Lionel Ray
Lionel Ray
Pétrarque a chanté Laure, Ronsard, Hélène, Lamartine, Elvire ; c'est à Elsa qu'Aragon adresse ses poèmes d'amour, parmi les plus beaux jamais écrits. Mais ici, le lyrisme amoureux est associé au patriotisme, et le poète fait du chant d'amour un acte de résistance.Publié en Suisse en 1942, puis diffusé sous le régime de Vichy grâce à la négligence d'un censeur, Les Yeux d'Elsa comporte d'innombrables allusions à l'Occupation. À travers l'évocation de la France médiévale, Aragon invite son lecteur à reconnaître les déchirures du présent et à s'engager dans la défense d'un pays dévasté. Cette édition intègre la préface rédigée en février 1942, ainsi que trois textes en prose : " La leçon de Ribérac ", " La rime en 1940 " et " Sur une définition de la poésie ". Postface de Lionel Ray.
L'oeuvre poétique de Lionel Ray, prix Goncourt de la poésie en 1995, s'étend sur plus d'un demi-siècle. Et ce nouvel ouvrage, traversé d'une très forte mélancolie, aurait pu porter le titre de "Dernier recueil". Le lyrisme infiniment délicat, le phrasé harmonieux, les silences et respirations lui confèrent un caractère touchant, poignant. Le chant évolue entre la mémoire prise à part et les tentatives de retenir ce qu'elle murmure - confidences et questions -, et, d'autre part, un présent suspendu qui n'a pas de véritable ancrage dans le temps, en quelque sorte pas d'avenir. Pourtant, ce présent ne se trouve pas non plus contraint dans l'instant : l'apaisement de la voix permet de braver les limites du temps.
L'oeuvre poétique de Lionel Ray, prix Goncourt de la poésie en 1995, s'étend sur plus d'un demi-siècle. Et ce nouvel ouvrage, traversé d'une très forte mélancolie, aurait pu porter le titre de "Dernier recueil". Le lyrisme infiniment délicat, le phrasé harmonieux, les silences et respirations lui confèrent un caractère touchant, poignant. Le chant évolue entre la mémoire prise à part et les tentatives de retenir ce qu'elle murmure - confidences et questions -, et, d'autre part, un présent suspendu qui n'a pas de véritable ancrage dans le temps, en quelque sorte pas d'avenir. Pourtant, ce présent ne se trouve pas non plus contraint dans l'instant : l'apaisement de la voix permet de braver les limites du temps.
Les oeuvres chronologiques de Rimbaud replacées dans le rythme fiévreux de la vie du poète. Les éditions se succèdent, les gloses et commentaires sont innombrables : Rimbaud n'est pas prêt de connaître une traversée du désert... Mais que nous disent ses poèmes fulgurants ? " J'ai la seule clef de cette parade sauvage ", avait-il lui-même répondu par avance. Toute approche, dès lors, est personnelle.C'est le parti retenu, en tout cas, par Lionel Ray, qui résume ainsi sa méthode : " Je suis seulement à la recherche de ce que vaut pour moi la poésie, de ce qui fait pour moi la singularité d'une écriture ".
Cet enregistrement reproduit les lectures diffusées sur France Culture dans Poésie sur Parole (une émission d'André Velter - Jean-Baptiste Para - Vanessa Nadjar) au cours d'une semaine spéciale consacrée à Victor Hugo. Chacun des onze poètes contemporains a choisi un texte dans son oeuvre, ou a composé un inédit, en résonance avec l'un de ses poèmes préférés de Victor Hugo. Onze comédiens ont prêté leurs voix à ces jeux d'échos, donnant ainsi à entendre les connivences et les différences.
"Tu prends le frais sous le nuage. Pays tien dans la paume du voleur endormi. L'eau est une clé légère pour des portes aveugles. Le temps te brûle les doigts, les paroles se hâtent. Le sang amoureux insiste." La collection Symbiose nous propose un recueil en prose du poète et essayiste Lionel Ray, illustré par Kemal Bastuji.
Mémoire Les mots sont d'obscurs miroirs Un jardin négligé avec des gravats des ronces des orties. Ici la lumière du jour balaie Des objets furtifs, le faux semblant des souvenirs. Il y a d'imprudentes randonnées, Des fenêtres toujours closes, des terrasses D'où l'on perçoit au loin la mer, on y voyage La nuit tombée. [...] Tout ce désordre des pages, des portraits, Des éclairs lointains, des souffles dispersés. Moi entre le possible et l'impossible Cherchant une improbable clé.
Mémoire Les mots sont d'obscurs miroirs Un jardin négligé avec des gravats des ronces des orties. Ici la lumière du jour balaie Des objets furtifs, le faux semblant des souvenirs. Il y a d'imprudentes randonnées, Des fenêtres toujours closes, des terrasses D'où l'on perçoit au loin la mer, on y voyage La nuit tombée. [...] Tout ce désordre des pages, des portraits, Des éclairs lointains, des souffles dispersés. Moi entre le possible et l'impossible Cherchant une improbable clé.