Luc Dubrulle
Luc Dubrulle
L'école de Rochefort (que René Guy Cadou préférait appeler une cour de récréation) fut fondée en 1941 par Jean Bouhier et René Guy Cadou, à Rochefort-sur-Loire. C'était un groupe amical de jeunes poètes, tous originaires de la province, généralement de l'Ouest, qui entendaient réagir aux circonstances - l'Occupation, la révolution nationale - par une affirmation des pleins pouvoirs de la poésie et de l'absolue liberté du poète. Comme l'a écrit Jean Bouhier lui-même, ces poètes voulaient dire leurs poèmes à la face du monde, les mêler aux rythmes de la nature, au bruit des arbres, de l'eau, les mêler à la vie.
Religieuse auxiliatrice, Geneviève Médevielle a consacré une part importante de sa vie à l'enseignement et à la recherche en théologie morale. Elle est une théologienne du discernement, qui cherche à conduire les hommes à habiter le monde selon le désir de Dieu. À l'occasion de son départ en retraite, ses collègues ont tenu à lui offrir un volume de Mélanges. Ils entrent ainsi en dialogue avec elle sur des champs qui lui sont chers: l'universel dans l'histoire; charité et société; conversion et jugement. L'ouvrage offre également la bibliographie du Professeur Médevielle et le texte de l'allocution de Mgr Joseph Doré lorsqu'il lui remit les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur.Sous la direction de Luc DUBRULLE et Catherine FINOAvec les contributions de Philippe BORDEYNE, François BOUSQUET, Louis-Marie CHAUVET, Brigitte CHOLVY, Thierry-Marie COURAU, Paul J. FITZGERALD, Henri-Jérôme GAGEY, Éric GAZIAUX, Dominique GREINER, Denis MULLER, Jean-Louis SOULETIE, Alain THOMASSET, Paul VALADIER, Denis VILLEPELET et Mgr Joseph DORÉ.
Un écrivain, catholique et croyant, relit les Évangiles canoniques. Il s'étonne de lacunes, de contradictions, d'invraisemblances. Il cherche plus d'information dans ces Évangiles dits apocryphes, qui furent les égaux des canoniques jusqu'au Ve siècle. Puis dans l'Évangile retrouvé de Thomas. Puis encore dans les Manuscrits de la mer Morte, les travaux récents d'archéologie... Au fil des ans, il reconstitue une histoire de Jésus qui n'a été écrite nulle part, et c'est alors qu'il décide de l'écrire lui-même. Où Jésus passa-t-il ses années de jeunesse ? Pourquoi son enseignement ressemble-t-il tant à celui des Esséniens ? Et pourquoi ne parle-t-il jamais de ceux-ci ? Pourquoi vraiment le Sanhédrin le condamna-t-il à mort ? Et pourquoi, impensable scandale, deux des juges du tribunal qui l'a condamné vont-ils réclamer son corps à Pilate ? C'est à ces questions et à bien d'autres encore que répond le récit de Gerald Messadié. Le décor politique de la Palestine d'alors y est reconstitué dans sa dangereuse complexité, ainsi que les pressions intolérables de l'occupant romain. La vie quotidienne, la fermentation mystique, avec sa pullulation de messies, les intrigues qui divisent les Juifs, et le besoin explosif de renouveau que Jésus incarne en sont quelques-uns des grands traits. Ce portrait inédit de Jésus et quelques-unes des conclusions de l'auteur sur certains points, notamment la Crucifixion, peuvent surprendre, voire dérouter. Le récit reste cependant toujours respectueux et l'auteur, lui, demeure croyant.
S'appuyant sur le millier d'écrits de Mgr Rodhain et l'action du Secours catholique, l'étude, à la fois historique et théologique, cherche à dessiner la figure sociale de charité qui en émerge.