Joseph Florsch
Joseph Florsch
On l'avait presque oublié : que la simplicité séduit le plus sûrement, que seule l'émotion profonde vient éveiller l'émotion de l'autre, au niveau même ou elle est née. Dans ces temps d'inflation du langage, cette fécondité du coeur a une grâce de source oubliée. Sylvie Reff-Stern Ringendorf le 27 février 1980.
Il n'est pas facile d'écrire, avec des mots sans prétention, ces choses de la vie qui font à chacun son histoire. C'est un cheminement, où souvent on a envie d'abandonner, d'avaler toutes les sauces qu'on essaie de vous faire ingurgiter. Mais c'est tellement agréable, libérant, de se montrer comme on est, avec ses cris de révolte, ses cris d'amour ! J'aimerais que ces mots vous disent, simplement, que l'on peut aussi penser en homme debout.
À travers une mort qui, pour d'autres, n'eût été qu'un fait divers, plus ou moins pénible, Joseph Florsch a mené sa lutte avec l'Ange et, venus de ses profondeurs et de son angoisse, tous les fantasmes se sont mêlés à ses souvenirs. Dans la solitude de sa voiture, c'est avec l'Ange de la Mort qu'il s'est roulé dans les puanteurs de notre époque ! Jusqu'à l'heure où, sans trop savoir comment tout s'était passé, l'Ange était déjà celui de la Vie.