Maxime MAILLARD
Maxime MAILLARD
Hugo Corté était peinard dans son boulot d'écrivain pour enfants. Mais il a fallu que le fils du député Desarthe soit impliqué dans une sombre histoire et qu'Isabelle lui demande de l'aider pour que tout son passé ressurgisse, et qu'il fonce tête baissée dans les ennuis. Pas facile d'oublier ton ancienne vie dans les services spéciaux, surtout quand ton pote, journaliste d'investigation, vient de se faire descendre par des trafiquants haut placés, venus tout droit du Moyen-Orient. L'État parallèle cache parfois de sombres magouilles et Corté va en chercher les raisons. À ses risques et périls. Un roman rapide et efficace, d'une rare violence.
« Mais c'est là que comme Orphée, il ne faut pas se retourner, la traduction atteint sa limite et passe le relais à l'écriture. En suivant un écrivain de cette manière, en conjuguant littérature et psychanalyser, en comprenant qu'il ne s'agit pas de combler le trou de la perte, mais de rester devant l'impossible origine, l'impossible identité, l'impossible unité compacte de l'être, on se rend compte que la langue se construit sur du manque, sur ce qu'on ne peut pas dire. » Rosie Pinhas-Delpuech nous conte au long de cet entretien mené par Maxime Maillard, son enfance chatoyante dans une polyphonie de langues et son travail de traductrice. Particulièrement attentive aux sonorités, elle perçoit tant la charge obscure des mots de l'hébreu biblique que la musique de la rue de Tel-Aviv d'Etgar Keret. Forte d'une pratique artisanale où les mots sont matière, l'écrivaine et la traductrice de l'hébreu met à plat les trames et les fils de son métier sans oublier ses conditions pratiques. Après une enfance passée à Istanbul, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, entourée par une mère germanophone, une grand-mère judéo-espagnole et un père francophone, Rosie Pinhas-Delpuech émigre en France puis en Israël avant de s'installer à Paris en 1984. Elle est aujourd'hui une figure incontournable des lettres hébraïques en francophonie. Maxime Maillard est journaliste et écrivain suisse. Son dernier livre, Tamam, récit d'un voyage entre Istanbul et Konya, est paru en 2022. Auteure, traductrice, pont entre plusieurs langues et cultures, Rosie Pinhas-Delpuech a beaucoup d'histoires à raconter. D'une enfance passée à Istanbul entre une mère germanophone, une grand-mère judéo-espagnole et un père francophone, elle émigre en France puis en Israël avant de s'installer à Paris et de s'engouffrer dans le métier de traductrice de l'hébreu. Suite à sa traduction de Yaakov Shabtai dont les sonorités évoquent la Turquie de son enfance, elle deviendra écrivaine.
Vendredi, 24 juillet 2020. Une marée humaine afflue dans le quartier de Sultanahmet pour assister à la reconversion de la basilique Sainte-Sophie au culte musulman. Venu à Istanbul pour revoir une femme, le narrateur-journaliste se faufile parmi la foule. En quelques minutes, les rues se métamorphosent en espace sacré. Les tapis de prière recouvrent bientôt trottoirs, terrasses, parkings, allées, cimetières, empêchant toute progression. Etranger aux codes du rite, pris au piège de la puissance collective de l'oraison, il n'a plus d'autre choix que de s'abandonner entre crainte et émerveillement. Chronique romanesque d'une coïncidence entre la destinée d'un pays et le récit d'un amour, Tamam explore les résonances intérieures de l'événement, et le voyage anatolien qui s'en est suivi. Maxime Maillard est né en 1982 en Suisse. Diplômé en sociologie et en littérature, il travaille pour la presse culturelle et a déjà publié un roman remarqué, Monsieur vitesse.