Jules Romains
Jules Romains
Trois romans noirs de Simenon réunis pour explorer les faces sombres de l’âme humaine : trahisons, vengeances et justice.
1934. Jules Romains interroge l’avenir de l’Europe dans un essai visionnaire, où il analyse les dangers du nationalisme et propose une fédération européenne comme rempart contre la guerre.
1936 : Jules Romains pose un regard acéré et souvent ironique sur l’Amérique, entre fascination pour sa modernité et questionnement sur ses excès.
"Approche-toi. Tire un peu sur les manches, et sur le col. Ça va. Je te fais officier de la Légion d'honneur. Ne me remercie pas ! Tout le monde en ferait autant à ma place... Comme tu es assez grand, assez maigre, et que tu as le nez rouge, que ton faciès présente quelque chose à la fois de bilieux et d'alcoolique, tu seras mon attaché militaire. Quel grade veux-tu ? Colonel ? Tu es un peu jeune ! Commandant ! Je t'appellerai "Commandant !" Tu m'appelleras : "Monsieur le Ministre !" Entendu ? Rompez !..."
« Arrêtez cet homme ! Il se fait passer pour mort et il ne l'est pas. » S'il reconnaît être « un homme à visions », le narrateur est néanmoins formel : c'est bien son ami Payelle, qu'il vient tout juste d'enterrer, qui est monté ce matin dans le bus, place de la Bastille.
« Arrêtez cet homme ! Il se fait passer pour mort et il ne l'est pas. » S'il reconnaît être « un homme à visions », le narrateur est néanmoins formel : c'est bien son ami Payelle, qu'il vient tout juste d'enterrer, qui est monté ce matin dans le bus, place de la Bastille.
On sait l'importance de la ville et, en premier lieu, de Paris dans l'oeuvre poétique et romanesque de Jules Romains, depuis La vie unanime jusqu'aux Hommes de bonne volonté. Paru pour la première fois en 1911, ce recueil de 'radioscopies' unanimistes tentait de fixer l'âme d'une grande métropole, d'en saisir les lois physiques, mentales, d'ausculter ses rythmes et ses pulsations, comme d'un être aux multiples visages, à la fois changeants, insaisissables et mystérieux. Les 'puissances de Paris', c'étaient les forces, les pouvoirs qui émanaient de ses rues, de ses squares, de ses places, de ses passages et de ses rassemblements plus ou moins éphémères que Jules Romains, inlassable arpenteur de 'sa' ville, prétendait détecter pour nous en restituer la singulière poésie, conçue comme une traversée des apparences.
Si Skully Fourbery n'empêche pas les Sans-Visage, d'abominables créatures des ténèbres, de revenir sur terre, c'est la catastrophe assurée! Pour l'humanité toute entière. Mais le plus grand danger est bien celui que court Valkyrie, sa fidèle complice...
Le Baron Vengeous s'est évadé! Huit ans après l'avoir arrêté, Skully Fourbery se lance de nouveau à la poursuite de son vieil ennemi, aidé de Valkyrie, sa brillante apprentie. Ils doivent à tout prix retrouver le Baron avant qu'il ne s'empare de l'armure mortelle de Lord Vile, dotée de terrifiants pouvoirs...
À la mort de son oncle, Stephanie Edgley, douze ans, hérite d'une vaste propriété. Un étrange individu fait irruption lors de la lecture du testament. Emmitouflé dans un long manteau, le visage caché par des lunettes noires et un chapeau, il s'appelle Skully Fourbery. Détective privé, dandy sarcastique, mais aussi... squelette! Il lui apprend que son oncle a été assassiné et qu'elle est peut-être la prochaine sur la liste...
DONOGOO a été représenté pour la première fois le 25 octobre 1930, sur la scène du Théâtre Pigalle, avec la mise en scène de Louis Jouvet, sous la direction de Philippe de Rothschild, Georges Fouilhoux étant directeur technique de la scène, et dans les décors de Paul Colin. Donogoo a été inscrit au répertoire de la Comédie-Française le 9 novembre 1951, M. Pierre-Aimé Touchard étant administrateur général ; avec la mise en scène de Jean Meyer, Bernard Roussillon étant directeur général de la scène, et dans les décors de Georges Wakhevitch.
DONOGOO a été représenté pour la première fois le 25 octobre 1930, sur la scène du Théâtre Pigalle, avec la mise en scène de Louis Jouvet, sous la direction de Philippe de Rothschild, Georges Fouilhoux étant directeur technique de la scène, et dans les décors de Paul Colin. Donogoo a été inscrit au répertoire de la Comédie-Française le 9 novembre 1951, M. Pierre-Aimé Touchard étant administrateur général ; avec la mise en scène de Jean Meyer, Bernard Roussillon étant directeur général de la scène, et dans les décors de Georges Wakhevitch.
La rencontre de Pierre Febvre, officier de marine, transforme la vie d'une jeune fille, Lucienne, professeur de piano dans une ville de province. La découverte du "dieu des corps", les souffrances de la séparation la conduiront à donner une dimension spirituelle à leur union. À force d'exaltation et de volonté, elle parviendra à abolir l'espace qui l'éloigne de son mari. Ces trois romans consacrent ainsi le triomphe de l'âme sur le corps, à travers une analyse de l'amour sentimental, de l'amour charnel et enfin de l'amour métaphysique.
"Les Hommes de bonne volonté, parus de 1932 à 1946, constituent l'oeuvre majeure de Jules Romains. Cette fresque en vingt-sept volumes, dont l'action s'étend de 1908 à 1933, propose une vaste mise en scène du premier quart du vingtième siècle secoué par la guerre de 1914 et par les bouleversements sociaux qui l'ont précédée et suivie. Une multitude de personnages, issus de toutes les classes sociales, de "bonnes" comme de "mauvaises" volontés sont là, recréés avec un souffle étonnant par un romancier parfaitement maître de son métier. Cet événement éditorial, dont les précédents s'appelleraient La Comédie humaine ou Les Rougon-Macquart, trouva ensuite un prolongement exceptionnel grâce aux enregistrements - restés inédits jusqu'à aujourd'hui - que Jules Romains fit pour la radio en 1952. Il parvint en effet, après un minutieux travail de sélection, à condenser et à présenter en vingt-sept lectures - autant que de volumes de l'oeuvre et réunies ici en quatorze disques - l'essentiel de son roman. C'est donc avec le plus vif plaisir que l'on suivra Jules Romains, tour à tour narrateur, acteur, reproduisant leurs dialogues, plongeant lui-même dans les Hommes de bonne volonté pour en extraire les plus belles pages, qu'il interprète avec une présence, une chaleur et une vérité remarquables. Une grande oeuvre, devenue un monument sonore." Patrick Frémeaux et Olivier Rony
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Boën a été représenté pour la première fois le 4 décembre 1930, sur la scène du théâtre de l'Odéon, avec Mmes Ghyslaine, Eva Reynal, MM. Arquillière, Baconnet, Bonifas, Aimé Clariond, Jacques Dumesnil, Guy Parzy, Louis Seigntr, et sous la direction de M. Paul Abram. L'action se passe dans une petite usine de constructions mécaniques de la région parisienne, actuellement. Les trois actes peuvent se jouer dans le même décor, qui représentera le bureau du patron et directeur de l'usine. La détermination plus précise des lieux, les variations qu'on peut y apporter d'acte en acte, et d'une façon générale tout ce qui concerne l'aménagement du ou des décors, les entrées et les sorties, le détail des accessoires, etc., est laissé à l'initiative du metteur en scène.
Boën a été représenté pour la première fois le 4 décembre 1930, sur la scène du théâtre de l'Odéon, avec Mmes Ghyslaine, Eva Reynal, MM. Arquillière, Baconnet, Bonifas, Aimé Clariond, Jacques Dumesnil, Guy Parzy, Louis Seigntr, et sous la direction de M. Paul Abram. L'action se passe dans une petite usine de constructions mécaniques de la région parisienne, actuellement. Les trois actes peuvent se jouer dans le même décor, qui représentera le bureau du patron et directeur de l'usine. La détermination plus précise des lieux, les variations qu'on peut y apporter d'acte en acte, et d'une façon générale tout ce qui concerne l'aménagement du ou des décors, les entrées et les sorties, le détail des accessoires, etc., est laissé à l'initiative du metteur en scène.
Pièce de théâtre en 5 actes. Cette pièce a été représentée, pour la première fois, le Ier décembre 1926, sur la scène du théâtre des Arts, par Georges Pitoëff et sa Compagnie, avec la mise en scène de Georges Pitoëff.
Pièce de théâtre en 5 actes. Cette pièce a été représentée, pour la première fois, le Ier décembre 1926, sur la scène du théâtre des Arts, par Georges Pitoëff et sa Compagnie, avec la mise en scène de Georges Pitoëff.
Recherches de psycho-physiologie expérimentale et de physiologie histologique.
Le Dictateur a été représenté pour la première fois le 5 octobre 1926, à la Comédie des Champs-Elysées, par MM. Francen, Vargas, Mauloy, Bouquet, Boverio, Tressy, Bogar, Le Goff, Moor, Rollin, Vonelly, Maraval, Saint-Isles, Hautant, Brécourt ; Mesdames Yolande Lafon, Foujane, Bogaert, Lory, avec la mise en scène de Louis Jouvet. Une guinguette dans la banlieue. Le jardin et des tables en plein vent. A gauche, l'entrée : une arcade de treillage portant l'enseigne. Au fond, des berceaux de charmille abritant des tables. A droite, le pignon et la porte d'une maisonnette. Une échappée sur l'horizon laisse voir au loin les puissantes et mélancoliques structures d'une banlieue de capitale moderne.
Le Dictateur a été représenté pour la première fois le 5 octobre 1926, à la Comédie des Champs-Elysées, par MM. Francen, Vargas, Mauloy, Bouquet, Boverio, Tressy, Bogar, Le Goff, Moor, Rollin, Vonelly, Maraval, Saint-Isles, Hautant, Brécourt ; Mesdames Yolande Lafon, Foujane, Bogaert, Lory, avec la mise en scène de Louis Jouvet. Une guinguette dans la banlieue. Le jardin et des tables en plein vent. A gauche, l'entrée : une arcade de treillage portant l'enseigne. Au fond, des berceaux de charmille abritant des tables. A droite, le pignon et la porte d'une maisonnette. Une échappée sur l'horizon laisse voir au loin les puissantes et mélancoliques structures d'une banlieue de capitale moderne.
Ne te semble-t-il pas que la table est petite, Ce soir, entre nous deux ? Plus petite qu'hier et que les autres jours ? Qu'est-elle devenue, la douce immensité Qui est parfois entre nous deux, Et qui tente comme un pays à conquérir ? Tu te rappelles cette façon d'être loin ? Alors chaque regard a l'élan d'un voyage, Et l'on sent dans l'amour une trace d'exil.
Ne te semble-t-il pas que la table est petite, Ce soir, entre nous deux ? Plus petite qu'hier et que les autres jours ? Qu'est-elle devenue, la douce immensité Qui est parfois entre nous deux, Et qui tente comme un pays à conquérir ? Tu te rappelles cette façon d'être loin ? Alors chaque regard a l'élan d'un voyage, Et l'on sent dans l'amour une trace d'exil.
Je ne suis pas heureux Comme tant d'autres hommes, Ce soir, bien que mon âme Ait toute pureté. Tandis que je rêvais A maintes infortunes, J'ai renversé ma lampe Et l'ai cassée en deux. Me voilà sans lumière, Les coudes sur la table, Dans une amère nuit Qui ne me connaît pas. Je regrette un village Au pied du mont Mezenc ; J'y fus heureux un soir Lorsque j'avais quinze ans. C'était un crépuscule Si calme, si touchant ; C'était tout un village Si doux à un enfant ; Que si j'avais la force De bien m'en souvenir, Je pleurerais longtemps, La main contre mon coeur. Car à quoi bon les larmes Si l'on ne pleure pas D'être seul, sans espoir, Avec un doux regret, Et de ne plus avoir Pour écrire sa peine Qu'un morceau de buvard Éclairé par la lune ?
Je ne suis pas heureux Comme tant d'autres hommes, Ce soir, bien que mon âme Ait toute pureté. Tandis que je rêvais A maintes infortunes, J'ai renversé ma lampe Et l'ai cassée en deux. Me voilà sans lumière, Les coudes sur la table, Dans une amère nuit Qui ne me connaît pas. Je regrette un village Au pied du mont Mezenc ; J'y fus heureux un soir Lorsque j'avais quinze ans. C'était un crépuscule Si calme, si touchant ; C'était tout un village Si doux à un enfant ; Que si j'avais la force De bien m'en souvenir, Je pleurerais longtemps, La main contre mon coeur. Car à quoi bon les larmes Si l'on ne pleure pas D'être seul, sans espoir, Avec un doux regret, Et de ne plus avoir Pour écrire sa peine Qu'un morceau de buvard Éclairé par la lune ?
Ce volume contient: La Scintillante, Amédée et les messieurs en rang, Démétrios, Le Déjeuner marocain.
Ce volume contient: La Scintillante, Amédée et les messieurs en rang, Démétrios, Le Déjeuner marocain.
'La Vie unanime se présente comme un poème unique, et non comme un recueil. À l'image de la cellule dans l'organisme, de l'individu dans l'unanime auquel il est incorporé, chaque poème est indépendant et partie d'un tout. Tantôt un titre marque son autonomie ; tantôt quelques mots d'un poème précédent sont mis en exergue, établissant comme un lien organique de l'un à l'autre ; tantôt aussi titre et exergue coexistent. Expériences de l'unanime se justaposant, s'emboîtant les unes aux autres, rapports dialectiques de l'individu aux unanimes s'ordonnent dans une unité-discontinuité où se résument toutes les options de Jules Romains. L'individu cherche, se cherche. Il sent vaguement quelque chose qui l'investit. La caserne, le théâtre, l'église, le café, la ville entière représentent successivement la vie des unanimes. Des dynamismes s'affirment. L'individu d'abord s'abandonne à l'unanime, se fond en lui avec ivresse. Mais surgit la tentation de la révolte au nom de la liberté, le refus d'être absorbé. L'individu surmonte ce désir de réalisation de soi dans la solitude, sa conscience devient conscience de l'unanime, besoin d'amour ; il peut dire à nouveau : "Unanime, je t'aime". Il est un double nous : nous des cellules qui le composent, nous des autres qui, avec lui, se perdent dans le moi de la ville.' Michel Décaudin.
"Bénin disait à Broudier : - On pourrait boire une chopine à l'Ambassade. L'Ambassade leur plaisait par sa situation, par son intimité avec le port et par son éloignement d'avec tant de choses de ce monde. Leur âme s'y sentait à l'aise. La salle ne manquait jamais ni d'un débardeur, ni d'un charbonnier, ni d'un éclusier, ni d'un camionneur, ni d'un cocher d'omnibus, ni même d'un buveur qui ne fût rien que cela. -L'Ambassade, disait Bénin, m'aide à comprendre l'immortalité. La conversation ne souffrait pas de la mobilité des causeurs. Un propos commencé avec un charbonnier, il n'était pas rare qu'on le poursuivît avec un second charbonnier, sans presque s'apercevoir que le premier avait quitté la salle pour rejoindre sa péniche ou son attelage. Bénin et Broudier n'avaient jamais trouvé un tel goût au vin blanc."