Jean-Louis Laville
Jean-Louis Laville
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgé.es du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacun.e d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
L'économie solidaire est l'ensemble des activités contribuant à démocratiser l'économie à partir d'engagements citoyens : services de proximité, finances, commerce équitable, tourisme, monnaies sociales, circuits courts, énergies renouvelables, etc.Cet ouvrage présente de manière claire les principales références de cette réalité politique et économique. Un enjeu contemporain fondamental.
Et si les petits boulots n’étaient pas une fatalité, mais le symptôme d’un système à repenser ? Les petits boulots en question explore des alternatives concrètes à la précarité, en s’appuyant sur des expériences locales et solidaires.
Quel avenir se forge notre société ? Le chômage est-il incurable ? Les emplois « jeunes » du gouvernement socialiste sont-ils un nouveau cache-misère ? La réduction du temps de travail est-elle une action généreuse ou calamiteuse ? Faut-il écouter ceux qui ne jurent que par la libéralisation des échanges mondiaux, ou ceux qui ne croient plus qu'à la débrouille ? C'est pour donner du sens à « ce bruit et à cette fureur » du monde qu'il faut lire Guy Aznar, Alain Caillé, Jean-Louis Laville, Jacques Robin et Roger Sue. Pionniers, chacun à leur façon, de réflexions et de propositions novatrices sur le revenu minimum, sur le temps de travail et sur ces activités construisant une « économie solidaire », un « tiers secteur » ou un « secteur quaternaire », les auteurs proposent ici les lignes de force d'un projet économique et politique visant à dépasser la crise du salariat : ce qu'ils appellent « économie plurielle » est une façon de concevoir l'économie pour sortir du face-à-face entre l'État et le marché, afin d'agir concrètement sur le terrain économique, politique, associatif... Cet ensemble cohérent de propositions, déjà expérimentées, en France ou ailleurs, ne peut laisser personne indifférent. Ce livre en forme de débat - la démocratie se nourrit des différences - ouvre de nombreuses portes à ceux pour qui le capitalisme n'est pas un horizon indépassable.
En France, les relations entre l'éducation populaire et l'économie sociale et solidaire (ESS) sont souvent traversées par des tensions, voire des malentendus. Pourtant, dans d'autres pays, ces deux approches s'articulent et constituent un socle commun pour repenser les rapports économiques et sociaux. Une telle divergence tient largement aux craintes, émises par certains, que l'ESS n'éloigne l'éducation populaire de ses missions, en la soumettant à des logiques managériales. Cet ouvrage explore ces questionnements légitimes mais aussi les synergies possibles. À l'heure de l'affaiblissement des institutions et des crises socio-écologiques, il devient urgent de construire des alliances solides pour défendre la démocratie et transformer la société. En s'étayant mutuellement, éducation populaire et ESS peuvent-elles renforcer la référence à un horizon émancipateur, ancré dans des pratiques quotidiennes et une science citoyenne ouverte à la pluralité des savoirs ?
Le référentiel de la Haute Autorité de santé (HAS) a constitué un véritable choc pour les travailleurs et intervenants sociaux déboussolés par cette nouvelle façon de mesurer à partir d'une profusion de critères. Son irruption est venue infléchir la démarche de l'obligation d'évaluation, introduite dès le début du XXIe siècle. L'enjeu de cet ouvrage se distingue des nombreux guides et manuels publiés : il part d'enquêtes faites auprès des professionnels et des usagers en sollicitant leur participation active. Comment vivent-ils l'évaluation ? Comment sont-ils associés ? Quels effets discernent-ils ? Suspendons un moment les jugements des experts pour écouter les personnes concernées, celles et ceux qui sont tous les jours sur le terrain. Cet ouvrage constitue un document permettant d'alimenter la réflexion des professionnels du travail social, d'apporter des arguments et de porter une parole publique. Il revient sur les différentes étapes de l'évaluation en action et sur les effets générés dans les établissements. Le hiatus entre les normes imposées et la réalité des associations et autres structures dans ce champ mérite d'être questionné.
Le travail social est en pleine mutation. Les changements qui le traversent sont d'ordre structurel, organisationnel, managérial et, il ne faut pas l'oublier, doctrinal. Ils touchent ainsi l'esprit de l'intervention sociale. Le décret du 6 mai 2017 est symptomatique de cette métamorphose. On y réaffirme avec force la vocation émancipatrice du travail social, on insiste sur la « participation » et sur « le développement des capacités des personnes à agir pour elles-mêmes et dans leur environnement ». En filigrane, le « changement social », tel qu'il est envisagé par le législateur, ne relève plus strictement d'interventions sur les publics mais bien d'interventions avec les publics. Ce point est essentiel car il remet en cause l'univocité du savoir susceptible d'irriguer les pratiques. Le législateur en est d'ailleurs conscient. Il incite désormais à croiser différents savoirs : les « savoirs universitaires en sciences sociales et humaines », les « savoirs pratiques et théoriques des professionnels du travail social », les « savoirs issus de l'expérience des personnes bénéficiant d'un accompagnement social ». Ces changements touchent un point sensible : qu'en est-il de la professionnalisation et de l'expertise du travailleur social ? Face à ces bouleversements, des crispations identitaires peuvent se développer. Tendanciellement, celles-ci engagent la profession dans des mouvements plus ou moins aboutis de résistance visant parfois à préserver un passé-dépassé. Ce mécanisme de protection n'est pas la seule réponse.
Les politiques locales de l'économie sociale et solidaire ont une vingtaine d'années. Des centaines d'élus et agents des collectivités locales s'engagent quotidiennement pour le développement de l'économie sociale et solidaire (ESS) dans leur territoire. Nombre d'entre eux se sont regroupés dans le Réseau des collectivités territoriales pour une économie solidaire (RTES) qui rassemble plus de 180 collectivités : conseils régionaux, conseils départementaux, métropoles, intercommunalités et communes.
Sur fond de haines, de violences, d'inégalités sociales et de dérèglements écologiques, la démocratie paraît menacée. Face à ce risque, la théorie critique (de l'école de Francfort à Bourdieu) reste indispensable pour alerter sur l'ampleur des aliénations et des dominations. Mais elle ne suffit plus. D'autres approches sont à mobiliser. Bruno Frère et Jean-Louis Laville les identifient et soulignent notamment l'apport des pragmatismes et des épistémologies du Sud. Croisant ces analyses, ils concentrent leur attention sur des combats de plus en plus présents (zapatisme, zones à défendre, mobilisation pour le climat, défense des libertés associatives, écoféminisme...) et des résistances encore trop souvent invisibles (circuits courts, communs, économie solidaire...). Les auteurs montrent ainsi que, par-delà les dangers, la démocratie se réinvente déjà, y compris en tissant de nouveaux liens entre humains et non humains, entre acteurs et chercheurs. Parce qu'il conjugue une synthèse originale des travaux les plus marquants du XXe siècle avec l'examen d'expériences foisonnantes, cet ouvrage formule les bases d'une nouvelle théorie critique et d'une conception renouvelée de l'émancipation. En ce sens, il est force de propositions pour celles et ceux qui ne se satisfont ni de l'immobilisme ni du catastrophisme. Bruno Frère est directeur de recherches au FNRS et professeur à l'université de Liège. Il a coordonné Le Tournant de la théorie critique aux éditions Desclée de Brouwer. Jean-Louis Laville, après avoir été chercheur au CNRS, est professeur du Conservatoire national des arts et métiers, titulaire de la chaire économie solidaire, membre du laboratoire HT2S. Il a publié au Seuil L'Économie sociale et solidaire. Pratiques, théories débats.
Le mépris des savoirs populaires est le fruit d'une longue tradition savante. Ce dédain semble profondément installé dans la pensée occidentale. Voilà pourquoi envisager une pluralité de savoirs issus de sources et d'acteurs différents, est loin d'être une évidence. Cette perspective exige de revenir à l'histoire de la pensée et de réfléchir aux statuts de la théorie et de la pratique ainsi qu'à leurs relations pour une meilleure implication des citoyens dans les affaires qui les concernent.
A l'occasion du vingtième anniversaire du Mouvement pour l'économie solidaire (MES), cet ouvrage présente une version revisitée de son histoire, débarrassée des clichés souvent associés à cette économie (économie pour les pauvres, de la réparation, des marges etc.). Il dresse un large panorama de la diversité des expériences : crèches parentales, régies de quartier, associations de chômeurs, intervention sociale, associations culturelles et artistiques, commerce équitable, associations pour le maintien d'une agriculture paysanne, finance solidaire, transition énergétique, habitat participatif, économie circulaire, mobilités douces, monnaies locales, plateformes numériques solidaires. Ce livre choral met en lumière les fécondations croisées entre innovations techniques et socio-économiques, entre cercles d'acteurs et de chercheurs, entre porteurs de projets et élus à la recherche de nouvelles formes économiques plus proches des territoires, non délocalisables et écologiquement responsables. Ces informations inédites ont été regroupées grâce à vingt-neuf contributions émanant pour la plupart de celles et ceux qui sont impliqués au quotidien dans cette autre économie. A travers les dialogues noués avec divers mouvements sociaux aux niveaux national et international, elles ouvrent une réflexion sur l'avenir.
Cet ouvrage issu d'une recherche participative croisant les réflexions entre chercheurs et acteurs associatifs de divers secteurs (culture, défense des droits, éducation populaire, social...) propose un ensemble d'analyses originales pour penser l'avenir du monde associatif. Deux scénarios contrastés sont ainsi envisagés. L'un pointe les limites qui entravent son action ou peuvent l'affaiblir (la néo-philanthropie, la marchandisation, la managérialisation...). Le second relève les dynamiques à approfondir ou à mettre en oeuvre pour affirmer le potentiel transformateur des associations (travail sur leur fonctionnement interne, synergies au sein de l'économie sociale et solidaire, approches par le commun, coconstruction de l'action publique...). Ici, nulle naïveté ou idéalisation des associations mais le constat de l'importance des mouvements citoyens pour éviter l'isolement et le désarroi qui font le lit de l'autoritarisme et menacent la démocratie. La défense de celle-ci passe en effet par la multiplication des espaces de délibération et d'action. Cet ouvrage se veut avant tout un outil à mobiliser pour alimenter les débats en leur sein. Pourquoi ce livre ? - Interviews croisées de deux co-coordinateurs de l'ouvrage : Jean-Louis Laville et Patrica Coler
Dans le monde entier, la tendance à créer des associations n'a jamais été aussi forte que dans les dernières décennies. Pour la France, les chiffres sont révélateurs. Les associations étaient 700 000 en 1990, avec 8 millions de bénévoles ; elles sont 1,5 million aujourd'hui pour 22 millions de bénévoles, auxquels s'ajoutent 1,8 million de salariés.Le phénomène associatif, malgré ce renouveau, reste sous-estimé. Certains critiquent la précarité du travail en son sein. D'autres prétendent le moderniser sur le modèle de l'entreprise. Quant aux gouvernements, ils le rabattent trop souvent sur sa fonction réparatrice.Pourtant, il inclut une dimension transformatrice qui renvoie à un principe démocratique fondamental : l'associationnisme. De grands auteurs comme Dewey, Habermas, Mauss ou Polanyi en ont décelé l'importance. Chacun à leur manière, ils ont décrit comment, dès le XIXe siècle, ce principe a été mis en oeuvre, prouvant que la démocratie excède la représentation, que l'économie ne se réduit pas au marché et que la solidarité déborde l'intervention de l'État.Tout en analysant les indéniables ambiguïtés de ce mouvement, le livre montre l'existence d'un regain de l'associationnisme. Si nous en tenons compte, nous pouvons voir différemment les crises actuelles et inventer d'autres actions pour les surmonter. Jean-Louis Laville est professeur du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), titulaire de la chaire d'économie solidaire, chercheur au Lise (CNRSCnam), chercheur associé au Collège d'études mondiales (Maison des sciences de l'homme). Il poursuit depuis de nombreuses années un travail sur les relations complexes entre associations et démocratie, jalonné par plusieurs publications, dont récemment Associations et action publique (avec Anne Salmon, Desclée de Brouwer, 2015), L'Économie sociale et solidaire. Pratiques, théories, débats (Points-Seuil, 2016), L'Association. Sociologie et économie (avec Renaud Sainsaulieu, Pluriel-Fayard, nouvelle édition 2018).
Une réflexion étayée sur des exemples et comportant des outils concrets, respectueux de la spécificité des associations, plébiscitée par les lecteurs, justifie cette édition de poche. Les associations, qui avaient rêvé de bénévolat, de gratuité, de générosité et de travail en commun harmonieux, vivent parfois des enjeux de pouvoir, des conflits violents, des identités non reconnues, un sentiment de perte de projet et donc de sens. D'où l'intérêt de cet ouvrage qui se propose de rétablir ce que devrait être un mode d'organisation de plus en plus influencé par le monde de l'entreprise. Lien social
Les associations sont partout dans le monde en plein essor. En France, elles regroupent près de 2 millions de salariés et, dans la première décennie du XXIe siècle, elles ont créé plus d'emplois que les entreprises privées. Par ailleurs, près d'un français sur trois de plus de 15 ans est bénévole. Les associations, présentes dans de nombreux domaines, sont donc au coeur de la société civile et civique. Pourtant elles restent méconnues, voire caricaturées : elles souffriraient d'amateurisme par rapport à l'entreprise ou elles ne serviraient qu'à compenser le retrait du service public. Cet ouvrage détaille leur fonctionnement institutionnel et organisationnel, leur rôle économique et politique, ainsi que les transformations sociales qu'elles induisent. Appuyé sur de nombreuses études de cas, il brosse un tableau fidèle et très vivant de la dynamique associative en France et en livre une analyse originale dans ses dimensions théorique, épistémologique et pratique. Ce livre correspond à une réédition profondément remaniée et actualisée de l'ouvrage Sociologie de l'association, de Renaud Sainsaulieu et Jean-Louis Laville paru en 1997 aux éditions Desclée de Brouwer.Jean-Louis Laville est Professeur du Conservatoire national des Arts et Métiers et chercheur (Lise, Cnam-CNRS). Il a déjà publié, dans la collection « Pluriel », L'économie solidaire. Renaud Sainsaulieu (1935-2002) fut l'un des principaux théoriciens français de la sociologie des organisations.
Les Régies de Quartier et de Territoire constituent une expérience originale menée depuis plus de quarante ans. Elles ont initié des actions collectives reposant sur une coopération inédite entre collectivités locales, bailleurs sociaux et habitants. Tout au long de leur histoire mouvementée, les Régies ont dû s'adapter aux changements dans les politiques publiques, à l'évolution de leurs lieux d'implantation dans des contextes difficiles (augmentation des inégalités, forte précarisation des habitants, confinement sanitaire). Elles montrent encore aujourd'hui leur capacite de résistance et de transmission du projet fondateur. Les auteurs s'appuient sur un travail d'enquête de terrain pour décrypter ce qui constitue l'originalité et l'attractivité des Regies, sans pour autant évacuer leurs ambivalences et leurs limites.
Lire l'entretien avec Maïté Juan et Jean-Louis Laville, paru dans la Lettre érès 44 L'innovation sociale est partout considérée comme vertueuse mais cet éloge unanime ne saurait faire illusion. Elle regroupe en fait un ensemble de pratiques très diversifiées, voire divergentes. Deux approches contrastées sont ici dégagées : la première qualifiée de social business se contente d'une amélioration du modèle économique dominant, l'innovation s'inscrivant dans une perspective réparatrice et fonctionnelle ; la seconde, du côté de l'économie solidaire, a pour horizon une démocratisation de la société. Cet ouvrage propose un bilan inédit du social business (Amérique, Asie, Europe) qui a pris l'ascendant dans différents continents alors que les effets de réalisations restent difficiles à cerner. S'éloignant du discours dominant, il met aussi en lumière les multiples innovations citoyennes qui s'attaquent à des problèmes structurels affectant le quotidien des populations. Dans ces dynamiques de politisation ordinaire, les habitants retrouvent un pouvoir d'agir. Certaines collectivités locales commencent à les soutenir, à l'instar de la mairie de Barcelone dont l'expérience primaire de municipalisme valorise les communs autant que les alliances entre acteurs, chercheurs et responsables politiques. Ces formes alternatives d'innovation sociale s'opposent ainsi à l'uniformisation managériale et viennent alimenter de manière originale le débat sur la transition écologique et solidaire qui agite les acteurs engagés, les travailleurs sociaux autant que les scientifiques et les élus.
Et si les pratiques étaient en avance sur les théories ? En effet, sur le terrain il existe de multiples liens entre mouvements sociaux et économie solidaire, or le dialogue entre spécialistes de ces deux domaines reste trop rare. Cette ignorance mutuelle n'est plus tenable. Comme les acteurs les chercheurs en matière d'économie sociale et solidaire ont beaucoup à apprendre de ceux qui se dédient aux mouvements sociaux et réciproquement.Il s'agit donc d'amorcer une réflexion dans ce sens. Elle est alimentée par de nombreux exemples, d'Amérique du Sud et du Nord, d'Asie et d'Europe (Appel des appels, Attac, commerce équitable, insertion par l'activité économique, mouvements écologiques et féministes...). Trente-deux auteurs de ces divers continents analysent avec précision les acquis et limites de ces réalisations.C'est bien une sociologie globale qui est visée puisque la perspective internationale ne se limite pas à une comparaison de données, elle permet de formuler une conceptualisation originale de ces deux champs comme de leurs rapports. Avec les contributions de Josette COMBES,Thomas COUTROT, Eric DACHEUX,Ivonne FARAH HENRICH, Bruno FRERE,Laurent GARDIN, Vincent de GAULEJAC,Daniel GOUJON, Isabelle GUERIN,Pablo GUERRA, Noriko HATAYA,Isabelle HILLENKAMP, Christian JETTE,Benoît LEVESQUE, Alain LIPIETZ,Claudio NASCIMENTO, Geoffrey PLEYERS,Hervé ROUSSEL-DESSARTRE,Valmor SCHIOCHET, Jean-Michel SERVET,Claude SICART, Paul SINGER,Maristella SVAMPA, Víctor TOLEDO,Leandro VERGARA-CAMUS,Christine VERSCHUUR,Fernanda WANDERLEY, Magali ZIMMER.
Un manuel sur l'innovation sociale destiné à faire référence au plan national et international. Cet ouvrage se présente comme une introduction à l'innovation sociale. Il permet de situer en quoi la dimension sociale de l'innovation vient renouveler l'approche de ce concept. Il explique pourquoi la thématique de l'innovation sociale est apparue dans la période de mutations contemporaines à travers une discussion théorique et montre l'importance pratique qu'elle peut revêtir en s'appuyant sur des exemples de territoires (Flandre et Québec) comme de secteur (services sociaux).
L'enjeu de ce livre est de mobiliser l'apport de Polanyi pour penser la socio-économie dans une perspective d'approfondissement de la démocratie. L'ouvrage actualise l'analyse critique à grande échelle du nouveau capitalisme globalisé mais il repère aussi des expériences socio-économiques pouvant contribuer à la construction de sociétés plus démocratiques au XXIe siècle.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Confrontées à de nouvelles contraintes, les associations ne sont pas condamnées à l'impuissance. Beaucoup combattent l'uniformisation et résistent à la dépression. Leurs répertoires d'action et leurs domaines d'intervention sont extrêmement variés. Il est difficile d'enfermer leurs activités soit dans la prestation de services soit dans le plaidoyer. Imbriquant l'économique, le social et le politique, elles décloisonnent et dérangent.Comment reconfigurent-elles l'action publique ? La réponse ne peut être définitive. Elle est à construire. Pour y contribuer, le livre s'appuie sur une diversité de cas en France et à l'étranger : centre social et régie de territoire, fédérations d'éducation populaire et de sport, associations sociale et médico-sociale, unions d'associations de solidarité, associations écologistes et de consommation, association pour le maintien d'une agriculture paysanne, associations de lutte contre le sida et de santé environnementale, associations culturelles, de microfinance, d'action communautaire, de garde pour la petite enfance, associations et coopératives d'économie solidaire ou de commerce équitable.Cet effort de réflexion repose sur une collaboration d'acteurs et de chercheurs qui s'enrichit d'une perspective internationale : Maroc, Tunisie, Espagne, Québec, Bolivie, Équateur... La pluralité de références et de points de vue ouvre à de nouvelles approches sur le rôle des associations en démocratie.Ont participé à cet ouvrage : Christian ANDRÉO, Philippe BERTHELOT, Régine BOUTRAIS, Jose Luis CORAGGIO, Christine CHOGNOT, Dominique ESPAGNET, Jordi ESTIVILL, Philippe EYNAUD, Isabelle HILLENKAMP, Christian JETTÉ, John LASSERRE, Benoît LÉVESQUE, Norbert LIGNY, Lydia MARTINS VIANA, Guillaume MEUGNIER, Quidora MORALES LA MURA, Youssef SADIK, Pierre TAINTURIER, Yves VAILLANCOURT et Magali ZIMMER.
L'économie n'est pas forcément contre la société, et la politique peut retrouver une capacité d'intervention pour améliorer les conditions de vie sur les territoires. C'est du moins l'espoir que redonnent les politiques examinées dans ce livre dont l'ambition est de fournir un outil de référence rendant compte de l'histoire - en train de s'écrire - du mouvement de l'économie solidaire et de ses rapports évolutifs à l'action publique. Le livre rassemble des chercheurs et des hommes politiques en France et au Brésil.
Depuis longtemps, les débats politiques se sont centrés sur les places respectives du marché et de l'Etat. C'est encore le cas aujourd'hui. Pourtant ce débat s'avère incomplet. L'ampleur des défis sociaux et écologiques appelle désormais la prise en compte de la société civile au-delà des clichés qui l'ont réduite à une affirmation privée ou à un désengagement public. Tel est l'objectif de cet ouvrage qui propose une économie politique de l'association. Pour ce faire, il présente la première synthèse d'ensemble des expériences américaine et européenne de l' associationnisme, leur histoire et leur actualité. A partir de cette mise en perspective internationale qui met en évidence l'imbrication entre histoire des idées et pratiques sociales, il devient possible de mieux comprendre le débat contemporain entre différentes approches : économie solidaire, économie sociale, tiers secteur. Ce livre apporte une réflexion originale sur la démocratie et l'économie. Pour cette raison, il est amené à devenir une référence indispensable pour les responsables associatifs et politiques. Il l'est aussi plus largement pour celles et ceux qui s'estiment concernés par les évolutions de l'action publique et citoyenne. Jean-Louis Laville est professeur du Conservatoire national des arts et métiers et chercheur au Lise (CNRS-Cnam). Coordinateur européen du Karl Polanyi Institute of Political Economy impliqué dans de nombreux réseaux de recherche internationaux, il a récemment publié : Dictionnaire de l'autre économie (Gallimard), L'Economie solidaire (Hachette-Littératures), La Gouvernance des associations (Erès), Le Travail, une nouvelle question politique (Desclée de Brouwer).
Face à l'ampleur du chômage, de l'exclusion et de la pauvreté, l'insertion par l'activité économique s'impose aujourd'hui comme une urgence. Les entreprises sociales constituent un outil privilégié de cette démarche à travers de multiples initiatives, comme le montre l'approche internationale qui leur est consacrée ici. Mais qu'est-ce au fond qu'une entreprise sociale d'insertion ? Les auteurs présentent le débat international que soulève cette question. Ils répondent aux questions transversales que ce type d'entreprise suscite sur différents registres : la construction de leur équilibre économique, la multiplicité de leurs objectifs et leurs relations aux politiques publiques. Enfin, les réalités nationales de la Belgique, de la France, du Québec et de la Suisse sont approfondies. Ce volume constitue ainsi une contribution originale à la recherche pluridisciplinaire sur l'entreprise sociale en même temps qu'il rassemble des données inédites sur le champ étudié. Il se situe dans la suite du livre Insertion et nouvelle économie sociale.
"Gilda je t'aime, à bas le travail", "Travailler moins pour travailler tous", "Travailler plus pour gagner plus" : la succession des formules emblématiques témoigne du changement d'époque. Voici dix ans encore, on parlait de la disparition progressive du travail. Aujourd'hui, c'est l'éloge d'un travail sans limites qui domine. Mais il conduit au salarié jetable et au plein emploi précaire. Pourtant, le travail contemporain n'est pas que plaintes et souffrances. De multiples expériences réinventent un travail porteur de sens et de solidarité. Loin d'une fausse alternative entre fin du travail et travail sans fin, le défi consiste à articuler les initiatives de la société civile avec des politiques publiques appropriées. Contre l'économisme, Jean-Louis Laville remet le travail au coeur de la question politique. Sans revenir aux compromis du passé, mais en restant attaché aux visées d'émancipation et d'égalité.