Jean Rostand
Jean Rostand
Comment naît la vie ? Quel est le sens de la sexualité ? En quoi consiste sa destination cosmique ? Qu'il s'agisse de la course des spermatozoïdes, de la nidation de l'oeuf, de l'être virtuel et de son développement, tel est l'ensemble de problèmes qu'aborde Jean Rostand dans "L'aventure avant la naissance". Entre les deux infinis de la grandeur et de la petitesse, que nous révèlent l'astronomie et la physique d'aujourd'hui, son livre dévoile le miracle réitéré de l'aventure humaine du germe au nouveau-né.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Et si la science et la morale pouvaient dialoguer pour repenser notre rapport au vivant ? Le droit d’être naturaliste rassemble les essais et manifestes de Jean Rostand, biologiste et humaniste.
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Le pari le plus audacieux de l'histoire humaine : transformer l'homme lui-même - le rêve des alchimistes et des visionnaires - est devenu une réalité de laboratoire. Jean Rostand définit les derniers obstacles et dévoile les hallucinantes perspectives de cette métamorphose, plus proche peut-être qu'on ne le pense.
Parution : 18-11-1958 Comme L'atomisme en biologie, ce livre est presque entièrement composé d'études relatives à l'histoire de la connaissance. Certaines d'entre elles s'efforcent de suivre, au long des âges, l'évolution d'une grande idée ou d'une grande notion : hérédité des caractères acquis, parthénogenèse humaine, immortalité des tissus, tandis que d'autres visent à mettre en lumière tels aspects, plus ou moins méconnus, d'une oeuvre ou d'un homme : François Bacon, Réaumur, Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. L'intérêt philosophique de l'histoire des sciences n'est plus à démontrer. En nous instruisant sur la marche progressive de l'esprit d'investigation, en nous faisant prendre conscience de la difficulté et de la lenteur avec quoi s'établit, sur un sol toujours mouvant, une vérité toujours insuffisante, elle nous enseigne à la fois la continuité fertile de l'effort humain et l'imperfection essentielle de tout état du savoir, y compris celui où est parvenue notre époque. École de confiance et de doute, d'espérance légitime et de scepticisme raisonné, de fierté collective et d'humilité individuelle...
Jean Rostand continue à tirer de la biologie des enseignements propres à faire réfléchir utilement le philosophe, le psychologue et le moraliste. Il montre, en particulier, comment les dernières découvertes de laboratoire sont en voie de modifier profondément les grandes notions humaines, et notamment celles de personne, de procréation et de mort. Les mots : être, enfanter, mourir, n'ont plus aujourd'hui tout à fait le même sens qu'ils avaient hier. Ainsi, qu'on le veuille ou non, c'est bien un véritable et nouvel humanisme qui s'édifie sous nos yeux, dans la mesure où non seulement la biologie élargit et précise notre connaissance de l'homme, mais encore augmente les pouvoirs dont l'homme dispose à l'égard de sa propre nature. On trouvera aussi, dans Biologie et humanisme, d'importantes études historiques sur l'évolution des idées transformistes, sur la génétique avant Mendel, sur la pensée biologique de Diderot, sur Fontenelle épistémologiste, etc., et enfin un savoureux et profond éloge de la grenouille - tout à la fois confession et profession de foi - où Jean Rostand nous dit, avec sa netteté et sa chaleur habituelles, ce que représente pour lui l'animal auquel il a, depuis un si long temps, consacré tant d'études.
J'ai, dans un volume récent, consacré quelques pages aux relations qui existent entre la médecine et ce vaste domaine de la biologie que forme la Génétique, science de l'hérédité. Le sujet m'a paru assez important pour que j'y insiste. Médecine et Génétique se sont, jusqu'ici, trop ignorées : elles ont beaucoup à apprendre l'une de l'autre, et il est à souhaiter que, pour leur profit mutuel, elles collaborent toujours plus étroitement. Parmi les chapitres qui composent ce petit ouvrage, il en est un qui traite, et pour la première fois dans un livre français, de la grande question, toute neuve encore, des virus-protéines. Elle aussi se rattache, par certains côtés, à la Génétique, puisque, à bien des égards, on peut rapprocher ces mystérieux agents pathogènes des éléments qui constituent le patrimoine héréditaire.
Nul n'était mieux qualifié que Jean Rostand pour écrire à la fois la biographie de Darwin (1809-1882) et l'explication de son oeuvre. Les nombreux témoignages de ses contemporains, sa correspondance, ses propres souvenirs et ceux de son fils permettent de ne rien laisser dans l'ombre de cette figure puissante, sensible, humaine, scrupuleuse. Quant à sa doctrine, l'exposition claire de son élaboration, de ses sources, de son sens et de sa destinée, permet d'en comprendre et d'en mesurer l'influence qui n'a pas seulement fécondé toutes les sciences naturelles, mais a gagné la philosophie elle-même.
Jean Rostand, ayant été élu à l'Académie française à la place laissée vacante par la mort d'Édouard Herriot, y est venu prendre séance le jeudi 12 novembre 1959 et a prononcé son discours de réception. Il a retracé la longue et brillante carrière de son prédécesseur, et ses multiples activités d'homme de lettres, de parlementaire, d'homme d'État et d'administrateur. Jules Romains, dans sa réponse, a rappelé la double vocation, à la fois scientifique et littéraire, de Jean Rostand. Il termine ainsi : «Ce qu'il y a de notable, chez vous, est que vous agacez bien rarement un lecteur même difficile. Vous ne cherchez pas l'originalité dans le paradoxe. Quand vous êtes amené à confirmer une observation déjà faite par tel de vos devanciers, vous ne vous en défendez pas ; mais elle prend une autorité et une saveur nouvelles par l'injection, si je puis dire, d'un argument ou d'une analogie que vous procure la science. Les propos du moraliste s'engrènent aux méditations de l'homme de laboratoire.»
«Des origines de la biologie jusqu'à ses développements les plus récents, Jean Rostand donne un tableau d'ensemble ; on retrouve les doctrines de tous les pionniers de cette science de Linné à Mendel, de Buffon à Darwin, de Lamarck jusqu'aux généticiens.»
Parution : 06-02-1956 Dans ce nouveau livre, Jean Rostand revient à l'un de ses genres favoris : l'histoire des grandes idées scientifiques. Il y retrace minutieusement l'évolution d'une idée fondamentale, celle d'atome vital, qui, nous venant de l'Antiquité, a dû subir bien des transformations avant de donner naissance à la notion moderne de gène. Cette étude nous introduit au coeur même de la biologie contemporaine puisque c'est, en grande partie, sur la question des gènes et des chromosomes que s'opposent vivement, et d'une façon qui paraît irréductible, la génétique orthodoxe des savants occidentaux et la génétique mitchourienne des savants soviétiques. On trouvera aussi dans cet ouvrage d'érudition et de critique, une histoire de l'idée de monstruosité, et des pages importantes sur les conceptions biologiques de quelques grands écrivains et philosophes : Descartes, Diderot, Helvétius, Montesquieu, Renan, Cournot. Historien scrupuleux et pénétrant, Jean Rostand apporte des points de vue nouveaux, rectifie des jugements sommaires, signale des précurseurs inconnus, propose des rapprochements inattendus entre le passé et le présent.
Quelle est la place de l'homme dans la nature? À quelles causes attribuer la diversité et l'inégalité que nous constatons parmi les humains? Quelle part revient à l'hérédité dans la genèse de la personnalité et quelle part aux circonstances du milieu? Quelle est l'origine de l'homme, et quel pourrait être son destin? Jean Rostand répond à toutes ces questions dans ce livre, véritable introduction à l'étude de la biologie humaine.
"Le Ver à soie est, comme chacun sait, la larve d'un Papillon, le Bombyx du Mûrier (Bombyx mori). Pour le situer dans le règne animal, nous rappellerons sommairement que les Papillons appartiennent à la classe des Insectes, qui est l'une des plus considérables tant pour le nombre que pour la variété des représentants, puisque les espèces s'y comptent par centaines de mille. Parmi les Invertébrés, c'est-à-dire parmi les animaux dépourvus de squelette osseux, les Insectes font partie du vaste groupe des Arthropodes, où ils voisinent avec les Arachnides, les Myriapodes et les Crustacés. Comme eux. ils sont faits de segments, dont certains portent des pattes articulées ; mais ils s'en distinguent par un corps nettement divisé en trois parties - la tête, le thorax, l'abdomen - et par leurs trois paires de pattes. Les Papillons, ou Lépidoptères, qui ne comprennent pas moins de quatre-vingt mille espèces, se caractérisent par la présence de deux paires d'ailes recouvertes d'écailles. Certains papillons de nuit à bouche rudimentaire et à antennes plumeuses composent la famille des Bombycides, à laquelle appartient le Bombyx du Mûrier, objet du présent ouvrage." Jean Rostand
Depuis trente années, dans son petit laboratoire de Ville-d'Avray, Jean Rostand se penche sur les grenouilles et les crapauds pour les interroger sur quelques-uns des grands problèmes de la vie : parthénogénèse artificielle, détermination du sexe, hérédité des variations, production des anomalies, conservation de la semence, etc. Ses observations et ses expériences l'ont conduit à de nombreuses découvertes, dont il expose ici les principales, avec la clarté et la rigueur qui lui sont coutumières. L'auteur ne fait état que de travaux personnels, appuyés de documents photographiques pour la plupart inédits. Cet ouvrage, qui comptera dans l'histoire de Ia biologie des amphibiens, nous montre comment, en étudiant des animaux qu'on croyait bien connus et en ne disposant que de moyens matériels fort restreints, un chercheur persévérant peut réussir à écrire des pages nouvelles.
"L'année 1900 fut pour la biologie une date singulièrement féconde. Elle marque un tournant décisif dans l'histoire des idées, et comme une véritable révolution, non moins profonde peut-être que celle qui suivit en 1839 l'énoncé de la théorie cellulaire ou, en 1859, la publication de l'Origine des espèces. Au cours de cette année 1900, en effet, trois naturalistes, trois botanistes, ayant travaillé indépendamment l'un de l'autre et chacun dans son pays, font connaître les résultats de leurs recherches sur l'hybridation des races végétales. Tous trois ils ont réalisé des expériences claires et précises, dont ils croient pouvoir tirer des lois générales concernant la transmission des caractères parentaux à la descendance. Or, voici qu'ils s'avisent que ces mêmes lois avaient déjà été formulées en 1865, et presque en termes identiques, par un moine tchèque, Johann Mendel, qui avait consacré de longues années à effectuer des croisements de pois, et dont le travail, exposé en un long mémoire, avait passé complètement inaperçu de ses contemporains, encore que ce fût un chef-d'oeuvre de perspicacité théorique et d'ingéniosité expérimentale."
L'indépendance toujours plus grande accordée à la femme trouve peut-être son explication dans le progrès des sciences biologiques qui ont écarté les erreurs du Moyen Âge. Jean Rostand examine dans ce livre les idées relatives à la génération humaine, de l'Antiquité à nos jours.
La biologie, en ce dernier demi-siècle, a réalisé d'extraordinaires progrès qui l'ont mise au rang d'une véritable magie positive. Génération sans père, transformations de sexe, doublement des chromosomes, greffes diverses, culture des tissus et des organes, développement en pièces détachées, conservation de la semence, production de nouvelles races de vivants : tout cela se pratique journellement dans les laboratoires, et certaines de ces découvertes, bientôt, seront appliquées à notre espèce elle-même. Quelles en seront les conséquences juridiques, sociales, morales ? Que va devenir la notion de personne, menacée par la technique de greffe ? Jusqu'où ira la modification de l'homme par l'homme ? Devons-nous accepter et approuver cette "artificialisation" progressive de l'humain avec tout ce qu'elle comporte de dévaluation du naturel ? Sommes-nous fondés à prévoir la genèse d'un être humain ? Telles sont les graves questions que pose Jean Rostand pour les examiner avec sa netteté et sa loyauté coutumières dans ce nouveau livre où l'enthousiasme de l'homme de science laisse place à l'inquiétude du moraliste.
Dans ce nouveau livre, Jean Rostand a réuni d'importantes études, encore inédites, qui touchent aux problèmes généraux de la biologie et à certains de ses retentissements sur le plan philosophique ou simplement humain. Celle qui donne au volume son titre (Science fausse et fausses sciences) traite des manières diverses dont la vérité scientifique peut se trouver faussée par les «sorciers» de toute espèce, par les fanatiques de toute idéologie, et même, à leur insu, par les véritables savants, ainsi qu'il ressort de l'histoire fantastique des rayons N qui eût réjoui le grand Fontenelle. Non moins enrichissantes sont les autres études. Qu'il s'agisse des conséquences juridiques de la biologie (La Biologie et le Droit), des singulières expériences que la nature réalise dans l'espèce humaine (Les Singularités de l'Homme), des conditions organiques de l'inadaptation mentale (Biologie et Enfance inadaptée), de la valeur du cinéma comme instrument de découverte et de compréhension des phénomènes vitaux (Cinéma et Biologie), on retrouve en ces pages la lucidité et la probité intellectuelle de Jean Rostand.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
En répondant aux questions personnelles que ses correspondants n'hésitent pas à lui poser (Peut-on épouser sa cousine germaine ? Deux mulâtres peuvent-ils engendrer un enfant plus foncé qu'eux ?), Jean Rostand a été amené à exposer ses idées sur un certain nombre de sujets qui lui tiennent à coeur : Le Présent et l'avenir de la personne humaine - Les Limites de l'humain - L'Évolution de la génétique - L'Histoire des idées sur l'origine de la vie - Sur la biogénèse - Sur l'Histoire des sciences. Le point de vue du biologiste tient compte de celui du philosophe et du moraliste. Jean Rostand n'est pas seulement un homme de science, mais aussi un homme, avec ses passions, ses engagements et ses doutes. Il est un humaniste des temps modernes.