Jean Cuisenier
Jean Cuisenier
Une ethnologie de l'Europe décrit les peuples en présence et leurs projets, et signale les conflits et leurs enjeux. « Copyright Electre »
Les maîtres-bergers des Carpates ne font plus le feu vivant, ce feu qu'ils allumaient rituellement naguère pour fonder leurs établissements en montagne. Mais les hommes et les femmes de là-bas savent toujours que rien n'actualise mieux des relations d'a
Etude des groupes humains saisis dans leurs activités sociales, à travers leurs productions culturelles, leurs savoir-faire techniques. « Copyright Electre »
Evoquant un rituel de vénération autour du corps embaumé d'un héros du parti communiste bulgare, Jean Cuisenier explique les comportements rituels, les multiples dimensions qui les caractérisent. Son parcours se compose de 9 séquences au cours desquelles il analyse la manipulation des matières et la gestuelle, le cérémonial, l'imagerie, la narration orale. C'est une démarche ethnologique car la réflexion anthropologique procède toujours de l'observation ethnographique, l'ethnologue doit se garder de jouer au « journalisme culturel » prévient l'auteur. « En matière de rites, la substance à saisir est d'une telle richesse que nul ne peut tenter de s'en emparer sans passer par une observation instruite d'abord, par des comparaisons raisonnées ensuite. »
La résolution d'un des plus grands mystères de l'Histoire : la guerre de Troie, grâce aux deux oeuvres majeures de l'Antiquité, l'Iliade et l'Odyssée. Pour la première fois, Iman Wilkens développe la thèse que la guerre de Troie ne s'est pas déroulée au Proche-Orient mais en Angleterre et qu'Ulysse a voyagé non pas en Méditerranée mais en Europe du Nord et en Atlantique.On pense, communément, que la guerre de Troie, racontée par Homère dans l' Iliade, s'est déroulée près de l'actuelle Hissarlik, au nordouest de la Turquie. Iman Wilkens - comme d'autres - réfute sans peine cette idée toute faite. Seulement il va plus loin. Beaucoup plus loin. D'abord en posant la question suivante : si la Troie d'Homère se situe au coeur du monde méditerranéen, comment expliquer qu'on y trouve, à longueur de récit, des pluies et des tempêtes, des marées hautes et basses, des chevaux sauvages et des forêts profondes ? De là à déplacer le grand affrontement des Achéens et des Troyens beaucoup plus au Nord, beaucoup plus à l'Ouest, il y avait un pas que l'auteur franchit à grand renfort de constats irréfutables. Cette longue, précise et passionnante étude relève forcément de l'histoire et de la géographie, mais aussi de la topographie, de la toponymie, de l'onomastique, de la philologie - pour ne rien dire du simple bon sens. Au bout de la recherche, quelques conclusions impensables a priori : Troie se situerait en vérité dans la campagne anglaise ; l' Iliade mettrait aux prises des Celtes et non des Grecs ; l' Odyssée aurait pour cadre non la Méditerranée, mais l'Atlantique ! Quant à la genèse des grands textes homériques, elle trouve ici une explication aussi troublante qu'inattendue... Pour oser bousculer à ce point les certitudes les mieux établies, il fallait à Iman Wilkens une belle dose de courage et de bien puissants arguments ; il prouve dans ces pages - et avec quel brio - qu'il ne manque ni de l'une ni des autres. Un travail magistral, qui pousse chacun à se remettre en cause. PREFACE DE FRANCK FERRAND
L'architecture et l'espace rural, façonnés par l'homme, constituent une part essentielle du patrimoine culturel français. Ceci se traduit dans l'abondance des recherches consacrées par les ethnologues, mais aussi par les géographes, à leurs formes et fonctions. Ces journées centrées sur l'habitat et son espace dans le monde rural ont, de manière enrichissante, regroupé chercheurs et praticiens en ce domaine. Ainsi les communications rassemblées ici traitent non seulement de la genèse de la notion d'espace rural et des fonctions symboliques de la maison, mais aussi des techniques de construction et des moyens de protection et de mise en valeur du patrimoine bâti et paysages. La confrontation de démarches complémentaires a permis de mieux saisir les liens étroits qui unissent l'architecture à un espace, une culture, une société.