Oruno denis Lara
Oruno denis Lara
Le 25 février 1848, à Paris, les membres du Gouvernement provisoire décident d'abolir l'esclavage. Le décret, finalement signé le 27 avril, libère tous les esclaves détenus dans les colonies françaises. Les maîtres, eux, qui sont-ils? Une liste de procès qui leur sont intentés pour sévices illégaux sur leurs esclaves nous révèle quelques-uns de ces propriétaires békés de la Martinique, de Guyane, du Sénégal et de la colonie suédoise de Saint-Barthélemy.
L'objectif de cet ouvrage est d'expliquer comment s'est déroulée cette période d'abolition ou d'émancipation générale dans les colonies françaises concernées entre 1848 et 1852. Chaque colonie - Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion - possède sa date particulière d'abolition, ses traditions, sa mémoire et ses personnages. La période de l'abolition de l'esclavage ne s'accompagne pas de la fin de la colonisation française !
Janvier-mars 2009: l'actualité en Guadeloupe nous projette sans détour dans l'histoire. Pourquoi, cette fois-ci, un mouvement de grève renvoie-t-il de manière si directe aux brûlures du passé? L'auteur insiste sur les violences incommensurables d'un système colonial à la française auquel ont été confrontés les esclaves et les affranchis d'avant 1848 comme les "nouveau libres". Il porte un éclairage sur 1848 pour réexaminer une séquence cruciale, qui accompagne et prolonge les effets de la destruction de l'esclavage.
L'ouvrage analyse les fondements du Panafricanisme impliquant des investigations dans un vaste domaine combinant, dès le XVIIIe siècle, Afrique, États-Unis d'Amérique, Canada, Grande-Bretagne, France, Haïti, Brésil et Colonies européennes des Caraïbes. L'auteur a retrouvé de précieux documents, en particulier le Rapport de la Conférence de Londres organisée en 1900 par des hommes originaires des Caraïbes, le Rapport de Bénito Sylvain publié pour la première fois ici et le Report of the Pan-African Conference de Londres (23-25 juillet 1900) à Westminster Town Hall rédigé par Henry Sylvester Williams et ses amis.
La Guadeloupe est-elle ce paradis que décrit la brochure publiée en 2011 sous l'égide du congrès des élus départementaux et régionaux, qui propose à notre réflexion un "projet de société " et une "société de projets"? Alors que la mondialisation étend ses grandes ailes, Oruno D. Lara invite à reconsidérer la Guadeloupe sous les décombres du système colonial et du système esclavagiste.
Combien sont-ils à s'obstiner à glorifier Mortenol en voulant imposer un mythe. Mortenol pour eux, sert d'oriflamme aux cavalcades meurtrières des conquêtes européennes en Afrique, à Madagascar et en Indochine. Ils veulent mettre un nom, "Commandant Mortenol", sur l'impasse de la colonisation et masquer ainsi les crimes perpétrés... L'historien guadeloupéen expose les conclusions de ses investigations : l'origine du patronyme, la famille, l'enfance en Guadeloupe, la carrière dans la marine et, pendant la Grande Guerre, ses fonctions à la Défense Contre-Aéronefs du Camp Retranché de Paris.
Cet ouvrage éclaire le processus d'émancipation des esclaves dans les colonies françaises en 1848, Guadeloupe, Guyane, Martinique et La Réunion. Il étudie l'organisation d'un système colonial dans le cadre d'une liberté surveillée. Une colonisation qui s'adapte à l'évolution des détenus colonisés. Les problèmes étudiés dans ce livre sont au centre de préoccupations économiques, sociales, culturelles et politiques d'une extrême actualité. Le 21 mai 2001 a été promulguée, en France, la loi qualifiant la traite négrière et l'esclavage en tant que crimes contre l'humanité.