Jean-Pierre Bigeault
Jean-Pierre Bigeault
Le 3 décembre 1956, un homme de 35 ans, prêtre de son état, assassine sa jeune maîtresse après avoir tenté de lui donner l'absolution. Puis lui ayant ouvert le ventre, il la libère de son enfant de 8 mois qu'il baptise et poignarde. D'où vient, où va le crime dans la préméditation de sa logique inconsciente ? L'auteur, psychanalyste, s'attache à montrer que la violence des interdits continue de frapper, y compris dans les institutions qui prétendent détenir et protéger la vérité.
La psychanalyse est ce qu'en font les psychanalystes sur le terrain de la cure et de la psychothérapie comme dans leur vie. Entre la théorie et la pratique, s'ouvre le champ de la créativité d'un couple patient-psychanalyste, tel que le construit - en vue du soin - ce qu'il est convenu d'appeler « l'alliance thérapeutique ». À la fin d'une vie d'éducateur puis de psychanalyste, Jean-Pierre Bigeault soutient que l'amour est au coeur du lien psychanalytique, l'« attention bienveillante » n'en étant que la partie visible. S'agissant « d'aide », la science ne tire profit de la distance que par l'engagement qu'elle appelle.
L'auteur, enseignant et psychanalyste, a développé l'idée que les chemins du savoir sont des chemins initiatiques. Défenseur du "mélange des genres", il associe sa démarche de "passeur" à celle de la poésie. C'est ainsi qu'il s'aventure à montrer que les mensonges ulysséens de l'enfance, les stratagèmes de ses dieux cachés, disent une vérité dont aucune justice ni morale ne sauraient rendre compte.
Mon églantine est-ce que tu crois que nous allons nous perdre dans ce trop grand jardin ? C'est un jardin sur la mer qui va jusqu'en Écosse, jusqu'au pays des fantômes, jusqu'au dieu de la peur. Il n'y a pas de douceur qui tienne ! Le bonheur se jette au vent et à l'eau des heures : le coeur va bien plus vite, bien plus loin. Mon églantine, je ne suis qu'un léger jardinier dont tu tiens la main dont tu tires le coeur au fond des années vertes. Un recueil en prose publié en 1995 par Jean-Pierre Bigeault.