Pacôme Thiellement
Pacôme Thiellement
"Le tour, celui ouvert (par exemple) par la musique des Beatles, est un jeu où disparaît tout enjeu, un jeu où le jeu est plus grand que tout joueur et les réunit cependant dans la compréhension que la somme dépasse toujours l'addition des parties. Le tour est le voyage où la traversée a plus de sens que la destination qui aurait été préalablement fixée. Le tour est le lieu mouvant, magique et mystérieux, qui réunit tous les séparés. Le tour est un jeu qui ne se passe pas dans un monde imaginaire ou virtuel, mais précisément, immédiatement, dans celui-ci auquel s'ajoutent toutes les virtualités imaginables, tous les possibles, ainsi que tous ceux qui croisent le chemin de celui qui tourne, tous ceux que le tour peut prendre au tournant. Le tour est simplement la disponibilité qui se dit de celui qui, de ce monde, s'est dessaisi pour s'y laisser glisser. Le tour est le modus operandi des devenirs. Le tour est ce qui nous fait revenir. Le tour est l'autre nom de la générosité. Le tour est une invitation à l'amitié. ...Et le tour nous attend toutes et tous pour être joué."
Découverte de la téléhypnose à travers le corps amoureux de la star, prolifération des doubles au moment de la création du daguerréotype, invention fabuleuse du complot cosmique dans la France de Louis-Philippe, continuation de la contamination mesmérienne dans le cadre du transfert psychanalytique , etc. L'objectif de L'Homme Électrique n'est pas d'opérer un recensement exhaustif des relations entre société et magie noire mais, en se focalisant sur les oeuvres de trois poètes capitaux ayant lutté de tout leur corps contre les sortilèges (Gérard de Nerval, Roger Gilbert-Lecomte, Antonin Artaud), de réfléchir aux tenants et aux aboutissants de cette étrange alliance. L'Homme Électrique est un voyage à travers les affaires de magie noire perpétuées contre des poètes. C'est une rhapsodie sur la manière dont la suggestion donne corps à des pratiques amoureuses, médicales, politiques et esthétiques. C'est enfin un livre sur Gérard de Nerval, premier homme à avoir mis les pieds sur cette planète dangereuse : notre époque.
Économie Eskimo a été écrit pour répondre à la question suivante : le bonheur est-il accessible aux Terriens ? Et, si oui, comment ? Dans une pratique qui allie à la fois l'expérience et le savoir, et dans lequel on sent grandir sa puissance d'affecter et d'être affecté. Dans la continuité conceptuelle et la constitution de la bulle singulière. Frank Zappa répondrait : dans la musique. Économie Eskimo est un livre sur la pensée de Zappa : un héros énigmatique dans le combat des hommes libres contre l'ignorance, la paresse et la peur. Zappa joue. Il joue presque comme on lance une bouteille à la mer : ne sachant pas, au fond, à qui il s'adresse, perdu au milieu de son ciel intérieur, son immense solitude, des notes de guitare comme une désolation et un appel, une déploration et un sourire. « La musique de Frank Zappa s'est introduite dans mon histoire autour de mes treize ans et, comme un sinueux serpent, s'est enroulée en spirale dans mon coeur pour y secréter sa goutte de venin-sève. Son trésor ? Le visage menaçant de Miss Christine Frka sur la pochette de Hot Rats, sortant de ce que je croyais être une tombe, et n'est en fait qu'une piscine vide. Ce livre est le fruit de mes noces avec cette image. »
Inspirée du roman de Tom Perrotta, The Leftovers (2014-2017) est la série héritière de Lost (2004-2010) : les deux oeuvres partagent le même showrunner, Damon Lindelof, et peuvent être vues comme les deux faces d'un même disque. Si Lost suivait le destin de disparus après le crash d'un avion, The Leftovers se consacre à ceux qui sont restés derrière à la suite d'un événement singulier et inexpliqué : la disparition soudaine, le 14 octobre 2011, de 2 % de la population humaine. Au sein d'un monde hanté par le doute, le mystère et l'ambiguïté, la série présente des personnages qui pensent parfois avoir compris le sens de leur vie, à tort. Les spectateurs, eux, sont emmenés sur un très grand nombre de fausses pistes, alors que l'évidence est sous leurs yeux. The Leftovers met en scène non seulement la fin de l'humanité, mais surtout le déni des êtres humains devant l'extinction du vivant, dont ils sont eux-mêmes responsables. Dans notre monde en crise, The Leftovers, le troisième côté du miroir interroge la capacité de la fiction à résoudre les maux des humains et à les aider dans les combats à venir. Sarah Hatchuel est professeure en études cinématographiques et audiovisuelles à l'université Paul-Valéry Montpellier 3 ; elle est l'autrice d'ouvrages sur Shakespeare à l'écran et sur les séries télévisées américaines. Pacôme Thiellement est écrivain et vidéaste. Il travaille sur la pop et la gnose. Il est notamment l'auteur de : Les Mêmes Yeux que Lost (Éditions Léo Scheer, 2011), Pop Yoga (Sonatine, 2013), La Victoire des sans roi (PUF, 2017), Trois essais sur Twin Peaks (PUF, 2018).
13 parcours de vie, traités sous 13 formes différentes. Dans ce numéro, PORTRAIT interroge le hasard. Quel place occupe-t-il et quel rôle joue-t-il dans nos vies ? Dans ce numéro, Portrait interroge le hasard. Quelle place occupe-t-il et quel rôle joue-t-il dans nos vies ? Pour certains, il est la réponse aux questions qui demeurent suspendues. Pour d'autres, le hasard porte des clés de compréhension. Guillaume Dumora libraire iconoclaste interviewé dans un portrait chinois, confie : "Le hasard permet de faire des écarts ou des choix qui mènent là où on doit aller." JEAN-CLAUDE AMEISEN, psychiatre et président du Comité d'éthique, laisse planer l'ombre de Spinoza sur son entretien, convaincu que "le hasard est d'abord un asile de l'ignorance". CORRESPONDANCE IMAGINAIRE o DONNY HATHAWAY - Portrait en creux : lettre à Donny Hathaway, chanteur noir américain qui a marqué l'histoire de la soul musique. - Par Pacôme Thiellement o Illustration de Mark Nerys SONGS IN THE KEY OF LIFE o JEAN-CLAUDE ZYLBERSTEIN - Portrait musical : avocat des Daft Punk, fondateur des éditions 10/18, il est un passionné et un grand collectionneur de jazz. - Par Laure Albernhe o Illustrations de Laure Fissore BOuLE à FACETTES o GUILLAUME DUMORA - Portrait chinois : Le fondateur du Monte-en-l'air,librairie indépendante se prête au jeu des 13 questions. - Par Rachèle Bevilacqua o Photos Stéphanie Dupont PARCOuRS I o RAPHAËL JERUSALMY - Portrait de société : écrivain, ex-colonel dans l'armée israélienne, il est un chasseur de livres anciens. - Par Judith Perrignon o Photos Lea Golda Holterman PORTFOLIO o DE RICHARD RENALDI - Portraits de rencontres : Touching Strangers est une série d'images de personnes choisies au hasard dans la rue. - PORTRAIT DE FAMILLE o SUR L'ÎLE DE KIHNU EN ESTONIE - Portrait du groupe et de ses individus : la vie sur Kihnu, une île de 500 habitants, dont le patrimoine est protégé par les femmes. - Par Katrina Kalda o Photos Jérémie Jung / Signatures DE LA CONvERSATION o JEAN-CLAUDE AMEISEN - Interview : psychiatre, philosophe, président du conseil d'éthique, il raconte le hasard. - Par Jean-Michel Djian o Photo Paolo Bevilacqua SI j'éTAIS... o PAR JULIE BONNIE - Portrait imaginaire : l'auteur de chambre 2 imagine le personnage qui, au mieux, nous fascine, au pire nous asservit... - Illustrations Anne-Gaëlle Amiot CARNET DE BORD o GENEVIÈVE FLAVEN - Journal : elle s'est installée, depuis 2012, en Chine et livre un extrait de cette autre vie, assise dans un taxi. - PARCOuRS II o LISA LOVATT-SMITH - Portrait de société : Ex-rédactrice en chef du Vogue Espagne, elle vit au Ghana où elle a créé une fondation pour les enfants. - Par Gaëlle Josse o Photos Claudine Doury / Agence Vu' PORTRAIT AMéRICAIN o ELSA LEPOIVRE - Quatre séquences de la vie de cette sociétaire de la Comédie-Française qui lui ont révélé sa condition de femme. - Par Adèle Ponticellli o Photos Fouad ElKoury / Signatures QuI êTES-vOuS ? o HERVÉ JUVIN - Gros plan sur un économiste dont l'esprit est symptomatique d'une confusion certaine sur les valeurs humanistes. - Par Laure Noualhat FIGuRE LIBRE o PAR EMMANUEL GUIBERT - Portrait en bulles : un soir à Rome, il rencontre Pasquino II, un étonnant personnage. -
De jeunes auteurs, Pacôme Thiellement, Julie Bonnie et Caroline Boidé, se sont penchés sur 50 récits de vie incontournables tels Chien Blanc de Romain Gary, La femme rompue de Simone de Beauvoir etc... La vie des autres est un voyage au coeur du portrait. Bonus deux longs entretiens avec Catel Mulleur, auteure des romans graphiques Benoite Groult, Joséphine Baker, Olympe de Gouges etc... et Nancy Huston, auteure de "L'empreinte de l'ange", "Les variations Goldberg" etc....
L'Empire n'a jamais pris fin, c'est un voyage dans le temps pour changer notre regard sur le passé et, peut-être, changer le visage de notre présent. Une exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France.Dans ce troisième et dernier tome, De Napoléon à Macron,on verra la façon dont la Révolution n'a pas entraînée l'émergencede la démocratie appelée de leurs voeux par les révolutionnairesauthentiques (Marat, Robespierre, Saint-Just), mais instauréle règne injuste des bourgeois en le compensant symboliquementpar l'émergence de fi gures dites de "grands hommes' à l'usage du public : bouffons despotiques et autres bananeurs applaudis par la pressemainstream, de Napoléon I à Napoléon III.On verra comment la puissance révolutionnaire, après plusieurstentatives le long du XIXe siècle, parviendra malgré toutà une expérience politique majeure : la Commune de Pariset une proposition existentielle passionnante : le Surréalisme.On verra également comment la bourgeoisie française, antisémiteet raciste, après s'être aplatie devant l'envahisseur nazi, reprendrales méthodes de ce dernier pour tenter de conserver son Empireen Algérie. Enfin, on explorera l'arnaque de la Ve république,à travers l'histoire de ses artistes satiriques principaux,les génies d'Hara-Kiri, et celle de son dernier robot à ce jour :le regrettable Emmanuel Macron, César de Wish auquel se sontattaqués des "Gaulois réfractaires' : les Gilets jaunes.
L'Empire n'a jamais pris fin, c'est un voyage dans le temps pour changer de regard sur le passé et, peut-être, changer le visage de notre présent. Une exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Une histoire de notre lutte, extérieure et intérieure, contre toutes les formes de pouvoirs politiques et religieux. Une histoire de nos tentatives d'émancipation, de nos combats, de nos échecs et de nos victoires.Dans ce deuxième tome, qui part de Rabelais et va jusqu'à la Révolution, on verra la façon dont la disparition des festivités folkloriques - et leurs mises à mort des rois de Carnaval - a engendré la pratique du régicide (Henri III, Henri IV) ou la mise à mort des rois de Carême. On verra comment cette pratique a entraîné, en réaction, la création, par le cardinal de Richelieu, de ce monstre de Frankenstein : L'État moderne et son bébé, le Monarque Absolu, Louis XIV. Enfin, la façon dont l'esprit des Sans Roi, qui avait disparu depuis les "Cathares" est réapparu avec Jean-Jacques Rousseau, dont le rêve a donné naissance à la Révolution. On essaiera de comprendre, dans un seul mouvement, la parole des Sans Roi et l'action des sans-culottes.En bonus : Quid de Sade ? Un long texte qui parle de ce dont les précédents chapitres de L'Empire n'a jamais pris fin ne parlaient pas : le sexe, et la place du désir ou des pulsions dans l'action politique. Avec le personnage le plus déconcertant qui ait traversé l'Ancien régime, la Révolution, Thermidor et jusqu'à l'Empire, j'ai nommé : D.A.F. Sade.
Philip K. Dick
L'immense guitariste de Led Zeppelin, Jimmy Page, n'a jamais caché ses penchants pour la sorcellerie. En décembre 1970, il déclarait au magazine Rock&Folk : "Depuis très longtemps, j'étudie la magie. C'est une chose passionnante et très enrichissante. Et tout ce que j'apprends dans mes livres ou dans la vie se retrouve d'une manière ou d'une autre dans ma musique. En ce sens, je fais profiter les autres de mes enrichissements." Dans cet ouvrage, initialement paru chez Hoëbeke en 2009, Pacôme Thiellement révèle les liens entretenus du groupe avec l'occulte et démontre en quoi Led Zeppelin était un projet ésotérique. Aujourd'hui encore, le groupe exerce une fascination sans équivalent sur la culture pop. En voici les raisons profondes...
Plongez dans l’univers impitoyable du lycée Biran avec School of Villains T03 ! Jôichirô Kirinji, fils du Premier ministre, affronte les chefs des premières dans une lutte sans merci pour dominer l’école des futurs yakuzas.
En ouvrant Twin Peaks par l'image de la destruction d'un tube cathodique, David Lynch avait marqué de manière décisive que son oeuvre serait avant tout une méditation sur la télévision. Cette méditation, toutefois, ne visait pas simplement à découvrir la vérité de ce médium, vérité gnostique et capitaliste à la fois, mais aussi à en incarner la crise : ce moment où les puissances déchaînées par le miroir que la télévision tendait à ses spectateurs ne pouvaient que se retourner contre elle. Sommes-nous prêts à accepter cette mort violente ? Sommes-nous prêts à accepter les conséquences matérielles et spirituelles de la fin de la télévision ? Pacôme Thiellement revient sur l'oeuvre de Lynch dans cette réédition très augmentée de La Main gauche de David Lynch, accompagnée de deux essais inédits, qui prend notamment en compte la troisième saison deTwin Peaks (2017).
« Et pourtant, tout pourrait changer. » Telle est l'idée centrale qui préside au nouveau livre de Pacôme Thiellement, un livre qui approfondit du côté de la politique les leçons de ses livres précédents. Tout pourrait changer, mais tout est mis en oeuvre pour que rien ne change. Tout pourrait changer, mais personne ne le veut vraiment. Vraiment ? Non. En allant creuser du côté du « secret de la société », Pacôme Thiellement met à jour une tradition cachée, qui relie ensemble celles et ceux qui n'ont pas renoncé au changement - ni à considérer l'humanité comme quelque chose de pas tout à fait foutu. Cette tradition, qui passe de Honoré de Balzac à Jacques Rivette, du Chat de Chester à la Baghavad-Gita, de Jeanne d'Arc au Langage des oiseaux ou de Simone Weil à Antonin Artaud, est une tradition des marges et des profondeurs, où luit encore la possibilité de l'absolu. Somptueuse méditation sur la paranoïa qui hante les espaces de la politique contemporaine, plaidoyer pour une humanité survivante, chant d'amour pour les êtres et les oeuvres qui continuent à nous guider dans le noir, c'est peut-être le plus beau livre de Pacôme Thiellement. Avec le scénario inédit de L'Année prochaine à Paris, de Pascal Bonitzer, Christine Laurent et Jacques Rivette.
Paris n’a pas seulement une histoire, racontée dans de nombreux livres. Paris a aussi une mythologie et une géographie poétique et littéraire où se croisent alchimistes, poètes, mages, évêques, démons, etc. Ces collections de légendes et ces poèmes médiévaux remplis de mythes ou de généalogies fabuleuses contiennent des éléments qui perdurent jusque dans les noms des rues et des quartiers. C’est ce Paris-là dont Pacôme Thiellement propose ici d’explorer les profondeurs. C’est la rue Pierre-Nicole, où cohabitent la crypte inaccessible de Saint Denis et la fresque de la décomposition de Paris. C’est la place du Panthéon, où les hommes du Moyen-Âge plaçaient un Château de Haute Folie et où André Breton inventera le surréalisme. C’est le quartier de Maubert, creuset alchimique de Paris. C’est Montmartre, l’Ile Saint-Louis, le Marais, Ménilmontant, Bastille : quartiers nourris de légendes étranges et d’événements politiques aux réverbérations complexes, de la guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons au soulèvement des Gilets Jaunes, et que l’auteur parcourt à nouveau afin d’en réveiller les fantômes et d’y interroger l'avenir. Pacôme Thiellement est écrivain et vidéaste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels, récemment, L’Enquête infinie (PUF, 2021).
Infernet Suivi d'un texte autobiographique inédit : Internet et moi (une confession) Préface de Denis Robert Infernet, ce sont des faits divers, des histoires vraies, sinistres, grotesques et sérieuses, qui servent de loupes grossissantes pour comprendre ce qu'Internet et les réseaux sociaux sont en train de faire de nous. C'est Marina Joyce, la " kidnappée " du réseau social ; Gabby Petito, l'influençeuse lifestyle tuée par son amoureux lors de leur roadtrip documenté au quotidien sur Instagram ; Manti Te'o, la star du football victime d'un catfish sur Twitter ; Nikocado Avocado, un YouTubeur qui fait des mukbangs à se tuer la santé pour faire des vues ; Michelle Carter et Conrad Roy, les amants Facebook maudits... Toutes ces victimes, parfois attachantes, parfois inquiétantes, sont comme l'avant-garde de ce que nous sommes amenés à vivre si nous confondons la fiction numérique et la réalité, et si nous cherchons notre salut dans les likes, les pouces bleus et l'attention que nous réussissons à obtenir sur la toile. Cette série d'articles et de vidéos publiés sur Blast depuis le 1er janvier 2022, à mi-chemin de Pierre Bellemare et de William Burroughs, propose une interprétation du phénomène des quinze dernières années : notre vie depuis que les réseaux sociaux nous ont transformés. Le livre est complété par un texte autobiographique, Internet et moi (une confession). Dans cette longue postface, l'auteur décrit les épisodes principaux de sa vie liés à Internet de 1996 (arrivée de son modem) à 2020 (année où il a décidé de quitter pour toujours les réseaux sociaux). Il y raconte comment il a cherché son salut dans la vie numérique, mais surtout pourquoi il en est arrivé à comprendre qu'en faisant ça, il se mettait, en réalité, en danger de mort.
Le petit Grégory, Alfred Jarry, Jack l'Éventreur, Ronald Reagan, David Bowie, Saddam Hussein, Edgar Allan Poe, Christine Chubbuck, Nicolas Sarkozy, Vincent Van Gogh, Mouammar Kadhafi, Martin Shkreli, Philip K. Dick, Nelson Mandela, Léona Delcourt, Otis Redding ou André Breton, qu'ont-ils en commun ces individus hantant le XXe siècle comme s'il était un théâtre grinçant ? Sans eux, l'histoire de ce siècle - notre histoire - serait incompréhensible. Car il y a les récits de manuels, avec ses grands hommes et ses grands événements. Et puis il y a le reste - les légendes dont est tissée la réalité, et qu'on ne peut raconter qu'au coin du feu ou dans l'ombre d'une porte, de peur de passer pour fou. Pacôme Thiellement n'a pas peur de la folie. Et lorsqu'il choisit de raconter « son » XXe siècle, c'est à travers le plus étonnant des réseaux de correspondance, où la poésie fait écho au fait divers, les stars médiatiques à d'obscures préoccupations mystiques et les nobles déclarations politiques aux tentatives incessantes de rendre la vie des humains impossible. Qu'y a-t-il donc de commun entre toutes ces figures ? Elles firent de la question « Qu'est-ce que vivre ? » celle du siècle dernier.
Un récit personnel et initiatique à la spiritualité Toute une vie ne suffit pas pour apprendre à vivre. Pour nous y aider, voici le récit poignant d'un homme qui a décidé de plonger dans ses douleurs les plus vives pour les transformer. Nous ne devons pas rejeter ce qui nous entrave, nous devons savoir quoi en faire. Il nous apprend que nous avons besoin de cette matière noire pour opérer notre transmutation. Amitiés trahies, douleur du premier amour, jalousies professionnelles, mais aussi impuissance sexuelle ou mort d'un proche deviennent sous la plume claire et sublime de Pacôme autant de joyaux potentiels, de vérités qu'il nous faut apprendre à regarder. L'auteur montre que dans la vie il y a des lumières partout, déclinantes et ascendantes, et il faut savoir reconnaître les bons signes, les bonnes lumières. Il faut être incroyablement intuitif pour retrouver sa nature véritable. Pacôme fait appel à son expérience foisonnante mais aussi à sa connaissance des textes : Lao-Tseu, les stratèges chinois, les textes gnostiques retrouvés à Nag Hammadi, et bien sûr, les poètes. Une initiation à la spiritualité où l'intime convoque l'universel, où le bonheur ne sera jamais béatitude mais combat.
Nous sommes les héritiers de la plus sinistre des histoires : celle qui a fait de l'amour un piège. De Adam et Ève aux séries contemporaines, elle n'a pas cessé d'être rejouée, définissant l'horizon de vie des femmes et des hommes errant sur la terre sous l'oeil mauvais du Démiurge. Il s'agit d'une histoire dans laquelle l'amour n'est pas ce qui sauve, mais ce qui enferme ; il n'est pas ce qui rend bon et joyeux, mais triste et méchant, égoïste et cruel. L'amour est un sickamour - un amour malade. Comment faire pour en échapper ? Comment faire pour retrouver ce qui a été perdu lorsque, jaloux du bonheur d'Adam et Ève, Dieu décida de les flanquer à la porte du Paradis ? Telle est la question que s'est posée Pacôme Thiellement dans Sycomore Sickamour, une promenade hallucinée et somptueuse dans les méandres d'un savoir amoureux perdu, mêlant le théâtre de William Shakespeare et les textes gnostiques, les images de Jacques Rivette et celles de David Lynch, mais aussi Buffy et Clair de lune, Raymond Roussel et John Lennon, Gérard de Nerval et Martha & The Vandellas. Une promenade à la recherche du twist de l'amour heureux.
Couronnement d'une oeuvre protéiforme et inclassable, explorant avec une gourmandise et une intelligence sans équivalent les mille et un avatars de la pop culture afin d'en faire les révélateurs du présent, La Victoire des Sans Roi apparaît comme le chef-d'oeuvre de Pacôme Thiellement. Prenant pour point de départ la découverte du corpus de textes gnostiques excavé en 1945 à Nag Hammadi, en Égypte, il y propose une vertigineuse relecture de l'histoire de la chute de l'Occident à l'aune de la sagesse de ceux qui n'ont jamais accepté de se plier aux règles des religions officielles. En oubliant les leçons des Gnostiques, nous nous sommes fermé l'accès à une autre voie que celle de la tristesse, de la méchanceté et du ressentiment - une autre voie que celle de l'échec. Mais à l'heure où il est devenu impossible de se cacher que l'Occident consomme les dernières conséquences de sa médiocrité, peut-être n'est-il toujours pas trop tard. Peut-être que rouvrir les textes gnostiques, et apprendre avec eux à pratiquer une autre exégèse du contemporain, une exégèse considérant la pop culture comme l'ultime dépositaire de leur sagesse, seraient encore susceptible de nous sauver. OEuvre prophétique, pamphlet poétique, traité à l'érudition époustouflante, livre de vie autant que diagnostic d'époque aussi implacable que hilarant, La Victoire des Sans Roi ne ressemble à aucun autre livre.
Vos films cultes comme vous ne les avez jamais lus. Pacôme Thiellement, penseur protéiforme, pop et déjanté, nous livre son petit bréviaire de cinéphile : forcément culte, forcément iconoclaste, forcément passionnant ! En mars 2014, un photographe estonien publie les ahurissants clichés d'un cinéma égyptien abandonné au milieu du désert du Sinaï. Si la construction de l'édifice est attribuée à un excentrique homme d'affaires français du début du XXe siècle, aucun film n'y a jamais été diffusé et il a été depuis détruit. Il n'en fallait pas plus à Pacôme Thiellement pour plonger dans les arcanes du cinéma et proposer des analyses déjantées de Nosferatu, Nosferatu fantôme de la nuit, Freaks, Le Locataire, Possession, Suspiria, Céline et Julie vont en bateau, M. Arkadin, Chinatown, Opening Night, Nymphomaniac et Shining. Autant de films étrangement cultes, autant de chefs-d'oeuvre à voir ou à revoir autrement, grâce aux lumières d'un érudit pop quelque peu magicien pour qui le cinéma est devenu, le temps d'une parenthèse enchantée, la façon la plus sûre de discerner l'invisible.
L'essai le plus éclairant et le plus décapant sur la « galaxie Hara-Kiri » Il y a deux types de rire : le petit rire né de la soumission aux limites - incarné par le « chroniqueur » actuel, mi-humoriste, mi-valet du pouvoir - et le grand rire né de la confrontation à l'illimité, de la mise en pièces de nos conditionnements. Le Professeur Choron provoquait un grand rire. Il était un samouraï, une figure théâtrale de violence et de distinction. Tous les Chevaliers sauvages est un voyage dans le Japon, la France et les États-Unis de l'après-guerre, en quête des véritables guerriers du comique. Un tombeau de l'humour et de la guerre, où l'on croisera les figures de Mishima, Choron, Cavanna, Fred, Topor, Reiser, Gébé et Andy Kaufman, valeureux héros d'une époque révolue où l'humour fonctionnait comme un substitut à la guerre. Cet essai précurseur sur la « galaxie Hara-Kiri » est ici augmenté d'un texte inédit consacré à Georges Wolinski. Figure culte de la réflexion artistique contemporaine, écrivain, vidéaste (Stupor Mundi, avec Thomas Bertay), chroniqueur dans « Mauvais Genres » sur France Culture, collaborateur de la revue MLQ à L'Association, Pacôme Thiellement est l'auteur de nombreux ouvrages sur la pop culture. De la musique (Poppermost sur les Beatles, Économie eskimo sur Frank Zappa, Cabala sur Led Zeppelin...) aux séries TV (Les Mêmes Yeux que « Lost », Trois Essais sur « Twin Peaks »...), en passant par le cinéma, la BD ou la littérature, ses textes fulgurants et stimulants sont accueillis avidement par une communauté éclectique de plus en plus grande de fans, lecteurs et complices.
Plongez dans Pop Yoga de Pacôme Thiellement, une exploration audacieuse et érudite de la culture pop, où musique, cinéma et littérature se mêlent à l’occultisme et à la philosophie. Un essai incontournable pour comprendre les mythes modernes !