Ophélie Roque
Ophélie Roque
Virilité 2.0 : chronique d'un échec contemporainLe masculinisme contemporain ne se donne pas toujours à voir - et c'est précisément ce qui le rend puissant. Sous couvert de conseils en séduction, de coaching ou de développement personnel, une idéologie s'installe. Discrète, virale, structurée. " Incels ", " red pill ", " alpha " : ces mots s'infiltrent dans le langage courant sans que l'on en mesure vraiment la portée. À partir d'un vaste corpus et d'un minutieux travail de terrain, Ophélie Roque décrypte cette nébuleuse encore largement méconnue. Elle en met au jour les ressorts : solitude affective, sentiment de déclassement, fracture entre les sexes, rôle amplificateur des réseaux sociaux - jusqu'aux logiques de radicalisation. Car ce phénomène n'a rien de marginal. Il dit quelque chose de plus profond : une recomposition du masculin et un basculement silencieux de notre époque. Un livre essentiel pour comprendre ce qui est déjà en train de changer.
Bienvenue sur les bancs de l'école du xxie siècle !Violences, manque de moyens, crise des vocations, réformes successives, insalubrité des locaux... Notre système d'éducation ne cesse de se dégrader. C'est ce que vivent au quotidien des millions d'élèves, leurs familles et leurs enseignants.Mais pas question de baisser les bras ! Avec une perspicacité acerbe et une ironie cinglante, l'auteure, professeure de français, nous explique comment survivre en plein marasme.Armée d'anecdotes drôles et croustillantes, elle nous invite dans les coulisses de l'Éducation nationale et réfléchit à l'école de demain : tout-numérique, inclusion, groupes de niveau...
Black Mesa, Arizona, 1887-1889.Il était une fois dans l'Ouest : un fils et son père, une terre aride, un soleil de feu.Un formidable western littéraire ! À peine le père enjambait-il le seuil que le fils, fébrilement, annonçait qu'il avait acheté une terre - à Black Mesa, Arizona - qu'il comptait fichtrement la rejoindre au plus tôt, et que si le vieux voulait pas crever, il avait tout intérêt à le suivre. " C'est comme si c'te chienne de vie avait décidé à ma place. " Il fallut un certain temps avant que le père ne réagisse. Titubant légèrement à travers la pièce, il s'approcha de son fils et - pour la toute dernière fois - lui mit une raclée. Les coups s'arrêtèrent aussi soudainement qu'ils avaient commencé. Le souffle court, le vieux s'adossa au chambranle incertain de la cheminée, avant d'annoncer - l'air las - qu'il partirait aussi. " D'toute façon, y a plus rien pour nous, ici ! " Mais la terre - là-bas, à l'Ouest - voudrait-elle bien d'eux ?