Michel Bulteau
Michel Bulteau
Carnets échelonnés entre 2012 et 2015 où le poète Michel Bulteau, qui fut le premier découvreur de Michel Huellebecq, nous livre sa "matière de poèmes". Deuils, nostalgies, réminiscences, lieux d'enfance, livres aimés, écrivains, peintres des deux côtés de l'Atlantique, musique rock, balisent son territoire intérieur d'où le poème surgit soudain.
A la fois un hymne à la mélancolie, le dialogue d'un jeune homme avec ses grands morts, et une page inédite de l'histoire littéraire française. « Copyright Electre »
Michel Bulteau a découvert les "longues moustaches" dans un article de Paul Morand : elles désignaient Henri de Régnier, Jean-Louis Vaudoyer, Edmond Jaloux, Émile Henriot. Ces "princes de Ligne désabusés" avaient une passion pour l'Italie et pour les bibelots. Ils connaissaient leur Venise par coeur, se retrouvaient au Florian, sous le portrait du Chinois, pour fumer des cigares, rêver de Stendhal et rendre un culte au passé vivant. Écrivains provisoirement oubliés, excentriques, à Paris, à Venise ou sur la Riviera, ces dandys n'avaient aucune illusion sur rien mais persistaient à croire en la beauté. Le Club des longues moustaches est à la fois un hymne à la mélancolie, le dialogue d'un jeune homme avec ses grands morts et une page inédite de l'histoire littéraire française.
Michel Bulteau a découvert les "longues moustaches" dans un article de Paul Morand : elles désignaient Henri de Régnier, Jean-Louis Vaudoyer, Edmond Jaloux, Émile Henriot. Ces "princes de Ligne désabusés" avaient une passion pour l'Italie et pour les bibelots. Ils connaissaient leur Venise par coeur, se retrouvaient au Florian, sous le portrait du Chinois, pour fumer des cigares, rêver de Stendhal et rendre un culte au passé vivant. Écrivains provisoirement oubliés, excentriques, à Paris, à Venise ou sur la Riviera, ces dandys n'avaient aucune illusion sur rien mais persistaient à croire en la beauté. Le Club des longues moustaches est à la fois un hymne à la mélancolie, le dialogue d'un jeune homme avec ses grands morts et une page inédite de l'histoire littéraire française.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Bourges, cité des Bituriges, "les rois de l'univers", fut une ville prospère au XVe siècle. Capitale sous Charles VII, elle fut réellement le centre de France. Ses foires étaient les plus réputées du royaume, la vie économique y était florissante. C'est à la fin du XVe siècle qu'une riche famille de marchands, les Lallemant, firent construire une extraordinaire demeure, l'un des premiers édifices français de style "à l'antique". Véritable petit palais, méritant la même célébrité que le palais Jacques Coeur, l'Hôtel Lallemant est aussi une demeure alchimique, dont la chapelle abrite un admirable plafond aux motifs symboliques. Michel Bulteau nous invite à redécouvrir cette Bourges médiévale, avec ses fastes et ses mystères. Il déchiffre les secrets de l'Hôtel Lallemant, nous apprend à lire les motifs sculptés.
Cet ouvrage, paru en 1972, est un recueil collectif de textes en prose écrits par Mahogany Brain, Michel Bulteau, William S. Burroughs, Jean-Pierre Cretin, Jean-Jacques Faussot, Jacques Ferry, Patrick Geoffrois, Allen Ginsberg, Brion Gysin, Bob Kaufman, Matthieu Messagier, Claude Pélieu, Stanislas Rodansky, Mick Trean, Carl Weissner.
Une brume bleuâtre annonçait une journée brûlante. Les regards portaient loin. Ils observaient l'horizon courant comme un postiche au menton de l'univers. Les vagues brillaient. Elles atteignaient des hauteurs d'arbres et s'écroulaient comme des palais ébranlés. Les deux jeunes gens se recueillaient. L'humilité s'emparait d'eux, et, subitement surgi d'une profonde caverne intérieure, l'orgueil les faisait rire.