Jean-paul Lafrance
Jean-paul Lafrance
COMMENT LES MÉDIAS SOCIAUX risquent-ils d'évoluer dans les dix prochaines d'années ? Certains indices font apparaitre l'implantation des réseaux 5G qui vont accroitre considérablement la largeur de bandes disponibles pour des activités de communication numérique. De plus, la mise en place de nouveaux médias sociaux comme les fameux Métavers par les GAFAM vont devoir exiger des traitements importants d'une masse de data en ligne, utilisant impunément les données personnelles des usagers, sans compensation pour ces derniers. Comment faut-il les réglementer pour prévenir les dommages collatéraux sur la réputation et le contrôle des usagers, sur la santé mentale des jeunes et des gens plus fragiles ? Le metavers de Zukerberg va-t-il remplacer Facebook vieillissant, ou la prochaine révolu- tion technologique, ou l'avenir d'internet ou un simple concept marketing à la mode ? Quel bilan énergétique peut-on faire de l'usage excessif des réseaux sociaux, ceux d'aujourd'hui et encore plus, ceux de demain ? Certes, le numérique, en travaillant dans le virtuel, permet de dématérialiser une grande partie des activités humaines (finances, transport des humains et des marchandises, agriculture, culture, conversation sociale, etc.) - ce qui permet d'offrir tous ces services à moindre coût.). Mais cette dématérialisation évidente sera suivie d'une nouvelle matérialité qui se traduit par une facture énergé- tique et électrique non négligeable, à l'ère où l'on fait tout pour contenir les gaz à effets de serre.
À partir d'une réflexion philosophique et économique, l'auteur s'interroge sur les avantages et inconvénients de la révolution numérique. Le numérique est-il un humanisme ? Ou mène-t-il au capitalisme de surveillance, à savoir une société du marché des comportements individuels ? Les données personnelles sont « le trésor de guerre » des grandes entreprises du web et constituent la principale ressource de l'économie numérique. En parallèle des industries médiatiques, se développent les entreprises de services qui utilisent des plateformes de distribution numérique, telles Uber et Airbnb, et contribuent au phénomène de « macdonaldisation » du travail et d'appauvrissement de la classe moyenne. Le numérique peut alors se révéler toxique. Que faire pour éviter le chômage engendré par la robotisation du travail ? Quelles pistes envisager pour transformer la civilisation numérique en un humanisme ? Cet ouvrage propose de réformer le capitalisme, de ralentir notre croissance, d'amorcer une conversion personnelle en prenant exemple sur les philosophies antiques.
Il faut raison garder. Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) offrent de grandes possibilités, recèlent des menaces tout aussi grandes, mais elles n'engendrent pas une nouvelle société. Dans un langage clair, en prenant des exemples concrets, cet Essentiel donne à chacun les moyens de mettre à distance l'idéologie technique ambiante. Ni rejet dénonciateur ni fascination aveugle, cette critique scientifique permet de comprendre les évolutions de notre société.
Les nouvelles technologies d'information et de communication ont changé l'homme dans son quotidien et dans ses comportements. Naître dans cette civilisation, c'est être toujours à un "clic" de l'énorme richesse contenue dans internet : c'est pouvoir joindre n'importe qui grâce à son smartphone, savoir en tous lieux et en tout temps où l'on se trouve, c'est se croire éternel et ignorer le risque de la mort parce ce que l'on peut toujours remettre à zéro les compteurs, comme dans les jeux vidéo.
COMMENT LES MÉDIAS SOCIAUX risquent-ils d'évoluer dans les dix prochaines d'années? Certains indices font apparaitre l'implantation des réseaux 5G qui vont accroitre considérablement la largeur de bandes dis- ponibles pour des activités de communication numérique. De plus, la mise en place de nouveaux médias sociaux comme les fameux Métavers par les GAFAM vont devoir exiger des traitements importants d'une masse de data en ligne, utilisant impunément les données personnelles des usagers, sans compensation pour ces derniers. Comment faut-il les réglementer pour prévenir les dommages collatéraux sur la réputation et le contrôle des usagers, sur la santé mentale des jeunes et des gens plus fragiles ? Le metavers de Zukerberg va-t-il remplacer Facebook vieillissant ? Serait-ce la prochaine révolution technologique ? Ou bien, l'avenir d'internet ? Ou est-ce plutôt un simple concept marketing à la mode ? Quel bilan énergétique peut-on faire de l'usage excessif des réseaux sociaux, ceux d'aujourd'hui et encore plus, ceux de demain? Certes, le numérique, en travaillant dans le virtuel, permet de dématérialiser une grande partie des activités humaines (finances, transport des humains et des marchandises, agriculture, culture, conversation sociale, etc.) - ce qui permet d'offrir tous ces services à moindre coût.). Mais cette dématérialisation évidente sera suivie d'une nouvelle matérialité qui se traduit par une facture énergétique et électrique non négligeable, à l'ère où l'on fait tout pour contenir les gaz à effets de serre. inclus en annexe l'article L'évolution progressive des interfaces numériques, une synthèse historique, Par Jean Décarie et Jean-Paul Lafrance et l'équipe des praticiens de l'École des médias de l'UQAM (D.Beaupré, J.Décarie, S.P. Gourd, J.C. Paquin, Margot Ricard)