Marcel Eck
Marcel Eck
Et si l'angoisse, loin d'être une faiblesse, devenait le moteur même de notre dépassement ? L'homme et l'angoisse de Marcel Eck explore cette dualité fascinante : entre terreur paralysante et force créatrice, entre peur de la mort et élan vital.
Écrit par un psychiatre et psychanalyste expérimenté, Sodome propose une réflexion équilibrée et audacieuse sur l’homosexualité, entre science, morale et société.
Dans les temps présents, les interférences de l'engagement dans les ordres et de la vie sexuelle sont de plus en plus à l'ordre du jour. La sexualité est envisagée dans ce livre sous son aspect le plus étendu comprenant non seulement la vie sexuelle proprement dite mais aussi la vie affective. Psychiatre et psychanalyste, Marcel Eck a eu l'occasion de rencontrer professionnellement plus de mille personnes déjà engagées dans la vie religieuse. Il a voulu s'en tenir uniquement à sa documentation personnelle et faire part des réflexions suggérées par ces rencontres. Après une discussion sur le célibat des prêtres, il étudie successivement les problèmes particuliers que posent, face au sacerdoce, les sexualités qui ne sont pas orthodoxes, la situation du prêtre inséré dans une vie de travail de type laïc, les difficultés d'ordre purement affectif que peuvent connaître les prêtres engagés dans la vie sacerdotale. Quelles sont ces difficultés ? Ont-elles une solution ? L'auteur ne prétend pas aller au-delà de ce qu'il a pu constater. Il élargit cependant le débat en insistant sur l'esprit de contestation, ses apports positifs et négatifs, et aussi sur la trop fréquente remise en question de la fidélité aux engagements.
La cinquantaine n'est que ce que l'on veut bien qu'elle soit. Banalité que de dire qu'elle est un cap. Tout âge est un moment qui s'inscrit entre un passé et un futur. Le passé n'est là que pour aider à vivre le moment présent et à bâtir l'avenir. On ne construit pas uniquement sur un passé. Rien n'est fini à cinquante ans. Au contraire, beaucoup de choses peuvent commencer. Chaque matin la vie commence et demain se construit à cinquante ans comme avant. Il ne faut pas être l'homme « qui se penche sur son passé », mais celui qui chaque jour pense à bâtir. À cinquante ans il reste moins de cartes à jouer, mais tous les atouts ne sont pas tombés. La solitude qui nous guette et la mort qui s'annonce ne sont pas des cartes négatives ; il n'appartient qu'à nous d'en faire des valeurs qui feront qu'une vie ne sera pas seulement finie - terme insupportable - mais qu'elle sera un achèvement.