Nick Cave
Nick Cave
En tournée nord-américaine avec les Bad Seeds, Nick Cave tient un journal : à chaque ville étape, une entrée griffonnée sur l'un de ces sacs vomitoires mis à disposition dans les avions. Mais la chronique se mue en poème épique, entre envolées lyriques et pure trivialité, exaltation et dérision. Parmi les brouillons de chansons, visions d'apocalypse et listes incongrues, on croise des anges et des muses, des enfants sur un pont, une bien-aimée lointaine, des bergers d'abeilles, et quelques idoles, de Bryan Ferry à Bob Dylan... Un objet littéraire unique en son genre, une oeuvre puissante, parfois poignante, toujours jubilatoire.
En tournée nord-américaine avec les Bad Seeds, Nick Cave tient un journal : à chaque ville étape, une entrée griffonnée sur l'un de ces sacs vomitoires mis à disposition dans les avions. Mais la chronique se mue en poème épique, entre envolées lyriques et pure trivialité, exaltation et dérision. Parmi les brouillons de chansons, visions d'apocalypse et listes incongrues, on croise des anges et des muses, des enfants sur un pont, une bien-aimée lointaine, des bergers d'abeilles, et quelques idoles, de Bryan Ferry à Bob Dylan... Un objet littéraire unique en son genre, une oeuvre puissante, parfois poignante, toujours jubilatoire.
En roue libre depuis le suicide de sa femme, Bunny Munro s'efforce de ne pas perdre complètement pied avec la réalité et fait la seule chose dont il est encore capable : prendre la route, embarquant avec lui son jeune fils. Aux yeux du garçon, qui attend dans la voiture pendant que son père fait du porte-à-porte pour vendre des cosmétiques et des coups d'un soir à des femmes au foyer esseulées du sud de l'Angleterre, Bunny est un héros. Mais Bunny est hanté par ce qui pourrait bien être le fantôme de son épouse, et il faudra attendre que son drôle de voyage prenne des allures de Jugement dernier pour qu'il commence enfin à reconnaître l'amour qu'il porte à son fils. Et à voir que les revenants qui peuplent son monde - pères décrépits, fantômes vengeurs, maris jaloux et tueurs psychopathes à cornes - rôdent dans l'ombre, prêts à faire des ravages. Tour à tour sombre et humain, Mort de Bunny Munro est un portrait tendre de la relation entre un père et son fils en même temps qu'une peinture brute de la société anglaise.
En roue libre depuis le suicide de sa femme, Bunny Munro s'efforce de ne pas perdre complètement pied avec la réalité et fait la seule chose dont il est encore capable : prendre la route, embarquant avec lui son jeune fils. Aux yeux du garçon, qui attend dans la voiture pendant que son père fait du porte-à-porte pour vendre des cosmétiques et des coups d'un soir à des femmes au foyer esseulées du sud de l'Angleterre, Bunny est un héros. Mais Bunny est hanté par ce qui pourrait bien être le fantôme de son épouse, et il faudra attendre que son drôle de voyage prenne des allures de Jugement dernier pour qu'il commence enfin à reconnaître l'amour qu'il porte à son fils. Et à voir que les revenants qui peuplent son monde - pères décrépits, fantômes vengeurs, maris jaloux et tueurs psychopathes à cornes - rôdent dans l'ombre, prêts à faire des ravages. Tour à tour sombre et humain, Mort de Bunny Munro est un portrait tendre de la relation entre un père et son fils en même temps qu'une peinture brute de la société anglaise.
On a beau changer de peau plusieurs fois, on reste toujours le même serpent. Mais ta vision des choses a tout de même radicalement changé, non ? Tu sais, si le jeune Nick Cave pouvait s'autoriser un certain dédain pour le monde, c'est parce qu'il ne savait pas ce qui l'attendait. Je m'aperçois aujourd'hui que ce dédain, ou ce mépris, était un luxe, une afféterie complaisante. Ce jeune homme n'avait aucun sens de la fragilité de la vie, de son caractère précieux. Il ne se rendait pas compte qu'il est difficile mais essentiel d'aimer le monde et de le traiter charitablement. Et, je le répète, il ne soupçonnait pas ce que l'avenir lui réservait. Tiré de plus de quarante heures d'entretiens avec le journaliste Sean O'Hagan, Foi, Espérance et Carnage retrace la vie intérieure de Nick Cave, qui y livre ses méditations sur la foi, la musique, la création, la liberté, l'amour, le deuil... Une plongée dans les rouages de l'inspiration et de la création, ainsi qu'une réflexion sur ce qui nourrit une oeuvre, où l'on découvre avec quelle force espoir, spiritualité et fiction peuvent nous pousser vers l'avant.
On a beau changer de peau plusieurs fois, on reste toujours le même serpent. Mais ta vision des choses a tout de même radicalement changé, non ? Tu sais, si le jeune Nick Cave pouvait s'autoriser un certain dédain pour le monde, c'est parce qu'il ne savait pas ce qui l'attendait. Je m'aperçois aujourd'hui que ce dédain, ou ce mépris, était un luxe, une afféterie complaisante. Ce jeune homme n'avait aucun sens de la fragilité de la vie, de son caractère précieux. Il ne se rendait pas compte qu'il est difficile mais essentiel d'aimer le monde et de le traiter charitablement. Et, je le répète, il ne soupçonnait pas ce que l'avenir lui réservait. Tiré de plus de quarante heures d'entretiens avec le journaliste Sean O'Hagan, Foi, Espérance et Carnage retrace la vie intérieure de Nick Cave, qui y livre ses méditations sur la foi, la musique, la création, la liberté, l'amour, le deuil... Une plongée dans les rouages de l'inspiration et de la création, ainsi qu'une réflexion sur ce qui nourrit une oeuvre, où l'on découvre avec quelle force espoir, spiritualité et fiction peuvent nous pousser vers l'avant.