Jean Rouxel
Jean Rouxel
« Avec Jean Rouxel, vous allez plonger dans l'histoire locale, non pas à travers des documents d'archives, mais en compagnie d'un conteur de talent. Tout se met à revivre, grâce à des détails savoureux, dits sans façon, mais avec beaucoup de malice. C'est cela, le style de Jean Rouxel, qui passe des histoires de Maman Goupil - qui adore manger les oreilles de cochon - à celles se rapportant aux femmes guérisseuses, qui vous "relevait le beurchet", en vous enfonçant leur doigt dans la gorge assez profondément pour que vous en ayez un haut-le-coeur. On croit lire Rabelais, quand il nous rapporte cet ancien dicton qui dit "que pour bien se porter, il faut manger à plein ventre et se... vider à plein cul... !". N'allez pas croire que Jean Rouxel manque de sérieux, ce n'est que pure vérité sur la vie quotidienne dans les campagnes du Pays de Redon à cette époque. Albert Poulain, le conteur de Piperia, n'a eu aucun mal à communiquer avec le style de Jean Rouxel, pour présenter ses contes, ils sont tous les deux en prise directe avec la tradition orale ; nous les entendons parler en les lisant. Cette collection, inaugurée par Jean Rouxel, a pour but d'apporter des témoignages vivants sur ce que nous appelons - nous, Bretons - "le Pays". D'autres témoins prendront la suite, ils sont nombreux qui, modestement, ont pris soin de noter des chansons, des histoires et bien d'autres choses encore, inspirées par les traditions rurales. Rechercher les documents, nouer des relations fructueuses avec les auteurs, c'est l'oeuvre parfaitement menée, de Prosper Divay, à qui le Groupement culturel breton des Pays de Vilaine doit cette première réalisation ; qu'il en soit vivement remercié. Et maintenant, amis lecteurs, ne tardez plus, faites connaissance avec Jean Rouxel, vous serez en bonne compagnie. » Le président du groupement : Patrick Le Villoux.
BnF collection ebooks - "A. Savez-vous, M. B., ce qu'on m'a dit de vous?... Que vous étiez spirite! Vous pensez bien que je n'en ai rien cru. Je vous connais trop sérieux pour donner dans de pareilles billevesées ; cependant, j'ai été bien étonné que M. X., non moins sérieux que vous, me l'ait assuré si formellement."
« On se fait généralement une idée fausse du spiritisme. Les personnes d'un esprit ouvert qui veulent bien ne pas considérer les spirites comme des hallucinés et le spiritisme comme un reste de superstition barbare, classent volontiers dans la même catégorie, le spiritisme et l'occultisme. Cette confusion peut être remarquée chaque jour dans la société lorsqu'on parle des phénomènes qui font l'objet des études spirites, phénomènes dont les causes échappent à la sagacité un peu obtuse, d'ailleurs, des savants français que l'Europe nous envie. Ce n'est pas seulement dans la conversation qu'a lieu ce qui proquo : les journalistes n'en sont pas plus exempts que le commun de leurs lecteurs. Il est devenu de mode, depuis quelque temps, de parler de cet ordre de phénomènes dans la presse : on y est un peu obligé par ce qui se passe, de temps à autre, dans les maisons hantées ; et les journaux qui traitent ces questions, avec plus d'esprit que de bon sens quelquefois, ne manquent jamais de parler en bloc des spirites, des mages, des occultistes, comme si tout cela ne formait qu'une même bande, ayant les mêmes idées, croyant aux mêmes symboles, pratiquant le même culte, allant peut-être au même sabbat. Les journalistes sont à demi excusables de tomber dans cette erreur, peu grave au fond : on comprend que des hommes qui doivent pondre un ou plusieurs articles tous les jours, n'ont guè
BnF collection ebooks - "A. Savez-vous, M. B., ce qu'on m'a dit de vous?... Que vous étiez spirite! Vous pensez bien que je n'en ai rien cru. Je vous connais trop sérieux pour donner dans de pareilles billevesées ; cependant, j'ai été bien étonné que M. X., non moins sérieux que vous, me l'ait assuré si formellement."
BnF collection ebooks - "On se fait généralement une idée fausse du spiritisme. Les personnes d'un esprit ouvert qui veulent bien ne pas considérer les spirites comme des hallucinés et le spiritisme comme un reste de superstition barbare, classent volontiers dans la même catégorie, le spiritisme et l'occultisme."