Michel Marchesnay
Michel Marchesnay
Rédigé avant l'irruption de l'épidémie de la Covid-19, cet ouvrage offre une réflexion critique sur le capitalisme managérial. Sont énoncées et dénoncées les faiblesses inhérentes aux bureaucraties et à la mondialisation. De nouvelles attentes, dites hypermodernes, émergent, vers un nouveau capitalisme qualifié d'« entrepreneurial ». Cette « révolution » est exposée en termes simples, en dix thèmes pluridisciplinaires, allant de l'économie à l'épistémologie. Est dénoncée l'ignorance de la petite entreprise, en économie politique comme en sciences morales et politiques, jusqu'à l'engouement récent pour la création d'entreprise. Systématiquement ignorée après Cantillon et Say, la petite entreprise réapparaît aux États-Unis avec le courant critique du pragmatisme, initié par Veblen et James, qui prône un « capitalisme artisanal », axé sur la recherche de la singularité et du Bien Commun - sujet crucial lors de l'élection du prochain Président. Prônant notamment un « capitalisme écologique », les chercheurs révèlent l'immensité des formes, marchandes ou bénévoles, enregistrées ou clandestines ? En Europe et dans le monde francophone, l'enseignement et la recherche en entrepreneuriat ont explosé, comme en témoignent les publications (manuels, revues, etc.). On souhaite que cet ouvrage offre l'occasion de centrer la problématique de l'après-crise sur le rôle de l'entrepreneur, au regard de l'attente d'un capitalisme plus humain.
Dès lors que l'entreprise est de très petite taille, centrée sur la personne de l'entrepreneur et de son entourage, la stratégie, tant comme concept que comme outil, doit être adaptée à son objet. En se référant à l'histoire comme à des exemples concrets, le rôle stratégique de la légitimité sociale, à côté de la compétitivité économique, est mis en exergue, à mesure que l'importance des TPE s'accroît. À l'appui de l'observation des micro-entreprises, en fonction de leur couple légitimité - compétitivité, une théorisation de l'hypofirme soutient l'intérêt de promouvoir les stratégies de proximité et de singularité axées sur la plus petite taille.
L'entrepreneuriat est devenu, en une vingtaine d'années, une discipline à part entière d'enseignement, de recherche et de gestion des entreprises. Il n'en reste pas moins un champ d'études qui reste encore à défricher. En témoigne la découverte de la toute petite entreprise pour nombre de disciplines, depuis l'artisanat, institution millénaire, jusqu'aux actuelles micro-entreprises. Ainsi, économistes, gestionnaires et sociologues n'hésitent plus à se pencher sur l'entrepreneur, en mobilisant pour cela des méthodes d'observation fondées sur les typologies, les cas d'entreprises et, plus largement, le recours à des grilles d'analyse inspirées par la découverte de la philosophie pragmatiste américaine. L'ouvrage, qui souhaite offrir une ouverture pluridisciplinaire sur la thématique de l'entrepreneuriat, est rédigé par un auteur considéré comme l'un de ses pionniers en France. Il rassemble plusieurs essais inédits de réflexion personnelle, venant souligner, dans un langage accessible à tous, la diversité des questions suscitées par les mutations en cours. Un large public de chercheurs, de praticiens et d'étudiants y trouvera des réflexions approfondies, et parfois iconoclastes, sur les logiques et les pratiques d'action que porte en elle la démarche entrepreneuriale.
Découvrez comment Kenneth Andrews a révolutionné la stratégie d’entreprise avec le modèle LCAG, pilier de la Harvard Business School. Ce smartbook éclaire son héritage et ses méthodes, toujours enseignées aujourd’hui.
Découvrez comment Richard Cantillon, économiste irlandais du XVIIIe siècle, a révolutionné la pensée économique et posé les bases de l'entrepreneuriat moderne.
Et si la pensée de William James éclairait les défis managériaux d’aujourd’hui ? Ce smartbook de Michel Marchesnay revisite l’empirisme radical du philosophe américain pour en tirer des pistes concrètes face à un monde organisationnel de plus.