez partager son formidable combat pour survivre, ses révoltes et ses tentatives d'évasion.
Le mystère résolu d'une relation improbable.Plus de vingt ans les séparaient, et en vérité tout un monde. D'un côté, Pompidou, l'apôtre de la France heureuse et du progrès tranquille, proche du terroir et des gens. De l'autre, de Gaulle, distant et solitaire, épris de grandeur et d'histoire, plaçant toujours la France au-dessus des Français. Ce cliché ne suffit pas à expliquer pourquoi ces deux hommes, si différents, ont semblé tant s'apprécier, cheminant de conserve et partageant largement, dans l'exercice de leurs fonctions, une vision commune de la politique, de l'État et de la France, avant de connaître, pour finir, les effets d'un surprenant désamour soldé par Mai 1968, l'affaire Marković et le référendum perdu d'avril 1969. C'est le mystère de cette relation d'un quart de siècle qui est entièrement revisité ici. Une rencontre, une séduction réciproque, une confiance profonde puis, à l'épreuve du pouvoir qui révèle le fond des caractères, une rupture. Un épisode mal connu et déterminant de notre histoire contemporaine.
Une plongée fascinante au coeur de la nouvelle " guerre froide " que Vladimir Poutine mène contre la France. Un récit sans concession qui n'épargne pas les poutinophiles français.Vladimir Poutine aligne désormais ses pions dans le monde entier pour restaurer la grandeur passée de la Russie et affaiblir l'Occident. Dans ce projet obsessionnel, l'Afrique joue un rôle décisif et la France tient lieu d'opposant à éliminer. Grand reporter qui a couvert la plupart des conflits depuis la fin des années 1970, Patrick Forestier raconte cette guerre hybride et secrète, véritable second front russe après celui d'Ukraine - où il s'est rendu au plus fort des combats. De l'Europe jusqu'au Sahel, l'auteur plonge son récit au coeur des hostilités. Il trace ainsi le portrait d'un conflit fait de criminels aux ordres du FSB, de fake news et d'une violente propagande antifrançaise. Patrick Forestier nous raconte ce nouvel affrontement, qui menace la France depuis que l'Ukraine est en difficulté sur le front et que les troupes françaises ont été expulsées par des régimes africains à la botte de Moscou. Il nous dit comment Poutine entend imposer un nouvel ordre mondial dont il serait le maître. Grâce à son expérience de témoin privilégié des conquêtes du Kremlin, l'auteur offre un récit sans concession qui n'épargne pas les poutinophiles français. Il nous dévoile les conséquences catastrophiques d'une éventuelle victoire de la Russie en Europe ; la France serait alors en première ligne avec ses alliés de l'OTAN. Un ouvrage documenté qui puise sa pertinence sur le terrain, au sein des opérations militaires extérieures françaises et dans des connaissances approfondies de l'Afrique, du " grand jeu " diplomatique et de ses recoins les plus mystérieux.
Siège de la presse internationale pendant les hostilités, l'hôtel Palestine, place de l'Etoile où se dressait la statue du Raïs, a certainement été le meilleur poste d'observation de la chute du régime de Saddam Hussein. Cet hôtel délabré, désormais célèbre sur les cinq continents, fut l'épicentre d'une autre guerre : celle de l'information. Patrick Forestier était parmi les journalistes qui sont restés du premier au dernier jour de cet affrontement hautement médiatisé. II raconte les coulisses de l'hôtel Palestine, le départ des grands médias américains avant l'ultimatum, le jeu pervers entre journalistes et fonctionnaires du ministère de l'Information, le rôle des agents secrets irakiens, des barbouzes, des militants : chronique d'une défaite annoncée malgré la propagande ubuesque d'une dictature aux abois qui croyait à ses propres mensonges. Hôtel Palestine est le " making of " du grand film de la guerre en Irak : ce qui était " hors champ ", que vous n'avez pas vu, pas lu, pas su. Les petites histoires qui font la grande Histoire. Une galerie de personnages romanesques et un témoignage unique sur le métier de grand reporter.
« Après plus d'un an de présence en Indochine, je connaissais ce qu'on peut filmer dans la guerre. Au départ, on se dit : "Tiens, il faut filmer l'ennemi." Non, l'ennemi, il ne faut pas le filmer. Il faut filmer les gens avec qui l'on est. L'ennemi, si on le voit, il vous voit. Et il tire le premier ! » Pierre Schoendoerffer« La guerre est un combat contre, au minimum, un ennemi. Impossible de la couvrir sans être avec les combattants d'un des camps. Au Liban, en Bosnie, au Tchad, au Nicaragua, à Gaza, en Libye, en Somalie, en Afghanistan, en Iral et j'en passe, cela a été le cas, pour moi et pour d'autres. Difficile de relater la guerre au plus près sans être avec un des protagonistes. » Patrick Forrestier
Ce récit nous fait pénétrer dans le monde de la piraterie moderne au large de la Somalie, pays de non-droit, en guerre depuis bientôt vingt ans. Les 15 000 navires qui empruntent le golfe d'Aden et le canal de Suez, où transitent le commerce et le pétrole destinés à l'Europe, sont devenus la proie des bandits des mers. Ce livre révèle les secrets des opérations commandos des Forces spéciales qui ont libéré les trois voiliers et les otages français captifs des flibustiers. Il nous raconte les attaques contre les thoniers bretons. Un récit haletant. Avec les nageurs de combat mais aussi dans le centre des opérations enfoui à Paris sous le ministère de la Défense et à l'Elysée où se tiennent les réunions de crise autour de Nicolas Sarkozy. L'auteur a échappé à une embuscade. Un de ses gardes du corps a été blessé par les pirates durant la fusillade. Un texte passionnant qui nous amène dans leur repaire de la Corne de l'Afrique.
Déraillements, télescopages, fusillades par les maquisards, le train éthiopien est assurément le train le plus dangereux du monde. Ce "train du Négus", ainsi appelé car il fut commandé aux Français par le négus Ménélik, doit impérativement parcourir chaque jour le trajet Addis-Abeba - Djibouti, sinon l'Ethiopie, dont il est l'artère vitale, est asphyxiée. C'est un train français, ses employés continuent de parler notre langue. C'est aussi un train éthiopien, c'est-à-dire aussi déglingué et anarchique que le pays qu'il traverse, longtemps fermé aux étrangers, où l'influence occidentale est quasiment absente. En empruntant le Train du négus, Patrick Forestier rencontre des personnages qui mènent une existence que l'on imaginait révolue... Le chemin de fer traverse également la région où vécurent Arthur Rimbaud et Henry de Monfreid. Rien n'a vraiment changé aujourd'hui, dans les montagnes de Harar et dans le désert de l'Ogaden.