Olivier Ruffray
Olivier Ruffray
La « pauvre Léonie », comme on l'appelait dans sa jeunesse, troisième fille des saints Louis et Zélie Martin, était de caractère difficile et souffrait de ses échecs scolaires. Malgré son attrait pour la vie religieuse, elle se heurta douloureusement à plusieurs essais infructueux, avant de trouver, à la Visitation de Caen, le lieu où sa vocation put s'épanouir pleinement. Le père Olivier Ruffray retrace ici les principales étapes de la vie de Léonie, d'Alençon à Lisieux puis à Caen, en mettant l'accent sur les principaux tournants de son cheminement qui l'ont amenée à embrasser résolument la voie de la confiance, à l'exemple de sa soeur, sainte Thérèse. Léonie, devenue soeur Françoise-Thérèse en religion, est la figure spirituelle des pauvres et des petits, de tous ceux que les échecs de la vie accablent. Dans un monde désenchanté, bousculé, chahuté, elle nous convie au coeur de l'Évangile, nous incitant à nous abandonner entièrement dans les bras d'un Père plein de tendresse. Olivier Ruffray est recteur de la basilique de Lisieux et directeur du pèlerinage. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Célébrer la réconciliation (Éditions des Béatitudes, 1999) et Louis et Zélie Martin, la sainteté à portée de main coécrit avec Odile et Sylvain Delye (Éditions Emmanuel, 2015).
La sainteté de Thérèse de Lisieux, dont nous célébrons le 150e anniversaire de la naissance, est avant tout liée à son baptême, mystère d'abaissement et de relèvement qui fonde toute expérience chrétienne authentique. Contrairement aux apparences, sa brève existence na pas été rectiligne mais marquée par des conversions successives à travers différents événements et choix fondamentaux. De la grâce de Noël à son « Acte d'offrande à l'Amour miséricordieux », en passant par l'approfondissement de sa « petite voie » d'enfance spirituelle, Thérèse n'a eu de cesse de faire résonner en elle la beauté, la vérité et la justesse de l'Évangile. Les textes ici rassemblés, extraits de lettres, poésies ou notes manuscrites, nous dévoilent cet itinéraire des diverses renaissances expérimentées par la sainte de Lisieux. Ce chemin de confiance et d'espérance est aussi ouvert à tous ceux qui veulent être engendrés à la vie des enfants de Dieu.
Le silence est sa meilleure arme...Février 1892, New York. Ellis Island est le passage obligé des migrants vers les États-Unis. À peine débarqué sur le sol américain, le jeune Will Campbell voit sa mère mourir dans un attentat. Traumatisé par ce terrible drame, le garçon se mure dans un silence absolu, si bien qu'il est placé par erreur dans un établissement spécialisé pour sourds et aveugles. Dix ans passent : Will est devenu adulte. Livré à lui-même, il essaie à présent de découvrir les véritables circonstances de la mort de sa mère. Dans cette quête, il voit sa vie osciller entre un cabaret de freaks et des petites combines pour la mafia new-yorkaise. Car il a remarqué un fait intéressant : en sa présence, les gens ne se méfient pas et, certains d'avoir affaire à un sourd, parlent beaucoup. Beaucoup plus qu'ils ne le voudraient... Avec le temps, Will va apprendre à cultiver cet avantage, faisant de lui une sorte de super-héros de l'ordinaire.Éric Stalner nous décrit la quête de vérité d'un jeune garçon dans les faubourgs turbulents de New York à la fin du XIXe siècle : celle des grandes migrations et de la révolution industrielle.
La richesse du sacrement de la réconciliation est bien souvent méconnue. Il est fréquent que la confession soit vécue avec une certaine appréhension ou comme une obligation morale. Aussi semble-t-il nécessaire et urgent de redécouvrir ce sacrement et les trésors de grâce qu'il renferme pour ceux qui s'y ouvrent. Il sera alors, pour chacun, une véritable célébration, l'occasion de se réjouir de la bonté de notre Dieu.
After the dissolution of the Austro-Hungarian Monarchy, Austria transformed itself from an empire to a small Central European country. Formerly an important player in international affairs, the new republic was quickly sidelined by the European concert of powers. The enormous losses of territory and population in Austria's post-Habsburg state of existence, however, did not result in a political, economic, cultural, and intellectual black hole. The essays in the twentieth anniversary volume of Contemporary Austrian Studies argue that the small Austrian nation found its place in the global arena of the twentieth century and made a mark both on Europe and the world. Be it Freudian psychoanalysis, the "fin-de-siècle" Vienna culture of modernism, Austro-Marxist thought, or the Austrian School of Economics, Austrian hinkers and ideas were still wielding a notable impact on the world. Alongside these cultural and intellectual dimensions, Vienna remained the Austrian capital and reasserted its strong position in Central European and international business and finance. Innovative Austrian companies are operating all over the globe. This volume also examines how the globalizing world of the twentieth century has impacted Austrian demography, society, and political life. Austria's place in the contemporary world is increasingly determined by the forces of the European integration process. European Union membership brings about convergence and a regional orientation with ramifications for Austria's global role. Austria emerges in the essays of this volume as a highly globalized country with an economy, society, and political culture deeply grounded in Europe. The globalization of Austria, it appears, turns out to be in many instances an "Europeanization."
L'étude du gouvernement Daladier est aussi nécessaire à l'appréciation de l'expérience de Front populaire qu'à la compréhension des causes de la défaite de 1940. Se plaçant dans la continuité des équipes qui prennent appui sur la majorité du Rassemblement populaire, le gouvernement d'Edouard Daladier est cependant celui sous lequel se produisent, à l'automne 1938, et le renversement de la majorité issue du scrutin de 1936, et un nouvel équilibre des rapports sociaux après l'échec - aux yeux de l'opinion - de la grève générale du 30 novembre 1938. Dans une perspective plus longue, le dernier gouvernement du temps de paix qu'ait connu la Troisième République se caractérise par une nouvelle pratique parlementaire, un rôle plus affirmé du président du Conseil dont l'autorité personnelle est renforcée par le soutien de l'opinion. L'expérience est moins révélatrice de la dégradation du système de la Troisième République que de la recherche d'un type de gouvernement plus efficace et à autorité plus concentrée, tel que le connaîtront les Quatrième et Cinquième Républiques. Mais sa signification la plus profonde est sans doute, devant l'imminence des périls, celle d'un sursaut national.