Patricia Jolly
Patricia Jolly
La philosophie aujourd'hui se trouve menacée non dans telle de ses manières d'être, mais dans son être même. Des réformes précipitées disputent à l'enseignement philosophique l'espace dont il a un besoin vital. Pouvoirs et contre-pouvoirs, soumettant la philosophie à des critères politiques, ne la tolèrent que manipulée, surveillée, utilisée. Et, surtout, une interprétation anti-philosophique des sciences humaines, soutenue d'une triple vulgate marxiste, nietzschéenne, freudienne, affirme péremptoirement ou insinue sournoisement que, cachant ses dépendances, ses fonctions, son fonctionnement, la philosophie, réduite à l'idéologie, n'a avec le vrai et le réel que des rapports imaginaires. L'allégation d'idéologie doit être dénoncée comme machine à détruire la philosophie. Contre les nouveaux inquisiteurs qui torturent la philosophie pour lui faire renier son essence, l'auteur propose une défense et illustration de quelques idées fondatrices, le sujet pensant, la personne, l'homme, à partir desquelles ne serait pas impossible un renouveau de la philosophie.
«Conscients de la manne financière que représente "leur" Everest pour l'économie nationale comme pour les opérateurs étrangers, ces "sherpas du nouveau millénaire" refusent désormais d'être traités en simples auxiliaires suiveurs qui risquent leur vie pour bien la gagner.» Le 18 avril 2014 sur le versant népalais de l'Everest, une avalanche tuait seize sherpas qui préparaient la voie pour leurs riches clients amateurs de sensations fortes. C'était la première fois depuis sa conquête en 1953 que le Toit du monde tuait autant d'hommes - tous népalais - en une seule journée. Cet accident - et le mouvement de revendication sans précédent qui l'a suivi - a jeté une lumière crue sur les divergences d'intérêts entre ces montagnards locaux qui risquent leur vie pour mieux la gagner, un État népalais dépassé, et des étrangers consommateurs d'exploits. Sherpas, fils de l'Everest, rédigé après une enquête et des dizaines d'interviews, témoigne de l'évolution des mentalités des porteurs d'altitude, ces montagnards aux capacités physiques hors norme sans qui l'industrie de l'alpinisme et du trekking népalais n'existerait pas.
«Conscients de la manne financière que représente "leur" Everest pour l'économie nationale comme pour les opérateurs étrangers, ces "sherpas du nouveau millénaire" refusent désormais d'être traités en simples auxiliaires suiveurs qui risquent leur vie pour bien la gagner.» Le 18 avril 2014 sur le versant népalais de l'Everest, une avalanche tuait seize sherpas qui préparaient la voie pour leurs riches clients amateurs de sensations fortes. C'était la première fois depuis sa conquête en 1953 que le Toit du monde tuait autant d'hommes - tous népalais - en une seule journée. Cet accident - et le mouvement de revendication sans précédent qui l'a suivi - a jeté une lumière crue sur les divergences d'intérêts entre ces montagnards locaux qui risquent leur vie pour mieux la gagner, un État népalais dépassé, et des étrangers consommateurs d'exploits. Sherpas, fils de l'Everest, rédigé après une enquête et des dizaines d'interviews, témoigne de l'évolution des mentalités des porteurs d'altitude, ces montagnards aux capacités physiques hors norme sans qui l'industrie de l'alpinisme et du trekking népalais n'existerait pas.
Le 18 avril 2014 sur le versant népalais de l'Everest, une avalanche tuait seize sherpas qui préparaient la voie pour leurs riches clients amateurs de sensations fortes. C'était la première fois depuis sa conquête par Edmund Hillary et le Sherpa Tenzing Norgay en 1953, que le Toit du monde tuait autant d'hommes - tous népalais - en une seule journée. Après cette tragédie relayée par les médias du monde entier, les sherpas ont déserté le camp de base de l'Everest en mémoire de leurs disparus et pour redéfinir leur statut professionnel. Les expéditions qui ne peuvent se monter sans leur collaboration ont été aussitôt interrompues. Cet accident - et le mouvement de revendication sans précédent qui l'a suivi - a jeté une lumière crue sur les divergences d'intérêts entre ces montagnards locaux qui risquent leur vie pour mieux la gagner, un État népalais corrompu et dépassé et des étrangers consommateurs d'exploits. Les sherpas - conscients de la manne financière que représente "leur" Everest - veulent, eux aussi, obtenir leur part. Sherpas, fils de l'Everest, rédigé après une enquête et des dizaines d'interviews menées de la vallée de Katmandou jusqu'au camp de base de l'Everest, témoigne de l'évolution des mentalités des porteurs d'altitude, ces montagnards aux capacités physiques hors norme sans qui l'industrie de l'alpinisme et du trekking népalais n'existerait pas.
Le 18 avril 2014 sur le versant népalais de l'Everest, une avalanche tuait seize sherpas qui préparaient la voie pour leurs riches clients amateurs de sensations fortes. C'était la première fois depuis sa conquête par Edmund Hillary et le Sherpa Tenzing Norgay en 1953, que le Toit du monde tuait autant d'hommes - tous népalais - en une seule journée. Après cette tragédie relayée par les médias du monde entier, les sherpas ont déserté le camp de base de l'Everest en mémoire de leurs disparus et pour redéfinir leur statut professionnel. Les expéditions qui ne peuvent se monter sans leur collaboration ont été aussitôt interrompues. Cet accident - et le mouvement de revendication sans précédent qui l'a suivi - a jeté une lumière crue sur les divergences d'intérêts entre ces montagnards locaux qui risquent leur vie pour mieux la gagner, un État népalais corrompu et dépassé et des étrangers consommateurs d'exploits. Les sherpas - conscients de la manne financière que représente "leur" Everest - veulent, eux aussi, obtenir leur part. Sherpas, fils de l'Everest, rédigé après une enquête et des dizaines d'interviews menées de la vallée de Katmandou jusqu'au camp de base de l'Everest, témoigne de l'évolution des mentalités des porteurs d'altitude, ces montagnards aux capacités physiques hors norme sans qui l'industrie de l'alpinisme et du trekking népalais n'existerait pas.