Miki Kasongo
Miki Kasongo
Si la culture se définit comme une somme des connaissances, des croyances, des normes morales et des formes d'habitudes acquises par l'homme, l'interculturalité, quant à elle, se veut une prise en compte de la diversité des cultures, des croyances et des visions du monde qu'elle comprend non pas comme une menace, mais plutôt comme une richesse. Car toutes les cultures apprennent les unes des autres, elles sont complémentaires et interdépendantes. C'est pourquoi le principe fondamental de la philosophie de l'interculturel est de lutter contre toute forme de suprémacisme, d'ethnocentrisme, de repli identitaire, de « xéno-culturo-phobie » et de favoriser l'échange entre les cultures.
Si pour certains le substrat naturel, l'instinct de survie et de thanatos sont les causes de la violence, pour d'autres elle est causée par l'injustice et les inégalités sociales et politiques. Pour ces deux approches, l'homme n'est pas responsable de sa violence, ce qui nous mène à une impasse épistémologique. Cependant, selon une troisième approche, si l'homme est violent, c'est parce qu'il désire le même objet non partageable avec son modèle du désir, il veut posséder des biens déjà désirés par un autre et qui sont source de convoitises et de violence. C'est pourquoi, pour sortir de la circularité mimétique de violence et construire un monde où règne la non-violence, trois philosophies nous proposent des procédés cathartiques de la violence et de la vengeance. C'est l'intérêt majeur de ce livre.