Jean-pierre Poulain
Jean-pierre Poulain
Ancré dans la tradition française, le temps du repas est un moment de plaisir et de convivialité. Pour garantir aux consommateurs une offre diversifiée de produits de qualité, dont le niveau de performance sanitaire, environnementale et sociale est envié à l'étranger, le gouvernement français oeuvre au quotidien pour une politique publique de l'alimentation. Celle-ci est basée sur une approche d'évaluation des risques, mais également sur une approche sociétale et sociologique des sujets abordés. Les décisionnaires s'appuient notamment sur les Avis du Conseil national de l'alimentation (CNA), positionné depuis 1985 comme un véritable parlement de l'alimentation. Le CNA est un lieu unique de rencontre où dialoguent associations de consommateurs, représentants des producteurs, des artisans, des industriels, des distributeurs et des restaurateurs, scientifiques, représentants de ministères (agriculture, santé, économie, écologie), etc. OEuvre collective, résultant de la participation des membres d'un groupe de concertation du CNA et du secrétariat interministériel, les 74 avis sont le résultat d'une concertation, préparent la production de textes réglementaires et nourrissent la réflexion préalable à la décision publique. À l'occasion de son 30eanniversaire, le Conseil national de l'alimentation a interviewé les acteurs qui ont fait son histoire. Certains ont pris la plume pour engager une relecture réflexive de leur expérience. D'autres, depuis leurs disciplines, ont rédigé un bilan théorique. Organisées autour d'une frise interactive, ces réflexions croisées repèrent ce qui fait patrimoine ainsi que la contribution du CNA aux politiques et actions publiques de l'alimentation.
Ancré dans la tradition française, le temps du repas est un moment de plaisir et de convivialité. Pour garantir aux consommateurs une offre diversifiée de produits de qualité, dont le niveau de performance sanitaire, environnementale et sociale est envié à l'étranger, le gouvernement français oeuvre au quotidien pour une politique publique de l'alimentation. Celle-ci est basée sur une approche d'évaluation des risques, mais également sur une approche sociétale et sociologique des sujets abordés. Les décisionnaires s'appuient notamment sur les Avis du Conseil national de l'alimentation (CNA), positionné depuis 1985 comme un véritable parlement de l'alimentation. Le CNA est un lieu unique de rencontre où dialoguent associations de consommateurs, représentants des producteurs, des artisans, des industriels, des distributeurs et des restaurateurs, scientifiques, représentants de ministères (agriculture, santé, économie, écologie), etc. OEuvre collective, résultant de la participation des membres d'un groupe de concertation du CNA et du secrétariat interministériel, les 74 avis sont le résultat d'une concertation, préparent la production de textes réglementaires et nourrissent la réflexion préalable à la décision publique. À l'occasion de son 30eanniversaire, le Conseil national de l'alimentation a interviewé les acteurs qui ont fait son histoire. Certains ont pris la plume pour engager une relecture réflexive de leur expérience. D'autres, depuis leurs disciplines, ont rédigé un bilan théorique. Organisées autour d'une frise interactive, ces réflexions croisées repèrent ce qui fait patrimoine ainsi que la contribution du CNA aux politiques et actions publiques de l'alimentation.
Qualifiée d'épidémidie mondiale dans un rapport de l'OMS, l'obésité est un problème sanitaire dans toutes les sociétés développées. Les institutions scientifiques et médicales sont mobilisées pour proposer des plans de lutte appuyés sur une meilleure alimentation et une hygiène de vie. En effet, toutes les analyses se recoupent et constatent que la transformation des modes de vie (sédentarisation et alimentation trop riche et déséquilibrée) est la cause essentielle de l'obésité. C'est un problème grave de par les conséquences sanitaires, sociales et économiques qui en résultent. C'est également un problème inquiétant, car les dispositions et campagnes engagées jusqu'à présent se sont révélées le plus souvent inefficaces et parfois contre-productives. Le but de cet ouvrage est d'analyser comment la sociologie et l'anthropologie peuvent contribuer à éclairer et expliquer pourquoi les plans d'action mis en place sont en partie inefficaces et comment ces disciplines peuvent apporter une aide efficace, enfin, dans quelles conditions elles pourraient intervenir à partir d'un dialogue interdisciplinaire indispensable.