Jean-Francois Duval
Jean-Francois Duval
Jean-François Duval fait revivre Buk et les Beats, tout en nous montrant les liens et les contradictions entre « le poète des caniveaux » et les « anges de la désolation » du mouvement beat, au travers d'un essai inspiré, d'une bibliographie, d'un Who's Who exhaustifs, et d'illustrations originales, et suivi d'un entretien réalisé jusque tard dans la nuit du 17 février 1986 au domicile de Bukowski, à San Pedro.
« Sensible et philosophe, Jean-François Duval m'a dès notre première rencontre réjoui de par sa joie espiègle, qui perce à travers les pages qui vont suivre. Son livre est comme un guide de voyage pour assumer allègrement le tragique de l'existence, sortir des oeillères du moi et aimer librement, à tout vent. Lui emboîter le pas, c'est assurément rester en mouvement, comme le voulait Montaigne, faire route toujours et être gentiment convié à une exploration perpétuelle, quand bien même il n'y aura jamais, et heureusement, de réponses définitives. » Alexandre Jollien Avec Bref aperçu des âges de la vie, Jean-François Duval nous livre un récit original et plein de fantaisie sous forme de petites proses, ainsi qu'un regard très personnel sur les grandes questions qui nous traversent au fil des trois âges de la vie : la jeunesse, l'âge d'exister et l'âge de mourir.
1948, Jack Kerouac invente l’expression Beat Generation. Découvrez en 100 mots clés l’histoire d’un mouvement qui a bouleversé la littérature, la musique et la contre-culture américaine.
Jean-François Duval sillonne depuis vingt ans les États-Unis sur la piste de Jack Kerouac et des héros de la Beat Generation, avec en ligne de mire notamment la figure charismatique de Neal Cassady, le héros de Sur la route. Il a retrouvé et s'est entretenu avec plusieurs protagonistes majeurs de la légende beat : Allen Ginsberg, Carolyn Cassady, Joyce Johnson, Timothy Leary, Anne Waldman, Ken Kesey. Sous une forme très vivante, il nous livre ici les résultats de son enquête. Enquête sur Kerouac et la Beat Generation rend justice à un écrivain phare et à un mouvement dont l'impact social et littéraire est beaucoup plus important qu'on ne le pense généralement. L'ouvrage fait revivre de l'intérieur l'épopée des « Beats » au travers de témoignages de première main. Il montre comment le succès d'un livre culte, Sur la route, peut conduire à la déchéance et à la mort voulue à la fois de son auteur, Kerouac, et de son héros, Neal Cassady, tous deux victimes de leurs propres accomplissements. Il montre aussi que la contre-culture américaine, tout au long de la seconde moitié du XXe siècle et jusqu'à aujourd'hui, sans même que nous en ayons conscience (c'est-à-dire bien au-delà des signes apparents que sont le port du blue-jean, l'absorption de coca-cola et les influences musicales), représente la face cachée d'à peu près toutes les évolutions culturelles que nous avons connues en Europe. L'histoire des « Beats » est aussi notre histoire. Avec une riche iconographie, un Who's Who, des repères chronologiques et bibliographiques.
Après que Nicolas Bouvier ait reconnu en lui un cousin à l'âme voyageuse (« Vous êtes comme moi un petit neveu de Conrad »), que Charles Bukowski l'ait élevé à la dignité de « voleur d'âmes », et que Denis Grozdanovitch (qui préface ce livre) ait trouvé en lui « un frère en écriture », Jean-François Duval emboîte le pas à quelques excellents moralistes, de Sénèque à Woody Allen. Son nouveau livre s'inscrit dans la même lignée que ceux de Philippe Delerm, Pierre Sansot, Denis Grozdanovitch, André Comte-Sponville, etc.Jugeant que notre situation à tous, aujourd'hui, ne diffère pas tellement de celle de Robinson Crusoé, l'auteur s'attache à récolter sur les plages du présent quelques vestiges et débris de nature à bâtir un canot de sauvetage, voire une nouvelle arche. Dans celle-ci, on trouvera pêle-mêle un chien qui se prend pour la flèche de Zénon, le sein des femmes quand il aide à l'endormissement des hommes, la divine musique des parquets, le football quand il se fait chanson de Roland, un savon plus facétieux que celui de Ponge, un employé de banque aussi mort qu'un épouvantail, un mâle aux prises avec une chaise gynéco, une étourderie de Jean Echenoz, la Crise dévorée par le Chat botté, un éloge de l'expression « Tu m'étonnes », et quelques points de vue extraterrestres. Bref, à l'heure où tous les « grands récits » ont sombré, tout le kit nécessaire pour réenchanter un peu le monde, ou au moins donner à notre quotidien les couleurs d'une fable minimaliste. Avec humour, poésie et une indispensable fantaisie.