Mgr Dominique Le Tourneau
Mgr Dominique Le Tourneau
« J'accorderai tout ce que l'on me demandera par l'invocation aux saintes plaies. Il faut en répandre la dévotion », confiait le Christ à une simple religieuse visitandine, soeur Marie-Marthe Chambon, à la fin du XIXe siècle. Forts de ces promesses, pénétrons donc dans ce mystère d'amour et contemplons ces « splendides joyaux », sources de notre salut.Aimer et vénérer les blessures du Christ en sa Passion, c'est apprendre à aimer d'un amour sans limite, allant « jusqu'au bout » (Jn 13,1), jusqu'au terme de chaque action entreprise, de nos journées, de notre vie tout entière. Car, au dire des saints, ces blessures ont le pouvoir d'enflammer les coeurs les plus insensibles.Mgr Dominique Le Tourneau propose ici une riche méditation qui éclairera les fidèles désireux de s'approcher un peu plus du Christ souffrant. Ils y puiseront la maîtrise de leurs sens, un approfondissement de leur vie intérieure et la force de supporter les épreuves en les offrant en union avec Jésus et Marie, pour le salut de tous les hommes. Mgr Dominique Le Tourneau est prêtre depuis 1974 et membre de l'Opus Dei. Docteur en droit canonique, il a publié de nombreux livres et articles de droit canonique, de théologie, d'histoire et de spiritualité.
De la terre promise à la parabole des talents, du bon larron et du bon Samaritain au fils prodigue, notre langage est pétri de références bibliques dont le sens originel échappe pour une bonne part à notre monde sécularisé. Cette perte des points de repère s'étend aussi à de larges pans de notre culture alors pourtant que les expositions de peinture ancienne, les musées, les concerts de musique sacrée et les édifices religieux connaissent une faveur croissante auprès du public. Savons-nous ce que désignent au juste des mots comme indulgence, dormition (de la Vierge), reliques, visitation, action de grâce, agneau pascal ou carême - sans parler d'ostensoir, de manipule, d'ambon, de pain bénit et (le quantité d'autres choses qui ont tait le quotidien (le nos aïeux ? Sommes-nous bien sûrs (le savoir saisir tous les enjeux d'une pièce comme Polyeucte, (le tableaux comme ceux (le Botticelli, de Poussin ou (le Rouault, des cantates (le Bach, les messes (le Messiaen, faute (le maîtriser le vocabulaire et la « grammaire » du christianisme - à plus forte raison celui qui appartient à des univers peu familiers (les Français : les chrétientés d'Orient, le monde protestant ? Avec 7 300 définitions (le termes et (le notions - certains répandus mais mal compris, d'autres un peu passés d'usage, d'autres franchement techniques -, ce foisonnant dictionnaire s'adresse à tous : aux chrétiens à la recherche d'enracinement tout autant qu'aux non-croyants désireux (le connaître avec précision ce qui constitue le pr1inc1ipal fondement de la civilisation européenne.