Laurent Bayart
Laurent Bayart
« C'est un petit val qui mousse de rayons », aurait dit Rimbaud. Le Val-d'Ajol, à la fois vaste écrin de verdure et modeste commune vosgienne, recèle des trésors. Qui soupçonnerait que Napoléon III tomba sous son charme ? que c'est le pays de l'épinette et d'une certaine chanson française ? qu'on y célèbre chaque année l'andouille comme un dieu-lard ? Avec enthousiasme, Laurent Bayart débusque ce havre de paix à deux pas de Plombières-les-Bains, proche d'Épinal et sa célèbre imagerie. Vous succomberez à ses lieux de légendes ou d'histoire, à ses itinéraires enchanteurs (à suivre à vélo ou à pied), à ses Lorrains vrais et hauts en couleur, aux joies du terroir et cette vie tranquille qui s'écoule au gré de la rivière Combeauté... En vous offrant ses coups de coeur, dans un émerveillement continuel, l'auteur sculpte un instant d'éternité. Et qui sait si, comme lui, vous ne finiriez pas par trouver l'amour au Val-d'Ajol ? [Laurent Bayart, né en 1957 à Strasbourg, est un auteur prolixe à la fois en prose et poésie. Hyperactif et touche-à-tout, il vient le plus souvent possible se ressourcer au Val-d'Ajol, sa deuxième maison après Mundolsheim (Bas-Rhin). Chez Andersen il a également publié « À pleins poumons », la touchante histoire de son enfance tuberculeuse et de sa rédemption par le vélo.]
Comment Alfredo Binda a-t-il fait pour remporter en pantoufles la prime du vainqueur du Giro 1930 ? Pourquoi Mario Cipollini roulait-il avec une photo de Pamela Anderson accrochée à son guidon ? Que faut-il penser de Lance Armstrong ou de Christopher Froome ? Et les cyclistines, savez-vous qui elles étaient ? Dans ces chroniques, menées sur les chapeaux de roue et débordantes d'humour, Laurent Bayart revisite les pages les plus étonnantes de l'histoire du vélo.
Laurent Bayart, en chroniqueur des riens et du cosmos, du détail et de l'essentiel, nous propose une quête de son quotidien et par là même du nôtre. Recherche obsédante mais également nourricière, où la « feuille blanche vient, tel un chaton, réclamer une caresse ». Tantôt légère, sa plume saisit l'anecdote pour nous faire vivre des scènes familiales à la Pagnol. Sucettes en prose, à déguster en plein soleil. On apprécie son humour et sa manière d'écureuil de décortiquer les mots comme des noisettes. À travers sa gourmandise parfois gargantuesque du verbe et sa propension à l'énumération, on ressent Bayart non seulement butiner les fleurs de l'imaginaire ou faire du « goutte à goutte avec lui-même », mais aussi s'attarder au jardin des êtres. On musarde ainsi au gré de « l'apologie de la petite vitesse », mordant parfois à belles incisives dans quelque question existentialiste, aussitôt tournée en dérision. Claude Luezior
Entre deux gares, un poète observe le monde depuis son train quotidien. Les Voyages immobiles de Laurent Bayart transforme chaque trajet en une méditation sur l’existence, entre stoïcisme et sensibilité.
Juin 1964. On vient de détecter in extremis une tuberculose chez Laurent, sept ans. D'Alsace, le gamin est envoyé d'urgence au sanatorium de Briançon, où débute un long chemin de croix : le traitement médical, la solitude des nuits, la main lourde des adultes, les mauvaises rencontres aussi. Mais une lumière brille toujours quelque part, comme le Maillot jaune sur les routes du Tour de France. Tandis que ses héros Jacques Anquetil et Raymond Poulidor s'y livrent un duel au sommet, le petit garçon engage son propre combat, pour survivre. Avec une pudeur teintée d'humour, Laurent Bayart tisse, de l'enfance à l'âge d'homme, une confession touchante, qui rayonne d'optimisme. [Laurent Bayart, né en 1957 à Strasbourg, s'est mis à écrire à l'âge de dix-huit ans suite à une chute à bicyclette dans les Vosges. Son oeuvre s'est développée en prose et poésie en faisant la part belle à l'humour. Avec « À pleins poumons », il publie son livre le plus attachant. Chez Andersen on découvrira également de lui « Les Charmes du Val-d'Ajol ».]