Ouanessa Younsi
Ouanessa Younsi
23h52, un homme gît sur le sol, entre la vie et la mort. Sa fille est auprès de lui. Elle attend les secours. Son petit-fils dort. Des voix traversent la nuit : la fille, le père, le pompier, l'agente de sécurité, la médecin accompagnent cette vie qui bascule. Elles racontent ce coeur qui s'épuise. Elles cherchent leur propre souffle à travers le combat de cet homme, père, grand-père, humain. Quand je vis est un théâtre de la mort et de la vie, une poésie pleine de suspense, un livre aux pages nerveuses qui défient le temps.
Soigner est une variation du verbe aimer. Il faut aimer nos patients. On espère d'un chirurgien qu'il opère bien. Jusqu'à ce qu'un robot le remplace. Du psychiatre, on attend savoir et écoute. Une machine peut prescrire des pilules mieux que lui, mais ne peut aimer mieux que lui. La médecine exige techniques et connaissances, mais cela ne suffit pas, particulièrement en psychiatrie, où la relation est le coeur et le noeud. Nous sommes encore des humains. Le poète Jean Désy dit dans sa préface: «Sans amour pour l'autre, pas de soin véritable». Et quand Ouanessa Younsi parle de soin, bien sûr, elle considère l'être tout entier, le soma et la psyché réunis, donc l'âme. C'est probablement pourquoi elle écrit : « Face aux désordres de l'âme, j'ai l'intuition qu'il faut plus d'âme encore ». Ce qui fait que les textes de Soigner, aimer sont eux-mêmes remplis d'âme, l'autrice y dévoilant avec une langue toute poétique certains traits des âmes les plus souffrantes qu'elle a croisées.
Née d'un père algérien et d'une mère québécoise, l'auteure cherche sa propre voie/voix, dans le labyrinthe du concept de l'identité. Une petite fille construit sa famille de papier dans le labyrinthe des origines. Énigmes et vérités. Absences et masques. Le poème est un lieu de force et d'ancrage. Métissée assume le risque des frontières invisibles : fragmenter le monde, identités réelles, plurielles ou fantasmées. Point de vue de l'autrice Il s'agit de ressusciter les fantômes, les Autres en soi, de rendre visible l'invisible, de palper les trous et les ombres. C'est une oeuvre d'intégration des parts présentes et absentes d'une histoire et d'un désir, d'où le titre Métissée.
Plongez dans Emprunter aux oiseaux, un recueil poignant où Ouanessa Younsi, psychiatre et poète, tisse un dialogue tendre avec sa grand-mère atteinte d’Alzheimer.
Little Wet-Paint Girl est une odyssée poétique et surréaliste où Ouanessa Younsi explore les mystères de l'identité et de l'appartenance.
Soigner est une variation du verbe aimer. Il faut aimer nos patients. On espère d'un chirurgien qu'il opère bien. Jusqu'à ce qu'un robot le remplace. Du psychiatre, on attend savoir et écoute. Une machine peut prescrire des pilules mieux que lui, mais ne peut aimer mieux que lui. La médecine exige techniques et connaissances, mais cela ne suffit pas, particulièrement en psychiatrie, où la relation est le coeur et le noeud. Nous sommes encore des humains. Sans amour pour l'autre, pas de soin véritable. Et quand Ouanessa Younsi parle de soin, bien sûr, elle considère l'être tout entier, le soma et la psyché réunis, donc l'âme. C'est probablement pourquoi elle écrit : « Face aux désordres de l'âme, j'ai l'intuition qu'il faut plus d'âme encore ». Ce qui fait que les textes de Soigner, aimer sont eux-mêmes remplis d'âme, l'auteure y dévoilant avec une langue toute poétique certains traits des âmes les plus souffrantes qu'elle a croisées. »
Découvrez Prendre langue de Ouanessa Younsi, un recueil de poésie envoûtant où la langue devient une aventure sensuelle et une quête d’identité.