Michel Remy
Michel Remy
Peter Greenaway's cinema has consistently defied classification or definition, soliciting commentaries that attempt, each in its turn, to define the undefinable and explain the unexplainable. This volume is no exception to that established tradition. Greenaway's cinema is a cinema of non sense, in the sense Deleuze gave to the word : not an absence of meaning but a plurality of meanings - a multilayered cinema whose strata of meanings interact, overlap, disrupt, contradict and confirm one another.
Rédacteur de la revue La Vie Claire, Michel Remy a d'abord participé activement à la recherche de moyens de protection individuels contre les diverses nuisances. Passionné par les problèmes qu'il découvrait, il lui fallut bientôt constater que c'était la société de consommation tout entière qu'il fallait mettre en cause. La protection de l'homme et de la nature apparaît désormais comme une nécessité absolue. Est-elle économiquement viable ? Comment concilier le dirigisme et les impératifs de protection avec le respect de la liberté ? Comment édifier une véritable société de protection à partir de la société de consommation-destruction qui en est l'antithèse ? C'est là quelques-unes des questions capitales qu'étudie Michel Remy dans le cadre d'une synthèse objective qui le conduit à dégager les nécessités « stratégiques » de la réorganisation biopolitique de la société et finalement à poser la question de l'avenir de l'homme, de la civilisation et de la vie dans son ensemble.
Le refus est indispensable à la pensée libre. L'individu, les sociétés, les cultures et les civilisations ne peuvent se construire que par le refus. Dans tous les exemples que ce volume propose à la fois dans le domaine de l'esthétique, de l'écriture, des mouvements sociétaux et de la création musicale, on assiste à un questionnement radical de valeurs qui confronte le sujet à lui-même. Y a-t-il donc pour tout individu urgence du refus, quelqu'intempestif qu'il puisse être ?