Maryse Bresson
Maryse Bresson
Loin d'un moralisme charitable et compassionnel, les politiques sociales contemporaines s'appuient sur des idéaux proclamés, comme le bien commun, la justice sociale, la réduction des inégalités, la dignité des personnes, l'autonomie ou la responsabilité individuelle. Entre émancipation et contrôle, une nouvelle morale de l'intervention sociale se dessine-t-elle ? Si oui, cette métamorphose est-elle en adéquation avec les moyens pour la mettre en oeuvre ? Ou s'agit-il seulement de recompositions sectorielles, voire de réagencements de pratiques professionnelles et gestionnaires ? Basé sur des recherches sociologiques menées dans des contextes nationaux diversifiés allant de la France métropolitaine et ultramarine (Mayotte) au Québec, en passant par le Maroc et la Suisse, ce livre invite à ne pas conclure trop vite sur l'émergence d'une nouvelle morale de l'intervention sociale mais à prendre en compte les tensions normatives et les dilemmes pratiques qu'elle rencontre aujourd'hui.
La « précarité » est une entrée privilégiée pour rendre compte du monde contemporain. Cette notion cristallise l'angoisse sociale bien au-delà des terres traditionnelles de la pauvreté et de l'instabilité. D'où l'intérêt de ce livre, synthèse des travaux sociologiques sur le sujet : il rend compte des réalités de la précarité, présente les interprétations, et invite au renouvellement de la réflexion, en s'appuyant notamment sur le concept de « lien social ». Ce faisant, il aide à affronter la question fondamentale : les incertitudes et l'instabilité sont-elles des traits constitutifs des sociétés individualistes d'aujourd'hui ? Ou ne sont-elles que la traduction d'une crise générale du travail, de la famille et des institutions ?
La « précarité » est une entrée privilégiée pour rendre compte de l'instabilité du monde contemporain. Cette notion cristallise l'angoisse sociale bien au-delà des terres traditionnelles de la pauvreté. Elle s'allie, selon les discours, à la « flexibilité » qui serait la condition moderne du progrès ou à cette « insécurité » fondamentale qui serait désormais le lot de la plupart. D'où l'intérêt de ce livre, synthèse des travaux sociologiques sur le sujet : il rend compte des réalités de la précarité, présente les interprétations et invite au renouvellement de la réflexion en s'appuyant notamment sur le concept de « lien social ». Ce faisant, il aide à affronter la question fondamentale : les incertitudes et l'instabilité sont-elles des traits constitutifs des sociétés individualistes d'aujourd'hui ? Ou ne sont-elles que la traduction d'une crise générale du travail, de la famille et des institutions ? Cette nouvelle édition, revue et actualisée, s'enrichit d'une analyse de thématiques émergentes : les vulnérabilités subjectives, la précarité énergétique ou encore les inégalités environnementales.